Culture

Lundi 8 mars 2010 1 08 /03 /2010 16:55
Olena Tokar

Comment est né ce projet de création d’une librairie franco-ukrainienne en ligne ?

Le projet est né en décembre 2009. Nous avons fait un constat : il n’y a pas de librairie franco-ukrainienne en France, que ce soit sous forme de boutique ou de magasin virtuel. Les livres sur l’Ukraine sont noyés dans les rayons des grandes librairies (Littérature étrangère, Voyages, Histoire de l’Europe de l’Est, Géopolitique, etc.). Dans ces librairies comme en ligne, il faut connaître le titre d’un livre avant de pouvoir le trouver.

 

Il existe des fonds de documentation comme la Bibliothèque Simon Petlioura à Paris, mais pas d’endroit où acheter des nouveautés en ligne. Nous avons souhaité regrouper les livres concernant l’Ukraine sur une plate-forme organisée par thèmes. Elle permet aux personnes s’intéressant à l’Ukraine d’avoir un tour d’horizon de la littérature existant en France. Les ventes ont commencé avant même que l’on ne commence la promotion du projet!

 

Selon quels critères choisissez-vous les livres présentés sur le site ?

C’est simple : figurent sur le site tout livre en Français portant sur l’Ukraine et tout livre ukrainien publié en langue française. On peut également trouver des CDs et des quelques objets en lien avec l’Ukraine comme des drapeaux…

 

Nous y allons petit à petit dans le choix des livres, l’idée étant d’avoir, à terme, une base de données des publications existant en Français sur l’Ukraine tout autant qu’un lieu où l’on peut les acquérir depuis toute la France. D’ailleurs, nous invitons les lecteurs de Perspectives ukrainiennes ainsi que les personnes visitant le site à nous suggérer des titres à rajouter à notre sélection. Toutes propositions d’autres passionnés de l’Ukraine sont bienvenues. Il suffit pour cela de nous écrire à librairie@perspectivesukrainiennes.org

 

« Perspectives ukrainiennes » est un blog et une newsletter d’information sur l’Ukraine. Le blog devient-il une opération commerciale ?

Absolument pas. Nous ne vendons pas les livres nous-mêmes mais utilisons un programme d’amazon.fr nous permettant de sélectionner et classer des livres sur notre blog. On achète les livres en étant rebasculé sur Amazon et avec son compte Amazon, qui offre tous les services, notamment en termes de sécurité de paiement et de port. Pour chaque livre vendu, Amazon nous reverse un petit pourcentage et ces recettes serviront à payer l’hébergement du blog.

 

Propos recueillis par Grégoire Grandjean

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Dimanche 28 février 2010 7 28 /02 /2010 17:11

L’Ambassade d’Ukraine et le Ciné-club ukrainien

Mardi 6 avril 2010, 19h, à l’Espace culturel de l’Ambassade

22, av. de Messine, Paris 8ème, M° Miromesnil. tel. 01 43 59 03 53

Entrée libre.

 

AÉROGRAD (АЕРОГРАД)

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photogramme A-rograd 1 Restauration numérique : Centre National Alexandre Dovjenko, IBS d’ART 2006, Kiev

 

Production : Mosfilm, Ukraїnfilm, 1935, 78 mn, nb.

Scénario : Alexandre Dovjenko

Réalisation : Alexandre Dovjenko

Assistants-réalisateurs : Youlia Solntseva, Stépan Kevorkov

Photographie : Edouard Tissé, Mikhaïl Guindine, Nikolaї Smirnov

Décors : Alexeï Outkine, Victor Panteleiev

Musique : Dimitri Kabalevsky

Texte des chansons : Victor Goussev

Son : Nikolaї Timartsev

Interprétation : Stépan Chahaїda, Stépan Chkourat, Sergueï Stoliarov, G. Tsoї, Boris Dobronravov, Nikolaї Tabounassov, Léonide Kan, I. Kim, Elena Maximova, Evguenia Melnikova, Volodymyr Ouralskyi.

