Politique intérieure ukrainienne

Samedi 13 février 2010 6 13 /02 /2010 10:29
Le 7 février 2010, le deuxième tour les élections présidentielles s'est déroulé en Ukraine.

Les résultats officiels sont suivants:

Viktor Yanoukovitch – 48,95%

Yuliya Tymochenko – 45,47%

Contre tous – 4,36%


resultat du deuxieme tour des elections presintielles



 

25 493 529 personnes ont voté, ce que représente 69,15% des électeurs.

 

La carte des votes par régions:


carte de votes par regions 07022010 copier

 

 


En France, le soutien aux candidats a été le suivant

 

 

votes a paris copier

votes a marseille copier

 

















Sources :

Pravda.com.ua

Cvk.gov.ua


Par Perspectives Ukrainiennes - Publié dans : Politique intérieure ukrainienne
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 2 février 2010 2 02 /02 /2010 11:37
http://smereka.org.ua/img/news/200906/4672586.jpgEn France, les citoyens ukrainiens pourront exprimer leur volonté le 7 février 2010 du 8h au 20h, aux adresses suivants:

La commission 106 (couvre tout le territoire français à l’exclusion des régions Provence-Alpes-Côte d’Azur, Languedoc-Roussillon et Corse).
Elle est installée au centre culturel ukrainien,
22 avenue de Messine 75008 Paris
tel : 01 43 59 03 53.

La commission 107 (compétente pour les citoyens ukrainiens résidant des régions Provence-Alpes-Côte d’Azur, Languedoc-Roussillon et Corse).
Elle est installée au Consulat
38, rue Roux de Brignoles 13006 Marseille
tel : 04 91 63 65 99.
Par Perspectives Ukrainiennes - Publié dans : Politique intérieure ukrainienne
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 2 février 2010 2 02 /02 /2010 11:16
logoKyiv-POst.jpg30/01/2010 par George Woloshyn

Nous avons tous lu et avons entendu beaucoup de choses sur le niveau élevé de corruption qui règne en Ukraine. Certains observateurs semblent simplement la regretter ; tandis que d'autres la montrent du doigt et la trouvent préjudiciable au pays. Comme ancien Inspecteur général d'une agence gouvernementale américaine, je suis la dernière personne au monde à excuser la corruption ou à minimiser son importance primordiale dans une Ukraine frustrée de son désir d'une vie et d’une société civile normale. Pourtant, si la corruption - comme une tumeur cancéreuse sur un organisme social - doit être vaincue, nous devons connaître ses origines et les moyens grâce auxquels elle prospère.

Mais d'abord, soyons clairs sur un point : aucun pays n'est (ou n’a jamais été) à l’abri de la corruption. Même des pays riches et développés comme les Etats-Unis, avec toutes ses capacités techniques, ses ressources et sa tradition de transparence publique et privée ne peuvent pas rendre compte de la destination de dizaines de milliards de dollars de fonds publics; ni garantir l'intégrité de ses processus électoraux; ou faire passer les plus importantes mesures législatives sans prendre en compte les intérêts de quelques circonscriptions électorales, des intérêts « spéciaux » ou ceux des donateurs des campagnes. Que ceux qui sont sans péchés jettent la première pierre.

La corruption était étendue partout dans l'ex-Union soviétique, mais c'était plus subtil – elle ne s’affichait pas d’une manière aussi publiquement éhontée qu’elle ne l’est dans l'Ukraine "démocratique" d'aujourd'hui. De même que les sociétés s'adaptent à certains niveaux de gaspillage, de disparités non justifiées, d’abus et d’inefficacité, elles s'adaptent aussi à une certaine mesure de corruption. Éliminer toute corruption exigerait un trop grand prix en mesures de contrôles lourdes et inopportunes. Mais le niveau actuel de corruption – qui place l'Ukraine dans le quart inférieur sur 180 pays – va bien au-delà de ces "normes". C'est équivalent à une paralysie de la société.

