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28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 20:28

 

CINÉ-CLUB UKRAINIEN

ESPACE CULTUREL DE L’AMBASSADE D’UKRAINE

 

22, av. de Messine, M° Miromesnil. Tél. 01 43 59 03 53

 

Mardi 19 février 2013, 19 heures

 

Entrée libre.

 

 

 

COURTS MÉTRAGES

 

 

 
LA TERRE DESSÉCHÉE
(ПЕРЕСОХЛА ЗЕМЛЯ)

vostf

 Photogramme-La-Terre-dessechee.jpg

Production : Studio Zoloti Vorota, Cinémathèque Nationale d’Ukraine, 2004, 25 mn, coul.
Scénario : Taras Tomenko
Réalisation : Taras Tomenko
Photographie : Mykhaïlo Markov
Décors : Vitaliї Chavel
Musique : Kipras Machanausas
Son : Maxime Demydenko
Montage : Natalia Lebeda
Interprétation : Mykhaïlo Holoubovytch, Serhiї Syplyvyi, Olena Hal-Savalska, Victor Olexienko, Mykhaïlo Jonine, Oleg Primohenov, Lala Jemtchoujna, Natalia Morozova, Anastasia Kyreieva, Vitalii Chavel
Genre : drame psychologique

Libre transposition cinématographique du conte de l’écrivain colombien Gabriel García Marquez Un monsieur très vieux avec des ailes immenses, le troisième opus de Taras Tomenko, La Terre desséchée, promène le spectateur du rêve au fantasme en passant par ses préoccupations métaphysiques. Dans le désert, un homme découvre un ange avec une seule aile. Il pense à l’apprivoiser et le met en cage. L’ange devient un objet de curiosité pour les badauds. S’en suit un spectacle décoiffant où les éléments magiques et surnaturels amplifient un visuel surréaliste. Humour, sarcasme, excitation et liesse de la populace, gens du cirque portés par l’alcool et la défonce orgiaque offrent un jeu absurde dans un décor carnavalesque. À eux deux, les acteurs Mykhaïlo Holoubovytch et Serhiї Syplyvyi réalisent une performance dominée par le merveilleux. On pense au baroque fastueux et grotesque de Fellini, mais encore aux lubies surréalistes d’Illienko, immergés dans un réalisme magique et naturalisme dévoyé. Bien avant Taras Tomenko, plusieurs histoires de Gabriel Garcia Marquez avaient inspiré des cinéastes, tels Francesco Rosi (Chronique d’une mort annoncée), Mike Newell (L’Amour au temps du choléra). Pour Babylone XX, Ivan Mykolaїtchouk utilisa le langage imaginaire par le prisme de la fable, du folklore et des mythes populaires rencontrés dans le célèbre roman du Colombien Cent ans de solitude.

Lubomir Hosejko

 

LE PREMIER KARAOKE

(ПЕРШЕ КАРАОКЕ)

vosta

 

 

Production : Sampled Pictures, 2005, 4 mn, nb

Réalisation : Oleg Tchornyi, Hennadiї Khmarouk

Musique : Hymne National de la RSS d’Ukraine, Anton Lebedynets

Remix : Alexandre Kokhanovskyi

 

Oleg Tchornyi appartient à la génération refoulée des années 90. Remarqué dans plusieurs festivals européens pour ses courts métrages, il crée avec Hennadiї Khmarouk sa propre maison de production en 1996, la Sampled Pictures, spécialisée dans le cinéma expérimental. Le Premier karaoké reste un joyau du found footage reformaté en un montage critique sur les actualités de l’époque soviétique. Tchornyi se prête à un geste iconoclaste en exhumant la version originale de l’hymne de l’ancienne République Socialiste Soviétique d’Ukraine, exécuté par un chœur dirigé par le compositeur de l’hymne lui-même Anton Lebedynets. La bande son remixée par Alexandre Kokhanovskyi offre un effet de bootleg, enregistrement pirate en live pour des cercles d’initiés. Les paroles de la troisième strophe de l’hymne, écrites en 1949 par le poète d’obédience stalinienne Pavlo Tytchyna (Lénine éclaira le chemin de la liberté, Staline nous conduit vers des cieux lumineux) furent modifiées en 1978 par son collègue Mykola Bajane (Lénine nous emmena victorieux, d’Octobre vers des cieux lumineux). Selon l’argumentation implicite du réalisateur, Staline serait l’inventeur du karaoké. Le petit père des peuples en offrit le tout premier à la nation ukrainienne.

Lubomir Hosejko

 


LE SERMENT 

   (КЛЯТВА)
vosta

Photogramme-Le-Serment-1.jpg
Production : Université Nationale du théâtre, cinéma et de télévision, 2007, 14 mn, coul
Scénario : Maryna Vroda
Réalisation : Maryna Vroda
Décor :
Musique : Anton Babakov
Son : Macha Nesterenko
Montage : Taїssia Boїko
Interprétation : Assia Kylyvnyk, Valérie Bohdanova, Olexiї Loboda, Lessia Samoieva, Alexandre Kobzar

Le Serment est le film de fin d’études de Maryna Vroda, tourné en 2007, où l’on distingue le penchant de la réalisatrice pour l’univers de l’adolescence. C’est l’histoire d’un premier amour qui débouche sur un drame. Deux enfants, Aliocha et Assia, viennent de se jurer fidélité, mais ils sont rattrapés par la vie : Aliocha doit suivre sa famille qui déménage. À l’instar du destin d’Aliocha, l’avenir de la cinéaste restera-t-il incertain ? En 2010, l’année où elle fut assistante sur le film de Serge Loznytsia My Joy, Maryna Vroda réalisera un téléfilm (Souris, lorsque les étoiles pleurent) sous un nom d’emprunt (Margarita Krassavina). En 2011, elle obtiendra la Palme d’or du court métrage au Festival de Cannes pour Cross.
Lubomir Hosejko

 

COMMENT LES FEMMES VENDAIENT LEURS MARIS 

(ЯК ЖІНКИ ЧОЛОВІКІВ ПРОДАВАЛИ)

vosta

 

Production : Kievnaoukfilm, 1972, 9 mn 30, coul.

Scénario et réalisation: Irène Hourvytch

Photogramme-Comment-les-femmes-vendaient-leurs-maris-2.JPG

Au début des années 70,  le cinéma d’animation en Ukraine atteint un essor considérable. Les réalisateurs Yevhen Syvokigne, Volodymyr Dakhno, David Tcherkaskyi, Alla Gratchova, ont chacun leur propre style, mais leurs sources divergent rarement des traditions nationales et de l’art folklorique. Pour Comment les femmes vendaient leurs maris, Irène Hourvytch s’inspire directement d’une chanson populaire comique, sujet s’associant à la célèbre foire de Sorotchyntsi. La bande est réalisée telle une broderie courant le long d’un interminable chemin de table, amalgamant des situations entre époux les plus cocasses.

Lubomir Hosejko



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Published by Perspectives Ukrainiennes - dans Cine-club
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