Genre : ciné-poème patriotique

 

Synopsis

Ami de Dersou Ouzala, le chasseur de tigres et frontalier Stépan Hlouchak poursuit deux saboteurs japonais dans la taïga. Après avoir tué le premier, il retrouve l’autre chez son ami Khoudiakov, lui-même en cheville avec les Japonais. Des vieux-croyants, manipulés par le koulak Chabanov, s’opposent à l’édification d’une ville sur la côte du Pacifique. Le soulèvement réprimé, Hlouchak exécute Khoudiakov pour trahison, alors que, par centaines, des avions déferlent sur la taïga, amenant les constructeurs d’une future cité.

photogramme A-rograd 2 

Opinion

N’hésitant pas à s’expatrier à Moscou après la grande famine en Ukraine de 1932-33, Alexandre Dovjenko connaît un double exil l’éloignant à la fois de sa terre natale et de son univers créatif qu’il réimagine en Extrême-Orient, lors d’une longue expédition pour les repérages de son nouveau film, Aérograd. Avec le scénariste Alexandre Fadéiev, qui avait vécu sa jeunesse en Sibérie, il parcourt à l’automne 1933 la taïga, mais des divergences dans la conception même du film les séparent dès leur retour à Moscou. C’est finalement le réalisateur lui-même qui écrit le scénario, très différent du projet primitif. Tout en se prévalant du réalisme socialiste naissant, son scénario penche plutôt vers un romantisme pathétique et hymne à l’avenir radieux. Confronté pour la première fois à un paysage non-ukrainien, il trouve dans l’immensité du site un exutoire poétique, photographié par Edouard Tissé, qui n’altère en rien le style du tandem Dovjenko-Demoutskyi. Dans des conditions climatiques souvent très hostiles, il lance un défi au temps, à l’espace et à l’action. Plaidoyer héroïque et lyrique sur le patriotisme soviétique par sa forme, film de défense par son contenu, Aérograd demeure une synthèse de l’imaginaire et du visionnaire. photogramme Aérograd 3Mais c’est aussi une mystification chère à l’âme slave qui abolit la notion du temps, recule les limites de l’espace et active la complexité des digressions philosophiques pour ne servir que le support idéologique et politique, la défense de la patrie contre l’infiltration d’espions insaisissables. Partant du projet de la construction de nouvelles villes qui serviront de base de défense aérienne sur la côte Pacifique, afin de parer à une éventuelle invasion japonaise de la Sibérie orientale, Aérograd reste invisible dans le film parce que futur objectif militaire dont l’emplacement est suggéré au cours d’une conversation avec Staline par Dovjenko lui-même : « Nous devons créer une ville au bord de l’océan, un second Vladivostok… Aérograd n’est pas une fiction d’artiste, mais la réalité de notre temps. Et si la ville n’existe pas encore, ce n’est pas bien grave. » Cité utopique, Aérograd reste un prétexte. Un jeune Tchouktche, courant 80 soleils pour y venir étudier, ne se sent nullement rebuté par son inaccessibilité. Si Aérograd n’existe pas encore, il le bâtira. Et si ce film d’anticipation s’inscrit dans la production de films appelés films de défense, aux avant-postes d’un cinéma de plus en plus martial, alimenté par des bandes vulgarisatrices traitant de la préparation militaire, il est d’abord un film sur la taïga et sur les hommes de la taïga. Humaniste, Dovjenko s’attarde sur la communauté des vieux-croyants, vieux-ritualistes schismatiques, réfractaires à la réforme de 1653. Pourchassés, vivant au fin fond de la taïga, ils sont utilisés par les Japonais en vue de leurs propres buts de conquête. Comme dans tous ses films précédents, le réalisateur traite le thème de la mort se fondant dans la magnificence du décor naturel. Lorsque le traître affronte sa propre exécution, c’est à la mort tragique d’André de Taras Boulba que pense le réalisateur. Dovjenko, qui depuis Zvenyhora a la fâcheuse manie d’hypertrophier les happy-end de ses films par des défilés militaires, n’échappe pas, une fois de plus, à cet exercice bolchevisant : parachutistes, aviateurs, marins, convergent par centaines vers Aérograd. Ceci conforte sa servile soumission dans la terreur stalinienne, lorsqu’il affirme qu’il se considère comme un combattant, un militaire dans les troupes du Parti. Proposé comme plat de résistance au Premier Festival kolkhozien de Kiev à l’automne 1935, âprement discuté et divisant les spécialistes, Aérograd ne tardera pas à quitter l’écran. Ayant trouvé asile à Moscou puis envoyé en Sibérie pour voir de quel bois il devait se chauffer, Dovjenko sera interpellé par Staline lors de la remise du Prix Lénine pour sa contribution à l’évolution de la cinématographie soviétique : « Il a encore une dette. Il nous doit un Tchapaiev ukrainien ». Le réalisateur retournera donc à Kiev pour tourner Chtchors dans un studio spécialement construit à cet effet. Son exil devenait-il alors un véritable asile plutôt qu’une double résidence pour cinéaste en mal de soutien ou en mal d’avenir ? À vrai dire, le cinéaste avait tout simplement une colossale aptitude à s’orienter dans les événements politiques et de passer à travers les purges et les confrontations directes avec le maître du Kremlin.