Ainsi qu'est-il arrivé après 1990 ? Qui est responsable de l’introduction de cette affliction sur l'Ukraine ? Et que peut-on faire pour y remédier ?
Premièrement, jetons un coup d'œil sur le "Qui". Regardez qui avait accès aux leviers de commande en 1990 – c’est-à-dire ceux qui pouvaient faire ou défaire, ou appliquer de manière sélective des lois en toute impunité et sans rendre de comptes. Regardez qui avait les clés permettant de disposer des caisses de l’Etat et des réserves des banques. Regardez qui avait "des connexions" financières, y compris des amis douteux dans des places comme Brighton Beach. Regardez qui étaient les directeurs d’usines et de kolkhozes qui ont vendu le bétail et les équipements à des prix ridiculement bas, privant ainsi des millions de compatriotes de leurs gagne-pain et de leurs biens. Regardez qui a repris le système bancaire. Et regardez les dinosaures de l'Ère marxiste qui sont encore en place et pèsent sur le paysage politique et économique de l’Ukraine.

Au début de l’année 2009 un "Forum des Ukrainiens de la République tchèque" a accompli une étude sur la "Présence probable d'agents du KGB et de communistes de haut rang, ainsi que de membres du Komsomol de l'ancienne URSS, parmi les fonctionnaires d'État de l'Ukraine indépendante". Pour préparer son rapport d'enquête, le Forum a utilisé la méthodologie et les normes figurant dans la loi "de lustration" tchécoslovaque de 1991. La loi de lustration en 1991 avait été mise en place pour interdire à tout citoyen, né avant le 1er décembre 1971, et qui avait été fonctionnaire de haut rang du Parti communiste, membre du Service de Sécurité d'État, diplômé d'écoles supérieures du KGB soviétique, ainsi que de plusieurs autres catégories, de détenir des positions importantes dans le gouvernement tchèque, dans l'armée, dans le domaine de l’application des lois, dans les média publics et les fonctions électives.

Le rapport a été en grande partie rédigé à partir de sources publiquement disponibles et comprenait des études biographiques sur 909 fonctionnaires occupant des postes clés dans l’Etat Ukrainien et de députés chargé de mission (à partir de mai 2009) au Secrétariat Présidentiel, au Gouvernement, à la Banque nationale, à la Verkhovna Rada (Parlement), à la Commission Centrale Electorale, dans les Ministères et les partis politiques. Pourtant, les auteurs du rapport ont admis que les sources publiquement disponibles “ne comprennent pas toujours d’informations complètes sur la formation scolaire et la carrière des anciens fonctionnaires de la RSS d’Ukraine »; et que les 909 fonctionnaires listés ne sont donc que « le sommet de l’iceberg ».

Les rédacteurs ont réparti les 909 fonctionnaires en deux catégories : (1) KGB connu et probable; et (2) Communistes connus et probables. Les résultats sont surprenants. En regardant les niveaux supérieurs de gouvernement (les branches exécutives, législatives et judiciaires), 51 % des 909 membres du groupe retenu étaient d’anciens agents reconnus du KGB ou ayant une « haute probabilité d’avoir coopéré » avec le KGB de l’ère soviétique.
De même, en recherchant le pourcentage de communistes dans les niveaux supérieurs du gouvernement, un total de 61 % était des communistes connus ou probables. Pour ceux qui sont intéressés, le rapport énumère nominalement les 909 individus et leur répartition dans les hautes sphères législatives et exécutives du gouvernement ainsi que dans les partis politiques.

Particulièrement intéressant est le sentiment "résiduel" – 20 ans après – qui se manifeste toujours dans le vote de beaucoup de ces députés. En 2009 le chef de Parti communiste Symonenko a soumis un projet de résolution à la Verkhovna Rada visant à commémorer “le 90ème anniversaire de la fondation du Komsomol de l'Ukraine”. La résolution est passée et a reçu presque 60 % des votes; seulement 23 des 431 députés de la représentation nationale ont voté contre. En plus du Parti communiste, le Bloc Lytvyn a unanimement soutenu la résolution, de même que 150 membres du Parti de Régions (moins 25 abstentions).

Dans les articles à suivre, j'écrirai sur ce qui s’est passé au cours des 20 ans d'indépendance et sur ce qui peut être fait. Mais, je pense qu’il est important que le lecteur comprenne clairement que le désordre et la corruption en Ukraine ne sont pas l’œuvre "des démocrates" ou "des patriotes" … mais des mêmes coquins, renégats et rétrogrades qui ont servi la tyrannie marxiste et furent complices de la sujétion de la nation à Moscou – aussi bien volontairement que par indifférence. Ils ont aussi été les plus grands bénéficiaires de ce désordre.

