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1 juillet 2013 1 01 /07 /juillet /2013 08:55

expo-andriy-naboka2.jpg

SOURCE  DE LUMIERE SPIRITUELLE


Les traditions ukrainiennes remontent à plus d'un millénaire, profondément enracinées dans la terre nourricière.
De  tout temps, les gens ont adoré le soleil, symbole tant de la fête d’Ivan KUPALA  (Saint-Jean) que de celle de Noël.


« Mes œuvres sont destinées à attirer l'attention sur les performances magiques et mettre en scène, les chants, les jeux, les costumes, les légendes… qui font l’identité de notre  peuple, afin d’orienter les gens vers leurs racines natales. La préservation des traditions séculaires permet non seulement de nous sentir partie intégrante de la nation, mais fournit aussi une source incontestable d’inspiration particulière pour toutes nos pensées et nos actions.


Cette exposition est une invitation au voyage dans l’univers poétique de la peinture amenée à la quintessence par les croyances séculaires liées au phénomène des solstices d’été et d’hiver. Deux fêtes ont inspiré la création de mes œuvres pour l’exposition à Paris ».

 


La fête d’Ivan KUPALA


Les anciennes traditions revivent dans la nuit d’Ivan KUPALA du 6 au 7 juillet.  Cette nuit peut vraiment être appelée Enchantée, puisque ce soir-là se réveillent les sorcières, les sirènes, les lutins. Mais le feu d’Ivan KUPALA a le pouvoir de chasser ces êtres surnaturels malveillants. Afin de se protéger des mauvais esprits, on allume le feu, appelé le feu purificateur et on danse autour de lui. La flamme illumine des visages souriants et mystérieux.  Les jeunes filles tissent des couronnes de fleurs et les jettent dans l'eau. On croyait que ce jour-là le soleil se baignait dans l'eau, donnant la puissance curative aux herbes, aux fleurs et à l’eau elle-même.


Cette nuit là tout le monde cherche à libérer ses désirs les plus intimes, parce que la fête de KUPALA c’est l’éloge de la jeunesse et de l'amour.


Une seule participation à cette action rituelle rend impossible l’oubli du mystère et de la magie de la fête.


Je tiens à souhaiter à tous les gens qui feront connaissance avec mes œuvres qu’un rayon de soleil reste à jamais dans leurs âmes.

 


Fêtes de Noël


 « Une nouvelle joie est arrivée, telle qu’il n’y en avait encore jamais eu auparavant » – c’est avec ces mots ci, issus d’une chanson de Noël ukrainienne (kolyada en ukrainien) qu’est rappelée avec joie la naissance de Jésus. Au fil du temps, des coutumes très anciennes se sont mêlées aux rites chrétiens. La période est dédiée à la régénération des forces vitales du monde, c'est à dire des hommes, des animaux et de la nature, pour que s'accomplisse dans les meilleures conditions le cycle du temps qui passe. La célébration de Noël, comme beaucoup de fêtes religieuses chrétiennes, est imprégnée de traditions ancestrales slaves. Dans les chansons de Noël, la naissance du Christ est très souvent comparée au lever du soleil. La fête en elle-même est ponctuée de traditions prenant une signification particulière pour l’année à venir.


Avec l'arrivée de Noël le mystère vénéré lie l’adoration et les festivités exubérantes.


Les traditions d'aujourd'hui associent magie, bénédictions de la nouvelle année à venir, décoration de la maison et symboles de conciliation.


Les chants de Noël sont très présents pendant cette période. Dans certaines régions, les "cantiqueurs", groupes d'enfants ou de jeunes adolescents vont quêter de maison en maison avec des étoiles multicolores et des crèches.
Dans les villes et villages d'Ukraine l’énergie turbulente de voix joyeuses des chanteurs se mêlent avec les étoiles brillantes de Noël et les costumes fantastiques des participants. Pendant ces moments féeriques on s’imprègne de l’esprit d’unité avec sa terre et ses ancêtres, on comprend combien on en a besoin et que la fête ne pourra guère avoir lieu sans nous.