Lubomir Hosejko

 
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Mercredi 10 février 2010 3 10 /02 /2010 08:53

L’Ambassade d’Ukraine et le Ciné-club ukrainien

Mardi 2 mars 2010, 18h45, à l’Espace culturel de l’Ambassade

22, av. de Messine, M° Miromesnil.

Entrée libre.

 

MELODIE POUR ORGUE DE BARBARIE ( Мелодія для шарманки )

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  affiche Mélodie pour orgue de barbarie

Projection suivie d’une intervention de Eugénie Zvonkine auteur d’une thèse de doctorat intitulée « Les états de la dissonance dans l’œuvre de Kira Mouratova, 1958-2009 »

 

 

 

 

Production : Studio d’Odessa, Sota Cinema Group, 2009, 153 mn, coul.

Scénario : Kira Mouratova, Vladimir Zouiev

Réalisation : Kira Mouratova

Photographie : Vladimir Pankov

Décors : Yevhen Holoubenko

Musique : Volodymyr Sylvestrov

Son :

Montage :

Directeur de production : Oleg Kokhan

Interprétation : Roman Bourlaka, Olena Kostiouk, Natalia Bouzko, Jean Daniel, Gueorgui Deliev, Renata Litvinova, Nina Rouslanova, Oleg Tabakov, Mykola Sliozka, Pylyp Panov.

Genre : comédie dramatique

Récompenses : Meilleur rôle féminin (Prix FIPRESCI) à Olena Kostiouk, au XXXIème  Festival International du Film de Moscou 2009 ; Grand Prix au 38ème Festival Kinochok des pays de la CEI et des Pays Baltes (Anapa), 2009.

  photogramme Mélodie pour orgue de barbarie 2

Synopsis

Le jour de Noël, le petit Nikita et sa demi-sœur Aliona dorment appuyés l’un contre l’autre dans un train qui les emmène en ville. Plus tard, nous comprendrons qu’ils sont à la recherche de leurs pères respectifs. Leur itinéraire semé d’embûches les mène à travers tous les lieux emblématiques de l’Ukraine contemporaine…

 

Opinion

Ce long-métrage est le dernier en date de Kira Mouratova, une cinéaste soviétique puis postsoviétique, aujourd’hui classée par Andrei Plakhov, l’un des critiques russes les plus en vue, comme l’une des « grands classiques vivants ». Réputée pour être une cinéaste marginale, Mouratova parvient à étonner et déranger avec chaque nouveau film. « Je ne représente aucune école, je n’en crée aucune et je n’en ai créée aucune, clame-t-elle. Tu es ce que tu es. Par exemple, je dis : je dois plaire en premier lieu à moi-même, et ensuite il me serait agréable de plaire aussi à l’humanité. Mais même si je ne le disais pas, je ne pourrais rien faire d’autre. Je peux dire : celui-ci, il fait des films pour l’argent, mais même pour l’argent, il fait aussi comme il sait, autrement dit, comme il aime, ce qu’il aime, ce qui lui plait. De toute façon, les gens font ce qu’ils peuvent, ce qui leur est caractéristique. »