Sans doute il y a beaucoup d'anciens communistes, peut-être même d’agents du KGB, qui ont ouvert les yeux face à l'injustice et l'exploitation dont ont été l’objet leurs compatriotes au cours du siècle passé. Pourtant, il y a un vieux proverbe qui dit : “la pomme ne tombe pas loin de l'arbre”. Les Tchèques l'ont reconnu en 1991 et sont aujourd'hui classés au sommet parmi les 30 % de pays qui ont réussi avec succès à maîtriser le problème de la corruption. L'Ukraine se fait attendre pour entreprendre un élagage.

Traduit de l'anglais par Tymko
Source
Par Perspectives Ukrainiennes - Publié dans : Politique intérieure ukrainienne
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 21 janvier 2010 4 21 /01 /2010 09:06
carte.JPGPar Maryana Myrochnychenko pour « Stolychnie novosti »

Les élections présidentielles ukrainiennes ne se sont pas distinguées par l’activité des électeurs au bureau de vote à Paris. Selon les données de la commission électorale, seules 448 citoyens ont accompli leur devoir civil sur  2075 inscrits dans les listes électorales. Cela signifie que les trois quarts des citoyens enregistrés auprès du consulat ukrainien à Paris n’ont pas profité de leur droit de vote.
La plupart de ceux qui sont restés chez eux, ont justifié leur décision par la lassitude des querelles politiques en Ukraine. « Ils sont tous les mêmes, tous veulent du pouvoir, - dit Olena, étudiante d’un des facs parisiennes. – La seule différence réside dans la taille de leurs fortunes – les uns sont
très riches, les autres le sont un peu moins. Je ne veux pas perde mon temps à jouer à leur étrange jeux ».

Ceux qui, loin de leur Patrie, n’ont pas perdu  leur volonté de participer à la vie ukrainienne, ont voté de la façon suivante. La plupart sont restés fideles à leur premier amour « orange ». Ainsi 34,6% des suffrages vont à Youliya Tymochenko et 19.4% à Viktor Youchtchenko.

« Pour moi les « oranges » ce ne sont pas uniquement des personnalités politiques mais aussi les promoteurs de la réalisation d’un projet politique, - explique Olexandr, chercheur au sein d’une université de province. Il est arrivé à Paris la veille, samedi soir, exprès pour voter « pour confirmer le cap à l’Ouest, pour l’adhésion à l’OTAN et à l’Union Européenne ».

La troisième position revient, comme en Ukraine, à Serguiy Tigipko. Paris lui a accordé 11.8%. En fait, la nouvelle génération politique a trouvé ses marques. Ainsi, Arseniy Yatsenyuk a obtenu 10.3%, Anatoliy Grytsenko – 4.46% et Oleg Tyagnybok – 4%.

Viktor Yanoukovytch, comme auparavant, demeure peu populaire. Il totalise 8.2% des votes à Paris. Pour la capitale française c’est un résultat aussi prévisible que les 30 à 40% que Viktor Yanoukovitch obtient en Ukraine.

Natalia, originaire de Kryviy Rih, a voté pour le chef du parti des Régions. « J’ai téléphoné à la maison et j’ai demandé à mon fils pour qui voter  - raconte cette femme d’une cinquantaine.d’années – J’ai voté selon ses conseils. Il sait mieux que moi, il travaille dans la police ».

La source principale d’informations sur les candidats à la fonction présidentielle pour les Ukrainiens de France est Internet et les contacts avec les compatriotes. « Parfois pour comprendre les choses importantes on a besoin de recul, estime une ancienne kiévienne Yaroslava, employée dans société commeciale française. – Je suis certaine que nous pourrons vraiment analyser et comprendre les événements de 2004 d’ici 5 à 10 ans. Aujourd’hui je suis venue dire « merci » à Viktor Youchtchenko. Pour la reconnaissance de Holodomor et toutes les questions historiques importantes qu’il n’a pas pu peut-être résoudre mais qu’il a eu le mérite de soulever».

Le nombre d’électeurs à Paris ne peut pas renverser les tendances nationales. Mais les résultats ici, loin de la publicité insistante, sont emblématiques. Les Ukrainiens choisissent vraiment, ils cherchent à s’informer, à confronter leurs opinions. Comme des électeurs occidentaux, auprès desquels ils vivent.

