Politique intérieure ukrainienne

Mercredi 6 janvier 2010 3 06 /01 /Jan /2010 08:46
http://smereka.org.ua/img/news/200906/4672586.jpgLe Peuple ukrainien est appelé à élire son nouveau Président le 17 janvier 2010. Afin de permettre aux Ukrainiens de l’Etranger de prendre part à cette consultation électorale, des  commissions électorales ont été constituées dans plusieurs pays.

En France, les citoyens ukrainiens bénéficient de deux commissions ; c’est auprès de celles-ci et jusqu’au 15 janvier 2010, qu’ils peuvent s’assurer de leur inscription sur les listes électorales.

La commission 106 couvre tout le territoire français à l’exclusion des régions Provence-Alpes-Côte d’Azur, Languedoc -Roussillon et Corse.
Elle est installée au centre culturel ukrainien,
22 avenue de Messine 75008 Paris
tel : 01 43 59 03 53.
(elle est ouverte du lundi au vendredi de 16 h à 19 h).

La commission 107 est compétente pour les citoyens ukrainiens résidant des régions Provence-Alpes-Côte d’Azur, Languedoc -Roussillon et Corse.
Elle est installée au Consulat
38, rue Roux de Brignoles 13006 Marseille
 tel : 04 91 63 65 99.
(elle est ouverte du lundi au vendredi de 9 h à 13 h et de 14 h 30 à 18 h).

 
Par Perspectives Ukrainiennes - Publié dans : Politique intérieure ukrainienne
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 19 octobre 2009 1 19 /10 /Oct /2009 15:09
A une centaine de jours des élections présidentielles ukrainiennes, la course à la magistrature suprême est déjà bien engagée. Le choix entre la Russie et l'Occident reste toujours un élément de clivage, mais il inspire moins d'espoir et d'enthousiasme qu'il y a 5 ans. Le premier tour de scrutin est prévu pour le 17 janvier prochain.

Les sondages s'accordent pour désigner les poids lourds de l'élection à venir. Certains d’entre eux occupaient déjà le devant de la scène au moment de la Révolution Orange. Ils promettent les meilleures perspectives au premier ministre ukrainien Yulia Timochenko (entre 18% et 22% intentions de votes au premier tour) et au dirigeant du Parti des régions Victor Yanoukovich (entre 20 et 30%). Au second rang des candidats ayant une chance de gagner, figurent le Président actuel Victor Youchtchenko (entre 8 et 18%), l'ex-dirigeant de la Banque Nationale Serguiy Tygipko et l’ancien président du parlement Arseniy Yatsenyuk.

S’agissant de Victor Yanoukovich, il demeure constant dans l’affirmation de ses sympathies, voire de son allégeance, à l’égard de la Russie. L’homme de Donetsk, met ostensiblement en avant son combat pour la reconnaissance de la langue russe comme deuxième langue nationale et s'oppose vigoureusement à tout rapprochement avec l'OTAN. En revanche, les priorités géopolitiques des candidats de « la nouvelle vague » ne sont pas si perceptibles.
C’est notamment le cas d’Arseniy Yatsenyuk (entre 4 et 13% d'intentions de vote). Cet homme de 35 ans a effectué une carrière fulgurante passant d’un poste de juriste au sein la banque Aval à celui de Ministre de l'économie de la Crimée, puis de Ministre des affaires étrangères à la Présidence du Parlement. Dans ses slogans et déclarations officielles, il se positionne comme un homme politique moderne et pro-occidental. Toutefois, le soutien qu'il reçoit d'un homme d'affaires connu pour ses intérêts en Russie, Dmitro Firtash, éveille des doutes sur sa capacité à poursuivre une politique tournée vers l'Ouest.                                                       
Yulia Tymochenko ne paraît pas non plus très tranchée sur les questions se rapportant à l’alliance transatlantique. Le premier ministre évite, dès qu'elle le peut, de s'exprimer clairement sur l’éventualité d’une intégration de l'Ukraine à l'OTAN. Cela lui apportera, peut-être, quelques voix de plus, au Sud et à l'Est du pays, mais manifestement lui fait perdre des soutiens dans les régions de l'Ouest.

Quant à l’actuel Président, sa vision de la politique internationale est d’une limpidité exemplaire. Il ne perd jamais une occasion pour affirmer qu'il veut mettre l'Ukraine sur les rails d’une adhésion à l'Union Européenne et d’une intégration à l'Otan, dés que cela sera possible. Seulement, l'efficacité tactique de Victor Youchtchenko tarde à accéder au même niveau que ses ambitions. Et ses sympathisants sont si fatigués d'attendre les changements promis qu'ils risquent ne pas se mobiliser  pour le prochain rendez-vous électoral.

Que dire de Serguyi Tygipko ? Cet homme d'affaires proche de la cinquantaine prétend financer sa campagne électorale par ses propres moyens, sans l’appui des oligarques du pays. Avec ses 2 à 6 % de potentiel électoral, il se garde, pour l’heure, de toute déclaration sur ses choix  géopolitiques. Faisant le constat que ni l'Union Européenne, ni l'OTAN ne sont des objectifs faciles à atteindre, il met l'accent sur la vie quotidienne qu’il ambitionne d’améliorer.