Mélodie pour orgue de Barbarie, qui raconte l’histoire de deux orphelins à la recherche de leurs pères respectifs, n’échappe pas à la règle et se présente comme un film surprenant. Il semble prendre la suite de films-contes mouratoviens tels que Le Milicien amoureux (1992) où l’intrigue démarrait lorsqu’un milicien trouvait un bébé dans un chou. Il apparaît, en effet, de prime abord comme un conte de Noël, car il est émaillé de références aux grands classiques littéraires du genre tels que Le Petit garçon à l’arbre de Noël du Christ de Dostoïevski ou encore La Petite fille aux allumettes d’Andersen. L’imagerie de Noël parsème le film sous forme de sapins synthétiques aux couleurs criardes, qui surgissent dans la gare, le supermarché, le casino et les rues de la ville et qui sont vendus dans le train, ou encore sous forme de cartes postales et de chants de Noël. Mais cette imagerie est détournée ou inversée. Le conte de Noël se révèle être un anti-conte non seulement dans sa narration, mais également et surtout dans son refus de l’empathie et du miracle divin. La société que le parcours des enfants permet au spectateur de découvrir est une société éclatée, où se côtoient des personnages isolés et incapables de communiquer. Plus encore, des espaces entiers de cette société autiste semblent dédiés aux pratiques solitaires et soliloquantes. C’est le cas pour le supermarché, où l’action du film vient s’échouer. Si le film se refuse à être un simple conte, il ne se satisfait pas non plus de refléter l’état du monde contemporain. À travers quelques éléments, nous sentons sourdre dans la structure du film une temporalité mythologique.

Eugénie Zvonkine

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Jeudi 4 février 2010 4 04 /02 /2010 21:48
Tamara_Demidenko006.jpg Quel a été votre parcours personnel et dans quel contexte vous êtes vous installée en Grande Bretagne ?
Je suis venue à Londres dans les années 80 grâce à mon mariage. Ensuite j’ai décidé de faire des études afin de pouvoir créer ma propre entreprise. J’ai étudié le « business management » ainsi que la finance à la City, ce qui m’a permis de travailler dans une compagnie d’assurance. Ces études m’ont apporté de précieuses connaissances qui m’ont aidé par la suite à financer mon entreprise. A l’époque de la Perestroïka, j’ai accompagné des hommes d’affaires anglais pendant leurs voyages à Moscou. J’ai ensuite séjourné en Afrique de l’Ouest, notamment en Nigeria.

C’est d’ailleurs dans ce pays que s’est déroulé ma première exposition. J’ai rencontré par hasard un peintre russe qui m’a confié l’organisation de son expo. J’avais des doutes au début, car j’aimais l’art, mais je n’avais pas d’expérience quant à l’organisation d’événements… Cependant, mon partenaire d’affaires de l’époque m’a soutenu et l’exposition a eu lieu au Centre culturel de l’Union Soviétique.

En 1993 j’ai fait ma première exposition à Londres. Il s’agissait d’un peintre ukrainien Olexandre Klemenchouk. J’ai appris le métier au fil des jours, les peintres eux-mêmes m’ont beaucoup aidé.

Quelles raisons vous ont motivé à créer Danusha Fine Art ?
Je m’occupais de plusieurs projets, notamment pour ce qui concerne les entreprises off-shore, et parallèlement j’ai commencé à organiser des expositions ; cette activité m’a enthousiasmé c’est pour l’exercer à plein temps que j’ai créé Danusha Fine Arts.   

A votre avis, quels artistes ukrainiens attirent le plus un collectionneur occidental ?
Les acheteurs sont pour l’essentiel anglais, français, américains ou canadiens. Mes clients s’intéressent aux artistes Sots-Réalistes (réalistes-socialistes), école qui existait du temps de l’Urss mais dont le style n’inspire plus personne aujourd’hui. Si j’avais su cela, je n’aurai pas vendu les oeuvres que je possédais ! A l’époque soviétique ces tableaux ne coûtaient presque rien, mais aujourd’hui ils ont acquis de la valeur.

Les oeuvres industrielles de Grygoriy Shyshko (1923-1994) dont je dispose, sont les plus demandées actuellement. La galerie parisienne Vendôme les a sélectionnées pour les exposer au côtés d’autres tableaux des différents peintres. Je travaille également avec Panas Tytenko (né en 1963), qui appartient à l’école de Tetiana Holembievska (née en 1936).
      