 

andriy nabokaAndriy NABOKA
 
Peinture à l'huile.


Andriy NABOKA est né le 14 Février 1985 à Kiev, en Ukraine. Sa passion et son intérêt pour les arts se sont manifestés dès son plus jeune âge, le conduisant à la ferme décision de devenir peintre.


Il a fait de brillantes études à l'Académie Nationale des Beaux-Arts dans l'atelier du professeur A. LOPUKHOV. En 2009, il est admis au département des jeunes peintres auprès de l'Union nationale des Artistes d'Ukraine. Plusieurs fois lauréate de compétitions nationales et internationales, il est remarqué par la Fondation «Ukraine» pour ses séries de toiles originales «Dialogue avec la couleur », « Jazz », « Musique » dont les expositions ont été organisées en Ukraine et à l’étranger.


EXPOSITIONS
2002– Exposition personnelle à la galerie « Tente d'Art», Kiyv
2002– Exposition personnelle à la Bibliothèque nationale pour l'enfance  et la jeunesse
2003– «Le Jour d’Artiste-2003» Kiyv
2006– «Virgule et point», Musée d'art régional de Tchernivtsi
2006– Musée d'art d’Ivano-Frankivsk
2007– Exposition personnelle à la galerie «Tente d'Art», Kiyv
2008– Exposition de Noël, Union Nationale des Artistes, Kiyv
2009– Exposition personnelle à la société de Baker Tilly Ukraine, Kiyv
2009– «Arsenal Art»  dans la galerie «Cercle», Kiyv
2009– «Art Arsenal» dans la galerie «Metro», Kiyv
2010– Dans la galerie «ARTIST», Kiyv
2010– «Printemps à Kiev» dans la galerie «Tente d'Art»
2010– Exposition personnelle à la  Fondation « Ukraine»
2010– Prague, «Zuzuk Galery»
2011– Exposition personnelle «Couleurs du jazz» aux États-Unis : Rochester et Buffalo.


Ses œuvres se trouvent dans des collections privées en Ukraine, en Amérique, au Portugal, en Allemagne et en Russie.

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20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 11:16

Il y a un siècle et demi, un Français, un certain Honoré de Balzac, a sillonné les routes d’Ukraine. Sa destinatiPRIx-Balzac-Verkhovnia-2013-4.jpgon était un village perdu dans les plaines ukrainiennes, Verkhovnia. Il est allé jusqu’en Ukraine par défi, par passion, par amour.

En 2008, un autre Français a traversé ces mêmes plaines, en train tel un voyageur d’autrefois… il s’agit d’Emmanuel Lepage.  Natif de Bretagne, il n’avait pas eu peur de mettre le cap à l’Est !  Il s’est arrêté à plus de 3000 kilomètres de Saint Brieuc, à  Volodorka, près de Tchernobyl. A la suite de ce voyage deux livres ont vu jour - "Les Fleurs de Tchernobyl" et "Un Printemps à Tchernobyl".

Emmanuel a, en effet cette, particularité  de rechercher l’inspiration dans les terres supposées inhospitalières.  Il sillonne le vaste monde à la rencontre des quatre éléments et y rencontre souvent un cinquième  – l’être humain.

C’est une quête intérieure et poétique qui  l’anime. Elle le conduit à  l’universel, tel le cheminement du pèlerin de Compostelle.  « Un Printemps à Tchernobyl » s’inscrit tout particulièrement  dans cette approche sensible et artistique de ce qui relie la nature et les hommes.

Sujet tragique, synonyme d’anéantissement, la catastrophe du 26 avril 1986 semblait, aux yeux du monde et notamment des français,  avoir figé l’Ukraine dans l’ambre de l’éternité et du désespoir.