Les conclusions des médias français ne sont pas unanimes, mais ils remarquent tous une chose : la victoire principale du premier tour c’est la confirmation du véritable pluralisme en Ukraine. Ce n’est pas insignifiant en comparaison avec la Russie, où quelques mois déjà avant les élections on savait non seulement le nom du futur chef d’Etat, mais également le nom de son premier-ministre.

Traduit du russe par Olga Gerasymenko
source
Par Perspectives Ukrainiennes - Publié dans : Politique intérieure ukrainienne
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Vendredi 15 janvier 2010 5 15 /01 /2010 10:51
http://www.kyivpost.com/engine/templates/kyivpost/i/logo.jpg

14/01/2010 par Peter Byrne dans KyivPost



Préparation insuffisante


Oleksandr Tchernenko, président du Comité des Électeurs d'Ukraine financé par l’Occident et chargé de surveiller les élections, a déclaré que ce vote était “le plus mal organisé et financé” de ces 10 ans dernière années. Le gouvernement a alloué un milliard de hryvnia (Hrv) pour l'élection, mais les paiements ont été lents à atteindre ceux qui se trouvent au bas de l’échelle des personnes chargée de l’organisation.

Lyudmila Dorochenko, présidente d’une circonscription électorale à Semihory, une petite ville située 120 kilomètres au sud de Kyiv dans le district Bohuslav, le sait bien. Elle doit encore recevoir de l'argent pour les travaux en rapport avec l'élection.

“Aucun de nous n’a encore été payé” déclare Doroshenko, une mère de trois enfants âgée de 46 ans. Elle dit que la commission de la circonscription compte 27 membres et que chacun s'attend à gagner au moins 500 Hrv pour leur travail, soit un peu moins que le montant d’une pension de retraite mensuelle. Le financement est calculé au plus juste à cause de la récession de l’année passée.

Les observateurs internationaux, y compris l'Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe, ont pris note des problèmes financiers. "Le problème est le manque d'argent pour la rémunération des personnes et pour les services de transport," a déclaré l'observateur des élections de l’OSCE Heinz Rudolf von Rohr à l'agence de presse Interfax-Ukraine le 12 janvier dernier.


Confusion

Les procédures peu évidentes sur beaucoup d'aspects du processus d'élection provoquent aussi des migraines importantes – et pourraient conduire à des falsifications massives. Les principales clauses figurant dans la loi d'élection pour réduire les risques de fraude électorale ont été discutées par le parlement en dernier lieu, mais les législateurs n’ont pu se mettre d’accord pour adopter des améliorations.

Le Premier ministre Yulia Tymochenko s’est montrée défavorable aux exigences du vote à domicile. Elle dit que cette procédure pourrait être contournée et devenir la source de millions de votes falsifiés en faveur de son principal rival, Victor Yanukovytch.

Mykola Azarov, président du groupe parlementaire du Parti des Régions a rejeté le 13 janvier cette réclamation en disant que pas plus de 1,5% des électeurs avaient introduits des demandes pour voter à domicile. Tchernenko, du Comité des Electeurs Ukrainiens concorde en ce que ce nombre est probablement « exagéré ».

Tymochenko annonce pour sa part que presque 10 pour cent des électeurs – soit environ 300,000 personnes – de l’oblast de Donetsk, centre de soutien important en faveur de Yanukovytch – ont déjà demandé aux fonctionnaires électoraux locaux la permission de recevoir des bulletins de vote à domicile, ce qui donnerait une idée de la fraude potentielle.

Ces procédures sont supposées permettre aux invalides et aux personnes gravement malades de voter sans avoir à se déplacer. Mais la loi de l'Ukraine n'exige pas de certificats médicaux et permet que des électeurs en fassent la demande jusqu’au jour précédant celui de l’élection.


Autres problèmes

Dans son rapport provisoire du 8 janvier, l'OSCE a noté que les changements fréquents dans la composition des commissions électorale des districts et des circonscriptions préjudicient fortement leur travail. La mission a aussi observé une inégalité de la couverture médiatique en faveur des principaux candidats, un manque de procédures claires pour inscrire de nouveaux électeurs sur les listes de votants ainsi que sur l’apposition du sceau officiel et sur ceux qui en ont la charge à la Haute Cours Administrative, laquelle est chargée de juger les plaintes et les appels en rapport avec l’élection.