Eprouvez-vous les conséquences de la crise ?
Oui, énormément ! Les sponsors qui soutenaient les expositions (Art Fairs) n’ont plus d’argent aujourd’hui. L’année dernière a été particulièrement difficile. Un grand nombre d’événements ont été annulés. L’art contemporain a été le plus touché, en revanche les prix des œuvres classiques n’ont pas baissé. Cette année nous verrons comment  la situation évoluera…
 
Quelles expositions avez vous prévues pour l'année 2010 ?
Je vais participer en février au «  20-21 International Art Fair au Royal College of Art à Londres » pour y présenter les tableaux de Panas Tytenko et de plusieurs membres de sa famille. 

S’agissant de la prochaine exposition « GRYGORIY SHYSHKO », elle se déroulera à Paris, galerie Vendôme, du 29 mars au 24 avril 2010. Cette galerie a déjà présenté par le passé des œuvres réalisées par des artistes ukrainiens. Il est assez difficile de trouver des galeries telles que celle-ci. C’est pourquoi, habituellement, j’organise des expositions dans les musées. 

Propos recueillis par Olena Codet





La prochaine exposition « GRYGORIY SHYSHKO » aura lieu dans la Galérie Vendôme, 12 rue de la Paix, Paris 2ème, du 29 mars au 24 avril 2010.

DANUSHA FINE ARTS, 30 Warrington Crescent, London W9 1EL
Tél. +44 2 07 286 48 32

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Samedi 16 janvier 2010 6 16 /01 /2010 20:37
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Mardi 29 décembre 2009 2 29 /12 /2009 12:35
La délicate et sensuelle Rosava a vu le jour à Skvyra, petite ville située à une centaine de kilomètres de Kiev. Issue d’une famille ancrée dans une Ukraine multiséculaire, à la fois chaleureuse et musicale, la petite Olenka a grandi en alternant vie citadine et escapades champêtres, traversant comme une onde l’immensité océane des champs de blés.

Après de nombreuses scènes et récompenses tels que les premiers prix des festivals Orfey, Tchervona Routa ou Mayboutne Oukrainy, Rosava a passé la majeure partie de l’année 2000 à enregistrer son premier album, « A ciel ouvert », qui attire immédiatement l’attention du public et de la critique. Sa carrière est lancée, dans l’esprit le plus spontané du folklore de l’Europe orientale  revivifié par des instrumentations électroniques d’avant-garde.
Rosava.com.ua.jpg

Aujourd'hui Rosava invente une musique plus luxuriante, plus acoustique, d’une légèreté onirique, drapée des sonorités frissonnantes des ténébreuses Carpates.

De murmures en murmures il se dit que Rosava pourrait se produire sur une scène française en 2010. Il s’agira d’un rendez-vous à ne manquer sous aucun prétexte !

A voir
le site officiel de Rosava
le site personnel de Rosava

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Lundi 19 octobre 2009 1 19 /10 /2009 15:24
Quelles techniques picturales utilisez vous ? Et où puisez vous votre inspiration ?
 J’affectionne une grande diversité de procédés techniques. Mes œuvres les plus récentes se caractérisent par un graphisme contemporain noir et blanc que j’accompagne de collages mixtes. J’utilise des crayons de couleur ainsi que différents éléments visuels du quotidien. J’y ajoute par exemple des timbres, des morceaux de lettres, des feuilles mortes ou de vieilles photos...Je m’attache à dessiner les mouvements de mon monde intérieur, mes illusions ainsi que mes visions. Je m’exprime de toutes ces façons pour communiquer avec mon public. Chaque œuvre représente un message poétique. Mes sources d’inspiration sont multiples ; il y a pêle-mêle la nature, mes amis, mes souvenirs d’enfance, mes lectures et notamment les poètes latino-américains ainsi que le grand Joseph Brodsky.

Quelle place occupe l’artiste dans la société contemporaine ukrainienne ?