Il y a cinq ans, les ukrainiens qui soutenaient la Révolution Orange formulaient des projets audacieux pour l'avenir de leur pays. Le froid venu de l'Ouest et inspiré par les brumes nuageuses de l'Est a installé un certain fatalisme empreint de tristesse dans cette tranche de population, autrefois prompte à se mobiliser. Face au revanchisme du Kremlin, peu perçu dans les pays occidentaux, l'Ukraine se sent ouverte à tous les vents, à un carrefour où chemins et impasses semblent se confondre.

Alla Lazareva, journaliste à la BBC


Par Perspectives Ukrainiennes - Publié dans : Politique intérieure ukrainienne
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 8 mars 2009 7 08 /03 /Mars /2009 17:04

La Croix : Vous entretenez des relations difficiles avec le président Iouchtchenko alors que vous étiez cote à cote au temps de la révolution orange. Serez-vous candidate à l’élection présidentielle prévue à la fin de l’année et avec quel projet ?

Ioulia Timochenko : Je suis heureuse qu’il y ait, aujourd’hui, en Ukraine, une véritable concurrence politique. Depuis 2005, il existe des pousses de démocratie. Et moi, comme leader de parti, je m’inscris dans cette concurrence. Mais la campagne électorale n’a pas commencé. Nous débattons encore de possibles amendements à la constitution pour savoir si nous devons garder un modèle de république parlementaire ou aller vers un modèle plus présidentiel. C’est pourquoi je ne veux pas faire de déclaration sur ma participation.

Aujourd’hui, la crise économique est notre priorité. Tous nos efforts visent à lutter contre elle. Nous travaillons jour et nuit pour cela et nous réfléchirons à la présidentielle un peu plus tard.

 

L’Ukraine risque-t-elle de se trouver en défaut de paiement ?

Je crois que l’atmosphère un peu hystérique des marchés est simplement le reflet de la crise. Je veux nier absolument qu’il y ait une possibilité de défaut de paiement en Ukraine. Tout d’abord, parce que notre dette publique est très réduite, à 11% du PIB. De plus, les recettes du budget rentrent comme prévu. Nous avons prévu un déficit budgétaire qui est réduit, de 2,9% seulement. Aucune banque ukrainienne ne s’est retrouvée en faillite quand certains pays ont perdu une bonne part de leur système bancaire. Les investisseurs continuent de manifester de l’intérêt pour l’Ukraine. Je viens de rencontrer des représentant du patronat français. Nous discutons notamment avec Areva ou EADS de projet commun, dans le nucléaire et l’aéronautique. Je pense que le meilleur moyen de lutter contre la crise est d’attirer des investisseurs étrangers.

 

Vous avez dit récemment vouloir des relations plus « chaleureuses » avec la Russie. Qu’est-ce que vous entendez par là ?

Je veux me concentrer sur le fait que l’Ukraine est un pays indépendant. Et donc, notre priorité est de faire respecter notre intérêt national. Et donc notre équipe politique, dans ses relations avec la Russie, va respecter cette ligne. Mais il est contre-productif de rechercher des relations de confrontation. Il est meilleur de rechercher une certaine harmonie, pour l’énergie comme pour la coopération dans tous les secteurs industriels. Il me semble qu’il est de notre intérêt de chercher cette harmonie dans un triangle Europe/Ukraine/Russie, ce qui correspond d’ailleurs à la politique de l’Union européenne.

 

Après le renvois cette semaine du ministre des affaires étrangères ukrainien, cherchez-vous toujours votre entrée dans l’UE et l’Otan ?

Bien sûr, le chemin vers la consolidation de nos relations avec l’Union européenne unifie la société ukrainienne. Ce chemin est l’affaire de tous les ministres, et pas seulement de celui des affaires étrangères. Il se poursuivra, quel que soit le ministre. En ce qui concerne l’Otan, il faut prendre en compte tous les aspects. Tout d’abord, l’Ukraine ne peut rester en dehors des grands systèmes de sécurité. Mais nous rencontrons deux obstacles : tout d’abord, l’absence d’unité de la population  puisqu’à peu près 30% des Ukrainiens seulement soutiennent une entrée dans l’Alliance atlantique. Il faut donc travailler la-dessus pour les convaincre. De plus, il y a une absence d’unité des pays européens sur l’entrée de l’Ukraine dans l’Otan. Il nous faut dialoguer avec l’Allemagne et la France sur ces sujets.

 

A l’heure ou nous parlons, les forces de sécurité effectuent une perquisition musclée, à Kiev, au siège de Naftogaz, la compagnie gazière ukrainienne. Pourquoi une telle démonstration de force ?