Participation élevée attendue

Environ 37 millions d'Ukrainiens sont enregistrés dans la base de données nationale des électeurs, mais le nombre de ceux qui ont voté lors de l'élection du parlement de 2007 a été de 22,3 millions de personnes. Presque 28 millions d'Ukrainiens ont voté lors de l'élection du 26 décembre 2004, qui a élu Victor Yushchenko comme président.


Autres règles

Selon la loi sur l'élection présidentielle, les Ukrainiens de plus de 18 ans qui sont inscrits sur le registre des électeurs sont autorisés à voter. Ceux qui vivent ou travaillent loin de leur résidence officielle, ou lieu d’enregistrement, doivent préalablement le notifier au bureau du registre des électeurs le plus proche et fournir, en personne, une copie de leur passeport ainsi qu’un contrat de bail ou d’accord sur le prix de la location afin de recevoir un document lui permettant de voter dans un autre lieu.

On estime qu’à Kyiv, par exemple, il y a 800,000 personnes louant des appartements et y résidant sans s'être enregistré en plus de la population officielle de 2.780.000 habitants. Des centaines de milliers d’électeurs résidant à Kyiv ne pourraient donc pas voter le jour de l’élection.

Ils peuvent toujours essayer de recevoir un document d'absence. Mais les experts ont averti que la procédure d’inscription pour voter loin de sa résidence juridique pourrait prendre plusieurs jours, sachant qu’il reste peu de temps pour ceux qui ne l’ont pas encore fait.


Election

- 37 millions d'Ukrainiens ont le droit de vote.

- 33.677 bureaux ont été mis en place dans tout le pays.

- 1.485 bureaux de vote spéciaux ont été créés pour cette élection présidentielle, dont 1.200 dans les hôpitaux, 213 dans les prisons, 70 sur des navires et deux à la Station Arctique de l'Ukraine.

- 133 bureaux de vote sont ouverts dans les pays étrangers pour les Ukrainiens qui y résident.



Source
Traduction de Pavlo
Par Perspectives Ukrainiennes - Publié dans : Politique intérieure ukrainienne
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 6 janvier 2010 3 06 /01 /2010 08:46
http://smereka.org.ua/img/news/200906/4672586.jpgLe Peuple ukrainien est appelé à élire son nouveau Président le 17 janvier 2010. Afin de permettre aux Ukrainiens de l’Etranger de prendre part à cette consultation électorale, des  commissions électorales ont été constituées dans plusieurs pays.

En France, les citoyens ukrainiens bénéficient de deux commissions ; c’est auprès de celles-ci et jusqu’au 15 janvier 2010, qu’ils peuvent s’assurer de leur inscription sur les listes électorales.

La commission 106 couvre tout le territoire français à l’exclusion des régions Provence-Alpes-Côte d’Azur, Languedoc -Roussillon et Corse.
Elle est installée au centre culturel ukrainien,
22 avenue de Messine 75008 Paris
tel : 01 43 59 03 53.
(elle est ouverte du lundi au vendredi de 16 h à 19 h).

La commission 107 est compétente pour les citoyens ukrainiens résidant des régions Provence-Alpes-Côte d’Azur, Languedoc -Roussillon et Corse.
Elle est installée au Consulat
38, rue Roux de Brignoles 13006 Marseille
 tel : 04 91 63 65 99.
(elle est ouverte du lundi au vendredi de 9 h à 13 h et de 14 h 30 à 18 h).

 
Par Perspectives Ukrainiennes - Publié dans : Politique intérieure ukrainienne
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 19 octobre 2009 1 19 /10 /2009 15:09
A une centaine de jours des élections présidentielles ukrainiennes, la course à la magistrature suprême est déjà bien engagée. Le choix entre la Russie et l'Occident reste toujours un élément de clivage, mais il inspire moins d'espoir et d'enthousiasme qu'il y a 5 ans. Le premier tour de scrutin est prévu pour le 17 janvier prochain.