Mais Emmanuel Lepage a merveilleusement retranscrit la résurrection d’une terre et d’un peuple qui a une foi absolue en la vie, au-delà des épreuves, au-delà  de la souffrance.PRIx-Balzac-Verkhovnia-2013-2.jpg
 
Quand nous nous sommes rencontrés pour la première fois, il avait parlé d’avoir pris des couleurs gris et noir pour dessiner Tchernobyl, et il s’est retrouvé avec du vert… Cette phrase résume l’étymologie du mot « Tchernobyl »! En effet, «Tchernobyl » veut dire à la fois – « un conte noir » mais aussi l’herbe d’absinthe, cette plante verte, qui inspirait les artistes en menant, parfois, ceux qui n’étaient pas assez prudents, à leur perte.
 
Emmanuel Lepage a réalisé un album éblouissant de lumière, de poésie et d’émotion, en alternant paysages de campagne, friche industrielle et urbaine, en conjuguant nuances de gris et couleurs éclatantes.

 « Un Printemps à Tchernobyl » est le récit lucide d’une reconstruction aux confins de la peur et du courage, tout à la fois vertigineux, profond, intense et terrifiant.

C’est en reconnaissance de ce témoignage, porté par un puissant sentiment d’humanité, que la rédaction de Perspectives Ukrainiennes a décidé à l’unanimité de décerner à Emmanuel Lepage le prix Balzac – Verkhovnia 2013.
PRIx-Balzac-Verkhovnia-2013-3.jpg
Perspectives Ukrainiennes remercie chaleureusement monsieur le Sénateur Hervé Maurey, président du groupe d’amitié France-Ukraine, qui s’est associé à cette remise de prix, en accueillant la cérémonie ce 19 juin 2013.

 

Pour voir les photos de la soirée

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20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 10:37

EL.jpgMa connaissance visuelle, sensorielle de l'Ukraine est extrêmement parcellaire, elle limite à Tchernobyl et ses environs.

Mais cette résidence dans ce petit village aux bords de la zone m'aura permis de connaître un peu mieux l'Ukraine.... et de l'aimer, paradoxalement au travers de la plus grave catastrophe technologique du vingtième siècle.

 

Alors que je m'attendais en vivant quelques semaines là-bas à être confronté à des terres ou rode la désolation, aller peut-être même au pays de la mort, j'ai été happé par autre chose. Malgré le drame quotidien que vivent ces populations depuis maintenant plus de 27 ans, malgré les maladies, malgré la situation sanitaire et sociale catastrophique, malgré cette terre outragé, cette population continue à se battre.

 

Un combat pour la vie. C'est de ça que j'ai voulu témoigner dans mon livre de vie, mais aussi d'espérance et de courage.

 

Une espérance qu'un monde fort de ce drame puisse s'interroger sur ses choix énergétiques... même si Fukushima semble nous dire qu’on n’apprend rien du passé.

 

Un courage, celui de ce peuple ukrainien écrasé par les deux totalitarismes du XX siècle et qui a dû faire face à cette catastrophe inouïe, un peuple épris de liberté et de justice qui a su reconquérir son indépendance, un peuple qui sait que lutter c'est vivre.

 

Mesdames, messieurs, monsieur le Sénateur, je tiens à remercier l'équipe de Perspectives Ukrainiennes de m'accorder ce prix.

Couv-Printemps-Tchernobyl-web-bandeau.jpg

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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 12:08

dvaFrance-pet.jpgCette année l’Ukraine aura pour la première fois de son histoire récente un stand – OpenUkraine ( U80) - au Salon du livre à Paris (22.03-25.03.2013).

 

C’est une occasion unique de rencontrer et se faire dédicacer un livre par les écrivains ukrainiens – Lubko Deresh, Anton Kouchnir, Evgueniya Kononenko, Maryna Grymytch, Iren Rozdoboudko, Ivan Ryabtchiy et Dmytro Tchystyak.