 Le public ukrainien est désormais très informé et d’une grande ouverture d’esprit. Je crois que  l’artiste a vocation à s’affirmer certes dans son périmètre culturel national mais surtout à témoigner de la beauté du monde et de sa complexité. L’homme a besoin d’une interprétation artistique de son environnement ainsi que de lui-même. Pour cela je suis convaincue qu’il faut se référer aux travaux des vieux maitres pour développer une voie créatrice personnelle.

Quel est le contexte économique de la création artistique ukrainienne ?
Il est toujours difficile pour les créateurs ukrainiens de gagner leur vie par le seul exercice de leur art. Nombre d’entre eux ont recours à des activités complémentaires. Il est clair qu’un modèle économique reste à définir, un schéma de financement conjuguant fonds publics et privés. Cela permettrait à l’art contemporain ukrainien d’asseoir son développement et sa diffusion hors frontières. Les échanges constituent les fondements de la création. Pour ma part je participe, dans le cadre de l’association D.F. & E.W.A. (Dorothea Fleiss & East West Artists), a de nombreux événements en Europe. Je suis à ce titre venue en France, à Paraza pour le 12eme symposium d’art contemporain en septembre dernier.

Le site de l'artiste

Propos recueillis par Tetyana  Zhabchyk 
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Lundi 19 octobre 2009 1 19 /10 /2009 14:58
Bienvenue à Midni Bouky, une petite ville étrange perdue dans les Carpates. Yurko Banzaï, un professeur de biologie inexpérimenté, y est envoyé pour faire ses premières armes ; amateur de culture underground, il est jeune et consomme des drogues en tout genre.

Il remarque très vite Dartsia Borges, jeune femme timide et rejetée par tous, en particulier par les pestes telles que Irynka, dite « Piggy la Cochonne ». Les cours passent, les journées se ressemblent, Yurko ne pense qu’à Dartsia. La belle et énigmatique Dartsia.

Mais très vite le vent tourne. Des phénomènes étranges se produisent. Des hiboux envahissent la ville, des gens disparaissent, une épidémie de grippe gagne le collège. Les rues se vident, tout comme les salles de classe. Des rêves déconcertants s’enchaînent et se poursuivent nuit après nuit jusqu’à effacer la réalité elle-même…

Lyubko Deresh réussit un tour de force avec Culte en nous entraînant dans un roman fantasque qui fait revivre la culture pop-rock musicale et littéraire. Hendrix, Led Zeppelin, Kerouac ou Burroughs sont les références incontournables de ce livre d’initiation léger et profond à la fois, qui, sous couvert du fantastique, dresse une critique ingénieuse d’une Ukraine post-communiste à la recherche de son identité.

« Culte »  de Lyubko Deresh
Traduit de l’ukrainien par Oksana Mizerak
312 pages  - Éditions Stock
Date de parution : 26 août 2009
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Lundi 19 octobre 2009 1 19 /10 /2009 14:32
Qu’est-ce qui selon vous caractérise la littérature ukrainienne contemporaine ? En quoi peut-elle intéresser les lecteurs occidentaux ?
L’Ukraine peut intéresser les occidentaux grâce à sa situation particulière et unique : son chaos politique, les absurdités et les paradoxes de la vie quotidienne… c’est assez exotique. Andreï Kourkov est connu à l’étranger grâce à ses romans qui racontent cette réalité ukrainienne à la fois bizarre et captivante…

Quelle perception ont les écrivains de la question  linguistique et de la coexistence des langues ukrainienne et russe ?
Il y a des auteurs ukrainiens qui écrivent en russe tel Andreï Kourkov et d’autres qui écrivent en ukrainien. Le plus important, c’est le sentiment en fonction duquel l’écrivain se définit comme appartenant à la culture ukrainienne ou russe. Il y a des auteurs nés en Ukraine, mais qui culturellement se sentent russes, c’est notamment le cas de Michail Elisarov, originaire de Kharkiv. L’identité ukrainienne n’est pas encore tout à fait établie, il est toujours difficile de s’y retrouver. Et les hommes politiques ukrainiens d’aujourd’hui jouent beaucoup sur cette notion floue. La question de la langue n’est pas déterminante.