Les sondages s'accordent pour désigner les poids lourds de l'élection à venir. Certains d’entre eux occupaient déjà le devant de la scène au moment de la Révolution Orange. Ils promettent les meilleures perspectives au premier ministre ukrainien Yulia Timochenko (entre 18% et 22% intentions de votes au premier tour) et au dirigeant du Parti des régions Victor Yanoukovich (entre 20 et 30%). Au second rang des candidats ayant une chance de gagner, figurent le Président actuel Victor Youchtchenko (entre 8 et 18%), l'ex-dirigeant de la Banque Nationale Serguiy Tygipko et l’ancien président du parlement Arseniy Yatsenyuk.

S’agissant de Victor Yanoukovich, il demeure constant dans l’affirmation de ses sympathies, voire de son allégeance, à l’égard de la Russie. L’homme de Donetsk, met ostensiblement en avant son combat pour la reconnaissance de la langue russe comme deuxième langue nationale et s'oppose vigoureusement à tout rapprochement avec l'OTAN. En revanche, les priorités géopolitiques des candidats de « la nouvelle vague » ne sont pas si perceptibles.
C’est notamment le cas d’Arseniy Yatsenyuk (entre 4 et 13% d'intentions de vote). Cet homme de 35 ans a effectué une carrière fulgurante passant d’un poste de juriste au sein la banque Aval à celui de Ministre de l'économie de la Crimée, puis de Ministre des affaires étrangères à la Présidence du Parlement. Dans ses slogans et déclarations officielles, il se positionne comme un homme politique moderne et pro-occidental. Toutefois, le soutien qu'il reçoit d'un homme d'affaires connu pour ses intérêts en Russie, Dmitro Firtash, éveille des doutes sur sa capacité à poursuivre une politique tournée vers l'Ouest.                                                       
Yulia Tymochenko ne paraît pas non plus très tranchée sur les questions se rapportant à l’alliance transatlantique. Le premier ministre évite, dès qu'elle le peut, de s'exprimer clairement sur l’éventualité d’une intégration de l'Ukraine à l'OTAN. Cela lui apportera, peut-être, quelques voix de plus, au Sud et à l'Est du pays, mais manifestement lui fait perdre des soutiens dans les régions de l'Ouest.

Quant à l’actuel Président, sa vision de la politique internationale est d’une limpidité exemplaire. Il ne perd jamais une occasion pour affirmer qu'il veut mettre l'Ukraine sur les rails d’une adhésion à l'Union Européenne et d’une intégration à l'Otan, dés que cela sera possible. Seulement, l'efficacité tactique de Victor Youchtchenko tarde à accéder au même niveau que ses ambitions. Et ses sympathisants sont si fatigués d'attendre les changements promis qu'ils risquent ne pas se mobiliser  pour le prochain rendez-vous électoral.

Que dire de Serguyi Tygipko ? Cet homme d'affaires proche de la cinquantaine prétend financer sa campagne électorale par ses propres moyens, sans l’appui des oligarques du pays. Avec ses 2 à 6 % de potentiel électoral, il se garde, pour l’heure, de toute déclaration sur ses choix  géopolitiques. Faisant le constat que ni l'Union Européenne, ni l'OTAN ne sont des objectifs faciles à atteindre, il met l'accent sur la vie quotidienne qu’il ambitionne d’améliorer.

Il y a cinq ans, les ukrainiens qui soutenaient la Révolution Orange formulaient des projets audacieux pour l'avenir de leur pays. Le froid venu de l'Ouest et inspiré par les brumes nuageuses de l'Est a installé un certain fatalisme empreint de tristesse dans cette tranche de population, autrefois prompte à se mobiliser. Face au revanchisme du Kremlin, peu perçu dans les pays occidentaux, l'Ukraine se sent ouverte à tous les vents, à un carrefour où chemins et impasses semblent se confondre.

Alla Lazareva, journaliste à la BBC


Par Perspectives Ukrainiennes - Publié dans : Politique intérieure ukrainienne
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Dimanche 8 mars 2009 7 08 /03 /2009 17:04

La Croix : Vous entretenez des relations difficiles avec le président Iouchtchenko alors que vous étiez cote à cote au temps de la révolution orange. Serez-vous candidate à l’élection présidentielle prévue à la fin de l’année et avec quel projet ?