 

La délégation ukrainienne commencera sa présentation par une soirée musicale et littéraire animée par Iren Rozdoboudko, Igor Jouk et Maryna Grymytch dans le cadre des rencontres du Club littéraire ukrainien (6, rue de Palestine) jeudi 21 mars 2013 à 19h. Tereziya Yatsenyuk, présidente du conseil de surveillance de la Fondation Open Ukraine assistera également à la soirée.

 

Le vendredi 22 mars entre 13 et 14h au stand de l’Institut français (U70) une discussion sera animée sur le sujet « Aux frontières de l'Europe : l'Ukraine » avec la participation de Sophie Julien, directrice du Festival des Littératures Européennes, Iryna Dmytrychyn, Maître de conférences à l'INALCO et l’écrivain Anton Kouchnir.

 

Le même jour, entre 16 et 17h au stand OpenUkraine (U80)  sera présenté le programme de soutien aux traductions à partir de l’ukrainien par la Fondation Open Ukraine en présence de sa présidente du conseil de surveillance, Tereziya Yatsenyuk.

 

Dimanche, 24 mars entre 15 et 16h aura lieu la présentation du livre «La fiancée noire» par son auteur, Roman Rijka un écrivain français qui revient souvent dans ses œuvres vers les thématiques ukrainiennes.

 

Des éditeurs ukrainiens (Сalvaria, Douliby, Nora-Druk) avec le concours de l’Institut français ont publié à l’occasion du salon un almanach de la littérature ukrainienne contemporaine.

 

Lundi 25 mars une rencontre sera organisée avec les écrivaines Iren Rozdoboudko, Maryna Grymytch et le barde Igor Jouk au Palais de l’Europe (Conseil de l’Europe) à Strasbourg.  L’association MIST est l’organisatrice de cet évènement.

 

Ces évènements sont programmés dans le cadre du projet « Davantage de pays – davantage de livres » avec le concours de la Fondation de Rinat Akhmetov « Rozvytok Oukrainy », de la fondation d’Arseniy Yatsenyuk « Open Ukraine », de l’ambassade de la France en Ukraine, de l’Institut français en Ukraine, PJSC Kraft Foods Ukraina, l’association MIST et le ministère de la Culture d’Ukraine.

 

Programme

 

Soirée littéraire jeudi, 21 mars 2013 19:00-21:00 6 rue de Palestine
Lyubomyr Deresh vendredi, 22 mars 2013
12:00-13:00 Stand U80 (Open Ukraine)
Anton Kushnir vendredi, 22 mars 2013 12:00-13:00 Stand U80 (Open Ukraine)
Yevheniya Kononenko vendredi, 22 mars 2013 13:00-14:00 Stand U80 (Open Ukraine)
Maryna Hrymych vendredi, 22 mars 2013 14:00-15:00 Stand U80 (Open Ukraine)
Aux frontières de l'Europe : l'Ukraine vendredi, 22 mars 2013 13:00-14:00 Stand U70 (Institut Français)
Irène Rozdoboudko et Igor Jouk
vendredi, 22 mars 2013 15:00-16:00 Stand U80 (Open Ukraine)
Présentation de la Fondation Open Ukraine vendredi, 22 mars 2013 16:00-17:00 Stand U80 (Open Ukraine)
Lyubomyr Deresh samedi, 23 mars 2013 12:00-13:00 Stand U80 (Open Ukraine)
Anton Kushnir samedi, 23 mars 2013 16:00-17:00 Stand U80 (Open Ukraine)
Yevheniya Kononenko samedi, 23 mars 2013 13:00-14:00 Stand U80 (Open Ukraine)
Maryna Hrymych samedi, 23 mars 2013 14:00-15:00 Stand U80 (Open Ukraine)
Irène Rozdoboudko et Igor Jouk samedi, 23 mars 2013 15:00-16:00 Stand U80 (Open Ukraine)
Ivan Ryabtchiï
samedi, 23 mars 2013 17:00-17:30 Stand U80 (Open Ukraine)
Dmytro Tchystiak
samedi, 23 mars 2013 17:30-18:00 Stand U80 (Open Ukraine)
Ivan Ryabtchiï et
Dmytro Tchystiak : Traductions
samedi, 23 mars 2013 18:00-19:00 Stand U80 (Open Ukraine)
Roman Rijka dimanche, 24 mars 2013 16:00-17:00 Stand U80 (Open Ukraine)

 

Pour lire l'Almanach de la littérature ukrainienne contemporaine préparé pour le Salon 2013, cliquez ici.

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10 mars 2013 7 10 /03 /mars /2013 21:48

nathalie-pasternak.jpgC ’est dans les salons de la Mairie du 6ème arrondissement de Paris et sous la présidence de M. Jean-Pierre Lecoq, maire de cet arrondissement prestigieux, que Nathalie Pasternak, présidence du Comité Représentatif de la Communauté Ukrainienne de France  s’est vue remettre les prix Anne de Kiev et Grégoire Orlyk 2013.

 

Dès son plus jeune âge, Nathalie Pasternak s'est investie avec passion dans la lutte pour la reconnaissance de la culture et des droits démocratiques du peuple ukrainien.  Dotée d'un double ancrage culturel, elle incarne, dans tous ses engagements associatifs, les valeurs humanistes et démocratiques qui unissent la France et l'Ukraine.  

 

En 2006, elle a été élue à la présidence du Comité Représentatif de la Communauté Ukrainienne de France. Elle n'a eu de cesse d'insuffler une nouvelle dynamique à cette instance qui soutient, fédère et coordonne les initiatives franco-ukrainiennes. D'innombrables projets humanitaires, culturels et artistiques ont pu se concrétiser grâce à son inlassable dévouement.

 

Pour voir la galérie des photos.

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21 janvier 2013 1 21 /01 /janvier /2013 20:57

aff-metal-marioupol-1-.jpg

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15 décembre 2012 6 15 /12 /décembre /2012 10:37

Le dimanche 2 décembre, pour la première fois dans l’histoire de l’Eglise gréco-catholique, l’intronisation de l’Exarque Apostolique pour les Ukrainiens de France, du Benelux et de Suisse s’est déroulée en la Cathédrale Notre-Dame de Paris.

 

« Le lien qui unit l’église gréco-catholique ukrainienne à la cathédrale est le résultat d’une relation durable installée par le défunt Monseigneur Hrynchyshyn - a annoncé dans son discours le recteur de la cathédrale Notre-Dame de Paris, Monseigneur Patrick Jacquin. – Tous les ans en novembre, nous accueillons les Ukrainiens et nous joignons à eux lors des commémorations des victimes de Holodomor. Les Ukrainiens gréco-catholiques font partie désormais de notre grande famille ecclésiastique ».

 

Des prêtres du monde entier mais aussi des Ukrainiens d’Allemagne, de Belgique, des Pays-Bas et d’Ukraine sont venus à Paris pour célébrer l’intronisation de Mgr Borys Gudziak. La cérémonie s’est déroulée en présence de l’Archevêque de Paris le Cardinal André Vingt-Trois et du Cardinal Christoph Schönborn. La liturgie fut célébrée par le Patriarche de l’Eglise ukrainienne gréco-catholique Sa Béatitude Sviatoslav Chevtchouk.

 

La cathédrale Notre-Dame de Paris peut accueillir environ 3000 personnes. Mais selon le personnel de la cathédrale, il y en a eu beaucoup plus que cela!      « Vous devriez marquer 3500 personnes », m’a conseillé un agent de sécurité.

 

Malgré les efforts des organisateurs, il s’est avéré difficile de trouver une place assise, même pour les invités. Les gens ont commencé à affluer une heure avant le début de la liturgie.

 

« Quelle est la place de la foi dans le monde d’aujourd’hui ? » -  interroge Sa Béatitude Sviatoslav. – Ce n’est pas une idéologie mais un système de valeurs. Il s’agit d’un art de vivre ».

 

En la cathédrale Saint Volodymyr tout comme à Notre-Dame de Paris, le Patriarche de l’Eglise gréco-catholique ukrainienne a accentué son discours sur la nécessité pour l’église de devenir un carrefour d’échanges intellectuels, non seulement pour les Ukrainiens, mais aussi pour les représentants d’autres cultures et nationalités.

 

Monseigneur Borys, le nouvel Exarque Apostolique, en répondant, la veille de l’intronisation, aux questions des journalistes français et ukrainiens, a également insisté sur la nécessité d’un dialogue plus profond entre les fidèles ukrainiens qui se trouvent en dehors des frontières de leur pays et les Français, Belges, Suisses.

 

« La communauté gréco-catholique à l’étranger est composée en grande partie de gens sans papiers qui travaillent au noir, - souligne-t-il. Mais Saint Pierre, arrivé à Rome, était dans la même situation. Il n’était pas citoyen, il n’avait aucun droit politique, il ne parlait pas la langue… Au premier regard il n’avait aucune chance d’influencer cette ville. Mais l’inverse s’est produit. L’église ukrainienne à l’étranger doit relever aujourd’hui le même défi. Elle doit sortir de son état marginal et partager avec le monde les richesses de sa foi, la foi de l’église-martyre ».

 

Un quart des visiteurs avaient des drapeaux nationaux ou portaient des foulards ukrainiens. On parlait ukrainien devant l’autel et dans les rangs, à l’entrée et à la sortie de la cathédrale Notre-Dame de Paris.

 

Comme lors des commémorations de Holodomor, l’un des symboles les plus marquants de la capitale française se transforme pour quelques heures en lieu de présence ukrainienne. Certes, l’église ukrainienne gréco-catholique rêve d’avoir encore plus d’impact, mais d’ores et déjà, on peut parler d’une habitude et de relations établies. Il suffirait d’une bonne occasion pour que s’installe un vrai partenariat interculturel et interreligieux.  

 

Alla Lazareva

source « Ukrainian Week »

 

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3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 23:46

cognac-litter.jpg« C’était en quelque sorte un défi – comme le résume Sophie Jullien, la directrice de l’événement. D’abord, pour inviter l’Ukraine, il avait fallu persuader les uns puis les autres. Aujourd’hui, au dernier jour des festivités, je peux affirmer que nous avons fait un bon choix. » Salon du livre, conférences, projection de films, débats, dégustation de plats préparés par Maria Matios, concerts… Le festival est conçu pour inclure la culture d’un pays dans un contexte européen.

 

L’Espagne, invitée l’année dernière, l’Italie prévue pour l’année prochaine, n’ont pas de soucis d’appartenance à une structure culturelle européenne. Ce n’est pas le cas de l’Ukraine. Autant dans la mentalité des Ukrainiens que dans le regard que portent sur nous les Européens.

 

La ville de Cognac compte à peine 20 000 habitants mais a un très gros atout : c’est ici qu’a été élaborée la recette de la fameuse eau-de-vie, dont l’imitation est généreusement versée dans les tasses de café en Ukraine. Les « Henessy », « Martell », « Rémi-Martin », « Camus » et « Otard » authentiques ne sont fabriqués qu’ici et sont ensuite vendus dans le monde entier. Le budget stable de la ville permet de financer plusieurs initiatives culturelles dont le Festival des cultures européennes.