Depuis 2005, quand le nouveau pouvoir est arrivé, nous avons engagé une lutte contre la corruption. Nous luttons pour nettoyer le domaine du gaz. Et cette perquisition en est un exemple. Je regrette de constater que ces forces de corruption reviennent, alors que nous pensions en avoir terminé avec cela. La lutte contre la corruption n’est pas une tâche facile. Mais nous obtenons tout de même des résultats.

 

Recueillis à Paris par Alain GUILLEMOLES

Publié à La Croix, le 5 mars 2009: http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2366951&rubId=4077

Par Perspectives Ukrainiennes - Publié dans : Politique intérieure ukrainienne
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 5 septembre 2008 5 05 /09 /Sep /2008 08:46

Depuis le limogeage du premier gouvernement de Mme Tymochenko en septembre 2005, un conflit larvé avec le Président Iouchtchenko s'est installé. Dans le contexte politique ukrainien actuel tout semble focalisé sur cet antagonisme ; les autres forces politiques ne jouent que les seconds rôles, s'efforçant de profiter de la perte de la popularité de l'un ou de l'autre des anciens acteurs de la Révolution orange.

 

Le parlement ukrainien n'a eu l'opportunité qu'à de trop rares occasions de travailler de façon efficiente depuis l'actuelle législature  qui a débuté en septembre 2007. Convaincus de son inefficacité et de la décrédibilisation de cette institution, les parlementaires ne se sont pas privés de partir en vacances.

 

Profitant de cette pause parlementaire, le Président et la Première ministre ont eu le champs libre pour régler leurs comptes. Un premier lieu en août dernier, le Président a lancé une accusation de trahison d'Etat à l'encontre de Mme Tymochenko s'appuyant sur le fait  que durant le conflit russo-géorgien, la première ministre n'a pas soutenu la mention qui condamnait l'agression russe dans le Caucase.

 

La contre-attaque  n'a pas tardé à intervenir. Ainsi dès la deuxième journée de travail du parlement, le parti des Régions (dirigé par Viktor Ianoukovitch, résolument « pro-russe », et grand perdant des dernières présidentielles de 2004), le parti Communiste ainsi que le bloc de Ioulia Tymochenko (BUT) ont constitué une majorité de circonstance qui a voté trois lois destinées à limiter le pouvoir présidentiel. La première facilite la procédure de destitution du président, la deuxième affaiblit ses prérogatives en faveur du premier ministre. Selon la troisième loi, le Service de la sécurité d'Ukraine (organisme qui en charge de l'enquête d'inculpation pour trahison d'Etat de Mme Tymochenko) est désormais subordonné au premier ministre en personne.

 

En réaction, le parti pro-présidentiel NU-NS, deuxième composante avec le BUT de la fragile coalition, a quitté la majorité. Dans ces conditions, le président demande la création d'une nouvelle coalition – probablement entre le parti des Régions et le bloc de Mme Tymochenko, ce qui aura des conséquences désastreuses pour la popularité de l'actuelle première ministre  (elle ne peut pas « officiellement » se rallier avec son « ennemi juré » M.Yanoukovitch). Dans l'hypothèse où cette recomposition des alliances resterait lettre morte, le président serait amené à dissoudre le parlement (pour la deuxième fois en trois ans).

 

La réplique de BUT ne s'est pas faite attendre. Le Bloc a proposé d'augmenter le seuil de représentation au parlement de 3% actuellement à 10%. Cela signifierait que, lors des prochaines législatives, le parti pro présidentiel n'entrerait pas au parlement.

 

La crise dans le Caucase a aggravé les antagonisme au sommet de l'Etat en raison du sujet complexe que constituent les relations avec la Russie. Or, compte tenu du contexte géopolitique et militaire tout particulièrement tendu, la crise gouvernementale arrive au mauvais moment. Certes, les craintes d'une action militaire russe en Ukraine ne paraissent pas fondées pour l'heure. Mais il n'en reste pas moins que les ambitions réaffirmées de Moscou représentent une menace pour Kiev qui aspire comme la Géorgie à des alliances occidentales. L'adhésion à l'UE et à l'OTAN sont toujours déclarées comme les objectifs stratégiques, mais les dirigeants européens n'arrivent pas trouver d'interlocuteur stable et conséquent dans ce pays.

 

L'Ukraine a un impérieux besoin d'unité et de consensus, en aucun cas de luttes électorales. C'est sur des enjeux et de réels projets stratégiques que  les partis devraient réfléchir dans les dix prochains jours nécessaires pour valider la dissolution de la coalition.

 

Dans ces conditions il est à craindre que L'Euro-2012 et les programmes de développement des infrastructures soient victimes de ce revirement politique. Ainsi, la loi sur les concessions n'est toujours pas votée ce qui retarde, entre autres, le lancement de l'appel d'offres pour des projets très importants pour le pays.

 

Image en provenance du http://alex-glbr.livejournal.com/243406.html

Par Franco-ukrainien - Publié dans : Politique intérieure ukrainienne
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Présentation

Recherche

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>

Syndication

  • Flux RSS des articles

Partager

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés