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13 novembre 2014 4 13 /11 /novembre /2014 14:58

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12 novembre 2014 3 12 /11 /novembre /2014 09:11

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11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 22:30

Le bulletin de Novembre 2014 de Perspectives Ukrainiennes est disponible sur la page Archive des bulletins de Perspectives Ukrainiennes ou en cliquant ici

 

p. 2 : Antoine Arjakovsky, lauréat du prix Grégoire Orlyk 2014
p. 3 - 4 : Rencontre avec Volodymyr Dmytrenko, coorganisateur du parcours cycliste pour la paix Dresde - Paris
p. 5 - 6 : Entretien avec Guillaume Herbaut, auteur du livre « Ukraine : du Maïdan au Donbass »
p. 7 - 9 : Annonces
p. 10 : Actualité du livre

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5 novembre 2014 3 05 /11 /novembre /2014 22:58

arjakovsky-orlyk.jpgLe cosaque Grégoire Orlyk  est depuis près de 3 siècles, une figure emblématique de l’amitié franco-ukrainienne. Fils de l’hetman Philippe Orlyk, il a mené une brillante carrière militaire, doublée d’un exceptionnel engagement diplomatique au service de la France.


Antoine Arjakovsky, comme Grégoire Orlyk,  appartient à une famille qui a connu l'exil et les persécutions. Une famille dont le destin serait d'éveiller les consciences au-delà des frontières et des préjugés.

Français d’origine russe, orthodoxe, Antoine Arjakovsky a longtemps vécu en Russie et en Ukraine, il est le co-fondateur de l’Institut Œcuménique d’Ukraine. Antoine s’est investi avec une énergie sans limite au service des étudiants de l’Université Catholique d’Ukraine auprès desquels son enthousiasme et sa foi en l’avenir sont devenus légendaires. 

Historien incontournable de l'Orthodoxie ses travaux sont essentiels par leur rigueur et leur profondeur mais ils sont infiniment plus que cela par leur portée universelle.

Antoine est un homme de terrain et d’ouverture, il est de ceux qui ont contribué à la construction de la jeune et bouillonnante société civile ukrainienne.

Ce qui le caractérise c'est une extraordinaire aptitude à scruter de nouveaux horizons avec espérance. Car comme l'a écrit le père Dimitri Klepinine "Dans le siècle à venir, la vie sera amour, l'amour sera vie".

C’est en reconnaissance de tout ce qu’il donne, et de toute la lumière qui illumine ses projets, que l’association Perspectives Ukrainiennes lui a remis le Prix Grégoire Orlyk 2014.

 

L'association exprime sa reconnaissance au Groupe d'amitié France-Ukraine au Sénat, representé par Senateur Hervé Maurey, pour son chaleureux accueil.

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4 novembre 2014 2 04 /11 /novembre /2014 09:20

Communique de presse

 

Depuis cinq ans, le prix Grégoire Orlyk met à l’honneur des personnalités françaises dont l’engagement s’inscrit dans la continuité des 10 siècles d’échanges qui ont débuté avec Anne de Kiev, princesse ukrainienne devenu reine de France. 


Le Prix Grégoire Orlyk tire son nom d’un illustre cosaque ukrainien, familier de Voltaire, qui conjuguait harmonieusement, au siècle des Lumières, un sincère attachement à l’Ukraine et à la France.


Initié par l’association Perspectives Ukrainiennes, qui a pour but de promouvoir l'Ukraine dans toute sa diversité et ses multiples aspirations, ce prix rend hommage à tous ceux qui, comme Grégoire Orlyk, créent des ponts entre Paris et Kiev.


diplome orlyk 2014

 

Cette année le prix Grégoire Orlyk récompensera un historien et écrivain français, Antoine Arjakovsky, pour son ouvrage "Russie/Ukraine: de la guerre à la paix" qui propose une réflexion sur les voies de pacification du conflit qui enflamme l’est européen.


Le prix Grégoire Orlyk 2014 a été officiellement remis le mercredi 5 novembre 2014 à 16h30 par Olga Gerasymenko, présidente de Perspectives Ukrainiennes en présence d’Hervé Maurey président  du groupe d'amitié France-Ukraine au Senat.

Pour voir la galérie des photos de la cérémonie, cliquez ici.

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24 octobre 2014 5 24 /10 /octobre /2014 13:34

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Le 3 novembre 2014 à 20h dans la salle Pierre Daure (Campus1) assistez à la projection du film Maïdan  de Sergei Loznitsa.

 

La projection sera suivie d’une discussion avec Lubomir Hosejko, Historien et spécialiste du cinéma ukrainien, animée par Boris Czerny, enseignant à l’Université de Caen.

 

Pour plus information, rendez-vous sur la page du Cinéma LUX.

 

Prolongez votre passion pour le cinéma ukrainien le mardi 4 novembre – 18h à la Maison de l’étudiant. Projection gratuite du film La Croix de pierre de Leonid Ossyka, présentée par Lubomir Hosejko. 

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22 octobre 2014 3 22 /10 /octobre /2014 18:53

forum-des-images.jpgUkraine : un cinéma en quête d’indépendance

 

Depuis l’indépendance politique du pays en 1991, le cinéma ukrainien, en perpétuelle quête d’autonomie et de repères, cherche sa voie. Longtemps identifié au système soviétique, il produit pourtant des œuvres contestataires qui montrent le chemin

 

Un pays, une frontière ?

Depuis la chute du bloc soviétique, l’Ukraine, à la croisée de l’Europe et de la Russie, cherche son équilibre, entre volonté d’exister en dehors de l’influence de la seconde et problèmes de corruption qui gangrènent le pays. La Révolution orange de 2004 tente de changer la donne, sans succès. En novembre 2013, Kiev suspend les négociations avec l’Union européenne. S’ensuit une vague de manifestations protestataires, place Maïdan, violemment réprimées. En février 2014, le président prorusse Viktor Ianoukovitch est destitué. Très rapidement, la Crimée est rattachée à la Russie après un référendum controversé. Une guerre civile dans l’est de l’Ukraine majoritairement russophone entraîne encore aujourd’hui des milliers de morts.

 

Un cinéma de résistance

À l’époque soviétique, le cinéma ukrainien est particulièrement florissant. Au sein même du système, des réalisateurs (S. Paradjanov, Y. Illienko) ouvrent la voie à un cinéma plus contestataire, attaché à la terre et à l’histoire ukrainienne. À bien des égards, Les Chevaux de feu constitue une œuvre politique. Les instances qui souhaitent voir le cinéaste revenir vers le réalisme socialiste qualifient le film « d’expression du nationalisme ukrainien ». Réalisé sur la base de documents témoignant des événements de Tchernobyl en avril 1986, La Désintégration de Mikhail Belikov est au-delà du genre catastrophe. Véritable brûlot politique sans complaisance, il montre de façon prémonitoire une société et un système prêts à s’effondrer.

 

L’émergence d’une nouvelle génération

Depuis 1991, le cinéma ukrainien cherche sa voix. L’industrie connaît une période sombre, marquée par l’effondrement de sa production et de la fréquentation. Les années 2000 voient cependant l’arrivée de réalisateurs alternatifs, prêts à démontrer que le cinéma ukrainien existe par lui-même et constitue un précieux outil pour la reconstruction de l’identité nationale. À l’instar du remarqué The Tribe ou de Maïdan, présentés à Cannes cette année, les films ukrainiens occupent désormais une place à part au sein du cinéma international.

Conseiller à la programmation : Lubomir Hosejko

 

Pour voir le programme relatif au Forum des images, cliquez ici.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site.

 

LES SEANCES:
08/11/2014, à 20h00 - La Desintegration (Raspad) de Mikhail Belikov
09/11/2014, à 17h30 - Les chevaux de feu (Tini zabutykh predkiv) de Serguei Paradjanov
09/11/2014, à 19h30 - La terre outragée de Michale Boganim (en présence de la réalisatrice)
10/11/2014, à 17h00 - Maïdan de Sergei Loznitsa
11/11/2014, à 15h00 - The green jacket (Zelena kofta) de Volodymyr Tykhyy
11/11/2014, à 20h30 - The tribe (Plemya) de Myroslav Slaboshpytskyy
13/11/2014, à 14h30 - The green jacket (Zelena kofta) de Volodymyr Tykhyy
14/11/2014, à 17h00 - Maïdan de Sergei Loznitsa

 

 

 

 

MARDI 11 NOVEMBRE À 18H

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TABLE RONDE

UKRAINE : ENTRE INTÉGRATION ET DÉSINTÉGRATION

animée par Lubomir Hosejko (historien du cinéma ukrainien, auteur de « Histoire du cinéma ukrainien », éditions A. DIE) avec Alexandra Goujon (politologue spécialiste des pays de l’Europe de l’Est), Julia Sinkevych (productrice exécutive du Festival international du film d’Odessa), Denis Ivanov (producteur)

 

durée : 1h30

 

D’une révolution à l’autre, le cinéma peut-il encore jouer un rôle de passeur culturel dans la crise identitaire ? Le bilinguisme limite-t-il ou renforce-t-il l’idée d’une exception nationale dans la création cinématographique ? Face aux déferlantes russe et américaine, la nouvelle vague ukrainienne surprend par sa volonté de résister à la tourmente économique et politique, tandis que les cinéastes et producteurs indépendants, aux portes de l’Europe, se tournent vers la coproduction internationale.

ENTRÉE LIBRE DANS LA LIMITE DES PLACES DISPONIBLES

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19 octobre 2014 7 19 /10 /octobre /2014 19:08

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13 octobre 2014 1 13 /10 /octobre /2014 10:41

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8 octobre 2014 3 08 /10 /octobre /2014 10:30

bruker_pa.jpgLe séjour à Kiev de Pascal Bruckner a été organisé par l’Institut français d'Ukraine. L’un des moments fort a été sa rencontre avec Volodymyr Yermolenko le 10 septembre 2014 à la librairie Ye dans le cadre de la présentation de la traduction en ukrainien de « La tyrannie de la pénitence », aux éditions Tempora, (traduction de P. Tarastchouk). Perspectives Ukrainiennes vous propose les moments saillants de ces échanges.

Pour écouter la version intégrale de l’entretien, cliquez ici.

 

J'ai hésité à venir. Il me semblait que parler d'un de mes livres, dans la situation où vous êtes, aurait été un peu incongru. Et puis finalement je me suis dit que c'était la meilleure façon pour moi de manifester ma solidarité envers l'Ukraine et d’essayer de mieux comprendre les enjeux. Cela implique de s’affranchir du masochisme occidental et de l’automatisme pavlovien qui a pour effet de s'accuser de tous les maux du monde. Pour prendre exemple la situation présente, on entend à Paris certaines bonnes consciences répéter inlassablement : « on a humilié les Russes », « on a humilié Poutine », « il faut absolument s'excuser », « C’est parce qu'il se sent blessé qu'il est si vindicatif vis-à-vis de l'Europe ». Il s’agit là d’une attitude masochiste qui consiste à dire que c'est de notre faute à chaque fois que l’on nous accuse.... nous accumulons ainsi sur nos épaules les accusations que les autres portent sur nous.

VY: Сette tendance à être constamment critique vis-à-vis de soi-même est une spécificité européenne. C’est ce qui distingue radicalement  l'Europe de la Russie qui elle, ne reconnait jamais sa culpabilité. Pensez-vous que se sentir coupable puisse être une bonne chose?

PB: Le régime démocratique est par excellence celui qui reconnait ses propres erreurs. Mais l’autocritique c'est aussi une question de mesure. Une chose est de considérer son histoire avec objectivé, il en est une autre de s'accuser de tous les malheurs de la Terre. C’est ce à quoi l’on assiste aujourd'hui ; cette particularité à s'autoflageller est très européenne, c'est aussi une façon de ne jamais s'impliquer, de se laver les mains de ce qui se passe.

 

VY: Dans l’introduction à l’édition ukrainienne de « La tyrannie de la pénitence », vous écrivez  que les pays de l'ex-URSS peuvent être des atouts pour l’Occident dans le sens où ils sont porteurs d’une énergie jusque là ignorée. Pensez-vous que des pays tels que l'Ukraine, la Géorgie, ou la Moldavie, soient capables de jouer ce rôle ?

PB: L'Europe est un continent divisé en deux parties. A l’Ouest, avons été libérés par les anglo-américains mais vous, ce fut par l'armée rouge, prélude à une longue domination soviétique. Il en résulte que l’Europe centrale et orientale a conservé une certaine aptitude à  la résilience que nous avons perdu. A cet égard, ce fut très symptomatique, que tandis qu’en Ukraine ou ailleurs à l’Est, vous subissiez les privations du régime communiste, la jeunesse de l’Europe de l'Ouest se dressait contre le capitalisme et appelait à l’instauration d’un régime collectiviste. C’était une attitude purement esthétique car nous étions en même temps les bénéficiaires de la société de consommation et de ses richesses. Donc, je crois que des pays tels que l'Ukraine, la Pologne, la Géorgie, la Moldavie et plus généralement tous les pays qui ont été derrière le rideau de fer, peuvent rappeler à l’Europe de l'Ouest que la liberté a un prix. Et que ce celui-ci peut être couteux sur le moment mais qu’à terme il est inestimable. En cela ce que vous avez réussi à conserver, c'est l’essence même de l’esprit européen, que malheureusement, nous sommes en train de perdre, notamment en France, pour des raisons historiques. Alors que l’Europe chez nous est devenu un objet d'indifférence, et presque de dégout, chez vous c'est un idéal que vous tentez d'incarner. Dans l’absolu, ce qui menace le plus les pays de l'ex bloc soviétique, ce n’est pas l’hostilité que pourrait leur témoigner l’Europe de l’Ouest, mais plutôt son indifférence. Et c'est cette indifférence qu'il faut bousculer, qu'il faut réveiller. Parce qu’à terme elle peut aussi nous détruire.

 

VY: Pourquoi et comment combattre cette indifférence ?  Est-ce un problème de perception des choses ? Quelle est votre analyse ?

PB: L'indifférence est aussi liée à la crise que nous subissons depuis 2008, ce qui fait que les Européens sont beaucoup plus préoccupés par eux-mêmes que par l’extérieur. Elle vient aussi du fait que l'Europe est un processus en perpétuelle construction. En 2014 nous sommes encore en train de réfléchir sur  la constitution d’un gouvernement, le rôle du parlement, son fonctionnement.... ce qui nous rend imperméable au reste du monde. Vis-à-vis de l’Europe Orientale il faut aussi souligner que le rideau de fer mental des occidentaux n'est pas totalement tombé. Bon nombre d’Allemands, d’Anglais, et de Français  considèrent que la Russie est le gendarme naturel de cette partie du monde, et qu’en définitive, il faut un pouvoir fort de Moscou pour maintenir tous ces petits peuples en paix. Et pour beaucoup d’Occidentaux, la chute du bloc communiste a représenté une catastrophe, puisque tout d'un coup de nouveaux acteurs dont certains ignoraient l'existence ont fait irruption sur la scène internationale, les pays baltes notamment. Cerains estiment que Moscou a vocation à assurer l'ordre et la stabilité. Je pense qu'en Europe de l'Ouest nous préférons l'injustice contrôlée de l’autre coté de nos frontières plutôt que le caractère imprévisible des peuples ayant retrouvé la Liberté. 

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VY: Au delà des critiques que suscitent certaines attitudes occidentales, reconnaissez-vous des aspects positifs au modèle européen ?

PB: Je vois beaucoup de choses positives, et notamment que l'Ukraine, ait choisi de quitter l'orbite russe pour se rapprocher de l'Europe. Cela révèle  le formidable pouvoir d’attraction de l'Europe. Il faut le dire simplement, ce que l'Europe a d'unique c'est cette alliance de la liberté, de la prospérité, et de la protection des citoyens grâce à la Démocratie et à l'Etat providence. Il est  vrai que nous en jouissons de manière tellement spontanée que nous finissons par l'oublier. Mais quand on regarde d'autres pays, d'autres régimes, nous voyons que l'Europe de l'Ouest a réussi une synthèse qui est inédite dans l'Histoire. L’une des autres réussites de la construction européenne est qu'elle a conclu et pérennisé la paix entre les nations qui s’affrontaient depuis des siècles. Si aujourd'hui la guerre nous semble incompréhensible entre les Français et les Allemands, les Français et les britanniques, ou encore entre les Français et les Espagnols, c'est quand même grâce à cette union qui a été forgée dans le sang et dans la barbarie des deux conflits mondiaux. A cela s’ajoute la prospérité économique bien sûr puisque l’Europe est le plus grand marché du monde. Les pays qui ont intégré l'Union Européenne,   comme la Pologne, ont connu une croissance très forte et ont assimilé les libertés fondamentales. Nous vivons aujourd'hui mieux que probablement n'ont jamais vécu les hommes au cours de leur Histoire ; c’est pourquoi les africains, les asiatiques et les sud-américains tentent de rejoindre par tous les moyens notre continent comme ils tentent de rejoindre les Etats-Unis. Au fond, le changement de cap que l'Ukraine a opéré témoigne du contraste qui ne cesse de s’accroitre entre l’Union Européenne et la Russie. 

 

Propos retranscrits et synthétisés par Olga Gerasymenko

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