 

Pourquoi évoquer les cultures européennes ? « Parce que la communauté européenne, avant de devenir un projet politique, était un projet culturel » explique Jean-François Colosimo, président du Centre national du Livre. « C’est à Cognac qu’est né Jean Monnet, l’un des fondateurs du concept de l’Union Européenne » rappelle le maire de la ville, Michel Gourinchas. « Parce que les visiteurs venus de différents pays d’Europe garantissent le développement de l’économie locale » dit Nicolas, commercial dans une distillerie.

 

Cette initiative culturelle, en 20 ans d’existence, n’a accueilli que deux fois des pays non membres de l’UE. Il s’agit de l’Ukraine et de la Norvège. « Tout comme la Norvège, l’Ukraine possède une frontière avec l’Union Européenne, - ainsi Sophie Jullien, la directrice du festival, explique-t-elle son choix. En 2009, Iryna Dmytrychyn, venue ici en tant que traductrice de Yuri Androukhovytch, nous a suggéré d’inviter l’Ukraine. Nous avons tout de suite accroché à cette idée. Et nous ne nous sommes pas trompés, car le nombre de visiteurs n’a fait qu’augmenter cette année. Mais il faut du temps pour que la graine ukrainienne pousse sur le sol culturel occidental. Les gens sont intéressés, mais il faut entretenir cet intérêt pour l’Ukraine. L’année prochaine nous voudrions inviter Serhyj Zhadan, dont le livre traduit en français verra bientôt le jour. J’espère que les éditeurs français vont continuer à éditer les auteurs ukrainiens. Puisque d’une certaine manière, le pays n’existe pas s’il n’est pas traduit. »

 

Les auteurs dont les livres étaient traduits faisaient justement partie des invités. En effet, les romans d’Andrij Kourkov, Yuri Androukhovytch, Liubko Derech, Maryna Levytska, Anna Chevtchenko, Maryna et Serhyj Diatchenko ont été édités en français et ont pu être lus par les membres du jury populaire, qui votaient pour les prix spéciaux, mais aussi par des critiques professionnels français qui, notamment, animaient les conférences.

 

 « J’ai lu tous les livres des auteurs présents au festival, - nous raconte Hubert Artus, écrivain et critique français. – Vous vous demandez si les sujets et le niveau correspondent aux standards et aux goûts européens ? Bien sûr, ils y correspondent. Le livre de Liubko Derech, « Une culte », répond tout à fait aux critères de la littérature pour la jeunesse. Cette stylistique psychologique est bien lue par le lecteur français, tout comme les romans à la fois politiques et lyriques d’Andrij Kourkov. L’oeuvre d’Androukhovytch est, à mon avis, parfois pathétique, mais très poétique. On peut dire que la parole ukrainienne prend de la hauteur, - commente Raymond Clarinard, journaliste du « Courrier International ». – Nous en savons de plus en plus sur l’Ukraine. Nous effaçons petit à petit les stéréotypes qui existaient et étaient alimentés par les opposants. Le fait que Cognac, avec tout son prestige et la richesse de ses initiatives culturelles, mette à l’honneur l’Ukraine lors du Festival des cultures européennes, lui ouvre de nouvelles perspectives. Soyons francs, avant l’Euro 2012, certains ne supposaient pas l’existence de ce pays. Aujourd’hui, ils savent que l’Ukraine c’est tout un monde, une vie. »

 

« On aurait pu encore mieux faire, - souligne Iryna Dmytrychyn, professeur à l’INALCO, traductrice et spécialiste de la littérature, qui a lancé l’idée de la participation de l’Ukraine au festival. – Quand l’ex candidate à la présidence du pays Ségolène Royal cite l’écrivain ukrainien Vassyl Barkou, et le président du Centre National du Livre cite Voltaire pour dire « L’Ukraine a toujours aspiré à être libre », il n’est plus besoin de prouver la légitimité de la culture ukrainienne dans le patrimoine européen. Ce n’est pas avant un an ou deux que nous pourrons juger de l’effet du festival sur la promotion du livre ukrainien. Mais c’est de cette façon que se déploie la littérature d’un pays hors de ses frontières ».