Vos romans contiennent-ils un message d’ordre politique ? quelle est votre attitude envers la politique ?
Je m’intéresse à la politique en général, mais la  vie politique ukrainienne est basée sur les intrigues, ce n’est pas la lutte des idéologies, des opinions comme c’est le cas ailleurs. Je ne sens pas que mon choix va changer quelque chose. Aussi, comme beaucoup d’ukrainiens, j’ai « décroché ».

Quels auteurs occidentaux, notamment français avez-vous lu ?
Durant mon enfance j’ai lu de nombreux auteurs américains, d’inspiration hollywoodienne, puis j’ai découvert les auteurs ukrainiens, tels que Yuri Izdryk, ou Yuri Andrukhovych… Parmi les écrivains français contemporains, je connais Amélie Nothomb et Frédéric Beigbeder. S’agissant des auteurs majeurs du XXème siècle, j’apprécie tout particulièrement Jean-Paul Sartre, Albert Camus, l’école structuraliste française… par ailleurs, je suis intéressé par le cinéma français indépendant.

Quelles sont vos sources d’inspiration ? D’où viennent cette sagesse, cette expérience, cette maîtrise incroyable de la langue à un si jeune âge ?
Tout vient de mon environnement familial, de mon éducation et de l’amour de la lecture qui m’a été inculqué par ma famille dès mon enfance…J’ai énormément lu…



Propos recueillis par Olena Yashchuk dans le cadre de la soirée-événement organisée par le club littéraire ukrainien et l’espace culturel de l’ambassade d’Ukraine en France

 

 link

 

 

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Jeudi 23 juillet 2009 4 23 /07 /2009 08:51

« Ne pense pas au rouge » est l'histoire d'une jeune ukrainienne qui abandonne une vie toute tracée pour s'en aller chercher l'amour et le bonheur au delà des frontières... s'agit-il d'un récit autobiographique, les personnages sont ils fictifs ?

 

Sans être totalement autobiographique il est clair que ce livre s'inspire énormément de mon parcours de vie. Des proches peuvent s'y retrouver quasiment traits pour traits. Ainsi la mère de Dmytryk, un ami gay, a reconnu son fils dans le roman et a découvert à cette occasion son orientation sexuelle, alors que j'avais pourtant changé son prénom. Cela a eu pour conséquence d'inciter Dmytryk a avoir plusieurs conversations avec ses parents. Ils arrivent enfin à communiquer même si pour l'heure ils leur est encore difficile d'assumer cette réalité. Autre détail du roman, j'ai rencontré mon mari Darell lors du concert d'un saxophoniste qui avait pour nom Jim...

 

Avez-vous déjà essayé d'écrire directement en anglais ?

 

Oui, de courts récits...que mon mari apprécie. Mais il est évident que mon anglais n'est pas d'un niveau shakespearien. Mais je n'oublie pas que la littérature anglaise a toujours su accueillir des auteurs immigrés comme par exemple Joseph Conrad, né lui aussi en Ukraine ! Qui sait si un jour je ne tenterai pas l'expérience ?

 

En qualité de journaliste au service ukrainien de la BBC, quel auteur contemporain recommanderiez-vous à un public non ukrainien ?

 

Sans hésitation je dirais Volodymyr Dibrova. Originaire de Donetsk, il s'est installé aux Etats-Unis en 1996 ; il enseigne à Harvard. Son roman « La Descente Saint-André » est remarquable, il a d'ailleurs été désigné livre de l'année 2007 par le service ukrainien de la BBC.

 

Quels livres français avez-vous lu dernièrement ?

 

J'ai lu tout récemment « Les bienveillantes » de Jonathan Littel. Cette œuvre qui relate les mémoires imaginaires d'un officier SS durant la seconde guerre mondiale a recueilli des critiques élogieuses en Grande Bretagne. Auparavant j'ai lu plusieurs livres de Fréderic Beigbeder... mais ils ont tendance à tous se ressembler !

 

D'une manière générale, est-il plus facile d'aimer et d'aider Ukraine lorsque l'on vit à l'étranger ?

 

Il est bien difficile de donner une réponse globale ! Cela dépend de chacun ! Les anglais disent que la distance renforce l'amour... mais c'est à contrebalancer avec le proverbe « loin des yeux, loin du cœur »...

 

propos recueillis par Olena Yashchuk

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