Ioulia Timochenko : Je suis heureuse qu’il y ait, aujourd’hui, en Ukraine, une véritable concurrence politique. Depuis 2005, il existe des pousses de démocratie. Et moi, comme leader de parti, je m’inscris dans cette concurrence. Mais la campagne électorale n’a pas commencé. Nous débattons encore de possibles amendements à la constitution pour savoir si nous devons garder un modèle de république parlementaire ou aller vers un modèle plus présidentiel. C’est pourquoi je ne veux pas faire de déclaration sur ma participation.

Aujourd’hui, la crise économique est notre priorité. Tous nos efforts visent à lutter contre elle. Nous travaillons jour et nuit pour cela et nous réfléchirons à la présidentielle un peu plus tard.

 

L’Ukraine risque-t-elle de se trouver en défaut de paiement ?

Je crois que l’atmosphère un peu hystérique des marchés est simplement le reflet de la crise. Je veux nier absolument qu’il y ait une possibilité de défaut de paiement en Ukraine. Tout d’abord, parce que notre dette publique est très réduite, à 11% du PIB. De plus, les recettes du budget rentrent comme prévu. Nous avons prévu un déficit budgétaire qui est réduit, de 2,9% seulement. Aucune banque ukrainienne ne s’est retrouvée en faillite quand certains pays ont perdu une bonne part de leur système bancaire. Les investisseurs continuent de manifester de l’intérêt pour l’Ukraine. Je viens de rencontrer des représentant du patronat français. Nous discutons notamment avec Areva ou EADS de projet commun, dans le nucléaire et l’aéronautique. Je pense que le meilleur moyen de lutter contre la crise est d’attirer des investisseurs étrangers.

 

Vous avez dit récemment vouloir des relations plus « chaleureuses » avec la Russie. Qu’est-ce que vous entendez par là ?

Je veux me concentrer sur le fait que l’Ukraine est un pays indépendant. Et donc, notre priorité est de faire respecter notre intérêt national. Et donc notre équipe politique, dans ses relations avec la Russie, va respecter cette ligne. Mais il est contre-productif de rechercher des relations de confrontation. Il est meilleur de rechercher une certaine harmonie, pour l’énergie comme pour la coopération dans tous les secteurs industriels. Il me semble qu’il est de notre intérêt de chercher cette harmonie dans un triangle Europe/Ukraine/Russie, ce qui correspond d’ailleurs à la politique de l’Union européenne.

 

Après le renvois cette semaine du ministre des affaires étrangères ukrainien, cherchez-vous toujours votre entrée dans l’UE et l’Otan ?

Bien sûr, le chemin vers la consolidation de nos relations avec l’Union européenne unifie la société ukrainienne. Ce chemin est l’affaire de tous les ministres, et pas seulement de celui des affaires étrangères. Il se poursuivra, quel que soit le ministre. En ce qui concerne l’Otan, il faut prendre en compte tous les aspects. Tout d’abord, l’Ukraine ne peut rester en dehors des grands systèmes de sécurité. Mais nous rencontrons deux obstacles : tout d’abord, l’absence d’unité de la population  puisqu’à peu près 30% des Ukrainiens seulement soutiennent une entrée dans l’Alliance atlantique. Il faut donc travailler la-dessus pour les convaincre. De plus, il y a une absence d’unité des pays européens sur l’entrée de l’Ukraine dans l’Otan. Il nous faut dialoguer avec l’Allemagne et la France sur ces sujets.

 

A l’heure ou nous parlons, les forces de sécurité effectuent une perquisition musclée, à Kiev, au siège de Naftogaz, la compagnie gazière ukrainienne. Pourquoi une telle démonstration de force ?

Depuis 2005, quand le nouveau pouvoir est arrivé, nous avons engagé une lutte contre la corruption. Nous luttons pour nettoyer le domaine du gaz. Et cette perquisition en est un exemple. Je regrette de constater que ces forces de corruption reviennent, alors que nous pensions en avoir terminé avec cela. La lutte contre la corruption n’est pas une tâche facile. Mais nous obtenons tout de même des résultats.

 

Recueillis à Paris par Alain GUILLEMOLES

Publié à La Croix, le 5 mars 2009: http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2366951&rubId=4077

Par Perspectives Ukrainiennes - Publié dans : Politique intérieure ukrainienne
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 5 septembre 2008 5 05 /09 /2008 08:46

Depuis le limogeage du premier gouvernement de Mme Tymochenko en septembre 2005, un conflit larvé avec le Président Iouchtchenko s'est installé. Dans le contexte politique ukrainien actuel tout semble focalisé sur cet antagonisme ; les autres forces politiques ne jouent que les seconds rôles, s'efforçant de profiter de la perte de la popularité de l'un ou de l'autre des anciens acteurs de la Révolution orange.