 

Alla Lazareva

Source « Ukrainian Week »

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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 23:10

 

LOGO-d-ACUF.jpg

Thème : QUELLES PERSPECTIVES POUR LES RELATIONS ECONOMIQUES FRANCO-UKRAINIENNES APRES LES ELECTIONS DE 2012 ?


18h30 Enregistrement des participants (uniquement inscrits préalablement)*


18h45 Accueil et présentation de l’Association des Cadres Ukrainiens en France
Larissa BARATIN, Présidente de l’ACUF,
Svitlana PASHKOVSKA, Secrétaire Générale, Olena PIERRET, Trésorière


19h00 Regard sur les élections parlementaires ukrainiennes du 28 octobre 2012
Son Exc. M. Philippe de SUREMAIN, ancien Ambassadeur de France en Ukraine,
Président de l’Association Française des Etudes Ukrainiennes (AFEU)


19h20 Relations d’échanges et pratique des affaires en Ukraine
M. Yann FROLLO de KERLIVIO, Conseiller commercial, Directeur du Bureau UBIFRANCE de Kiev près l’Ambassade de France en Ukraine


19h40 Expérience d'Air Liquide Ukraine: gestion de la mise en place d'un projet industriel avec un grand groupe privé ukrainien
M. François COURT, Directeur Air Liquide Ukraine


20h00 Point sur la situation financière de l’Ukraine et sur son secteur bancaire
M. Dominique MENU, BNP Paribas Ukraine


20h20 Débats avec la participation de la salle
Questions-réponses entre les intervenants et les participants


21h00 Conclusions par les intervenants


21h15- 22h Cocktail ukrainien


* La capacité de la salle étant limitée, seules les personnes dont la participation a été confirmée préalablement seront admises au forum.

 

 

 

 

Quand: Jeudi 13 décembre 2012 à 18h30

où: Centre culturel ukrainien – 22 avenue de Messine Paris 8ème

 


 

A.C.U.F. – Association des Cadres Ukrainiens en France
Internet : www.cadresukrainiens.org – E-mail : cadresukrainiens at yahoo.fr

 

Programme de la soirée

Bulletin d'inscription

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22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 08:55

EN PRÉSENCE DES CINÉASTES 

METAL MARIOUPOL

Ukraine | 2012 | 94 min | vostf

un film de : Blandine Huk, Frédéric Cousseau (France)

image  : Frédéric Cousseau

montage : Blandine Huk, Frédéric Cousseau

son : Blandine Huk

production : Nofilm (Paris, France) - nofilm(at)free.fr

 Marioupol

Une petite ville de 500 000 habitants sur les bords de la mer d’Azov. Une petite ville dont le nom grec de Marioupol sonne comme celui d’une station balnéaire. Une petite ville d’Ukraine qui vit au rythme de ses aciéries et du souvenir d’une histoire brutale et mouvementée au XXe siècle.

 

site officiel 

__________

Blandine Huk est née en 1969 à Mulhouse. Journaliste, elle débute dans le documentaire comme assistante réalisatrice sur le film Sakhaline (2006). Filmographie : Un dimanche à Pripiat (2006) ; Rouge Nowa Huta (2009) ; Garboucha (2009) ; Le goût du cochon (2010)

Frédéric Cousseau est né en 1963 à Paris. Tout d’abord musicien rock/punk, il commence à réaliser des films (fiction, documentaire, expérimental) à la fin des années 80. Filmographie : Des pieds et des mains (1989) ; Bartolin (1991) ; La fatigue (1998) ; Le 17 au soir (2005) ; Sakhaline (2006) ; Un dimanche à Pripiat (2006) ; Rouge Nowa Huta (2009) ; Garboucha (2009) ; Le Goût du cochon (2010) ; Body (2010) ; Pornographic Isolation (2011).

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