 

Le parlement ukrainien n'a eu l'opportunité qu'à de trop rares occasions de travailler de façon efficiente depuis l'actuelle législature  qui a débuté en septembre 2007. Convaincus de son inefficacité et de la décrédibilisation de cette institution, les parlementaires ne se sont pas privés de partir en vacances.

 

Profitant de cette pause parlementaire, le Président et la Première ministre ont eu le champs libre pour régler leurs comptes. Un premier lieu en août dernier, le Président a lancé une accusation de trahison d'Etat à l'encontre de Mme Tymochenko s'appuyant sur le fait  que durant le conflit russo-géorgien, la première ministre n'a pas soutenu la mention qui condamnait l'agression russe dans le Caucase.

 

La contre-attaque  n'a pas tardé à intervenir. Ainsi dès la deuxième journée de travail du parlement, le parti des Régions (dirigé par Viktor Ianoukovitch, résolument « pro-russe », et grand perdant des dernières présidentielles de 2004), le parti Communiste ainsi que le bloc de Ioulia Tymochenko (BUT) ont constitué une majorité de circonstance qui a voté trois lois destinées à limiter le pouvoir présidentiel. La première facilite la procédure de destitution du président, la deuxième affaiblit ses prérogatives en faveur du premier ministre. Selon la troisième loi, le Service de la sécurité d'Ukraine (organisme qui en charge de l'enquête d'inculpation pour trahison d'Etat de Mme Tymochenko) est désormais subordonné au premier ministre en personne.

 

En réaction, le parti pro-présidentiel NU-NS, deuxième composante avec le BUT de la fragile coalition, a quitté la majorité. Dans ces conditions, le président demande la création d'une nouvelle coalition – probablement entre le parti des Régions et le bloc de Mme Tymochenko, ce qui aura des conséquences désastreuses pour la popularité de l'actuelle première ministre  (elle ne peut pas « officiellement » se rallier avec son « ennemi juré » M.Yanoukovitch). Dans l'hypothèse où cette recomposition des alliances resterait lettre morte, le président serait amené à dissoudre le parlement (pour la deuxième fois en trois ans).

 

La réplique de BUT ne s'est pas faite attendre. Le Bloc a proposé d'augmenter le seuil de représentation au parlement de 3% actuellement à 10%. Cela signifierait que, lors des prochaines législatives, le parti pro présidentiel n'entrerait pas au parlement.

 

La crise dans le Caucase a aggravé les antagonisme au sommet de l'Etat en raison du sujet complexe que constituent les relations avec la Russie. Or, compte tenu du contexte géopolitique et militaire tout particulièrement tendu, la crise gouvernementale arrive au mauvais moment. Certes, les craintes d'une action militaire russe en Ukraine ne paraissent pas fondées pour l'heure. Mais il n'en reste pas moins que les ambitions réaffirmées de Moscou représentent une menace pour Kiev qui aspire comme la Géorgie à des alliances occidentales. L'adhésion à l'UE et à l'OTAN sont toujours déclarées comme les objectifs stratégiques, mais les dirigeants européens n'arrivent pas trouver d'interlocuteur stable et conséquent dans ce pays.

 

L'Ukraine a un impérieux besoin d'unité et de consensus, en aucun cas de luttes électorales. C'est sur des enjeux et de réels projets stratégiques que  les partis devraient réfléchir dans les dix prochains jours nécessaires pour valider la dissolution de la coalition.

 

Dans ces conditions il est à craindre que L'Euro-2012 et les programmes de développement des infrastructures soient victimes de ce revirement politique. Ainsi, la loi sur les concessions n'est toujours pas votée ce qui retarde, entre autres, le lancement de l'appel d'offres pour des projets très importants pour le pays.

 

Image en provenance du http://alex-glbr.livejournal.com/243406.html

Par Franco-ukrainien - Publié dans : Politique intérieure ukrainienne
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Présentation

Recherche

Calendrier

Mars 2010
L M M J V S D
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
29 30 31        
<< < > >>
Créer un blog gratuit sur OverBlog - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés