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13 juin 2012 3 13 /06 /juin /2012 17:41
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21 avril 2012 6 21 /04 /avril /2012 17:21

http://www.salondulivreparis.com/Data/kmreed_sdl/wysiwyg/F_2ac975e6f8c0c49e7fd0c0f322c51b034eef6444d6df0.jpgMaria Matios, Laryssa Denysenko, Tymophiy Gavryliv, Evguenia Kononenko, Anton Kouchnir, Iryna Lykovych et Evguen Pologiy faisaient partie des 3000 écrivains du monde entier invités au 32eme Salon du livre parisien. Aucun d'entre eux n'a pour le moment été publié en français.
A Paris Expo - Porte de Versailles, le flot des visiteurs est continu. « Qu'on ne me dise pas qu’internet est un danger mortel pour le livre », fait remarquer un éditeur français qui tient un stand de littérature pour la jeunesse. L’arrivée des écrivains ukrainiens au salon s'est faite discrètement. « Nous avons décidé de commander une salle de conférence, mais pas encore un stand », explique Eléonora Symonova, directrice de la maison d'édition « Nora Drouk ». Elle souligne que l'essentiel, pour cette première intervention, était de créer de nouveaux contacts et de faire en sorte, pour la suite, que de nouveaux livres soient traduits de l'ukrainien vers le français. « Un petit territoire pour négocier tranquillement, c'est ce qu'il nous faut actuellement, estime l'éditrice. Pour un stand, il faudrait une participation de l'état ». Selon les organisateurs du voyage des écrivains, l'état ukrainien n'était pas hostile à cet événement, juste absent. Financièrement et physiquement. « Le comité d'état pour la télévision et la radio, chargé des maisons d'édition, démarre l'année budgétaire. Le Salon du livre de Paris n'est pas prévu dans la liste des événements qu'ils soutiennent, explique Eléonora Symonova. Ils ont simplement trouvé prudent ne pas s'engager... ». L'ambassade d'Ukraine, de son côté, ne s’est pas manifestée. Les diplomates n'ont pas trouvé le temps de faire une apparition le soir de la présentation ukrainienne. « L'état ne nous empêche pas de travailler, et c'est très bien comme ça ! » conclue Mykola Kravtchenko, un des organisateurs ukrainiens du voyage.

Les participants ukrainiens sont donc venus à Paris grâce à des soutiens privés. Les écrivains affirment que ce soutien d'hommes d'affaires et de personnalités politiques ne les oblige à aucune contrepartie publicitaire. Et qu'ils restent libres de travailler et de s'exprimer comme ils le veulent, même si en Ukraine la vie est loin d'être simple. C’est aussi grâce à des capitaux privés que les organisateurs ont édité et présenté pour la première fois un « Almanach de la littérature ukrainienne contemporaine ». Dans ce recueil, une notice biographique et un extrait d’oeuvre traduit en français présentent chacun des seize auteurs : Laryssa Denysenko, Anatoliy Dnistrovy, Tymophiy Gavryliv, Vassyl Kojelianko, Yevhenia Kononenko, Léonid Kononovytch, Anton Kouchnir, Lada Lousina, Irysia Loukovytch, Maria Matios, Ievhén Polojiy, Ivan Riabtchïi, Irène Rozdobudko, Natalka Snaidanko, Dmytro Tchystiak et Oxana Zaboujko. « Parmi tous ces écrivains, seules quelques poésies de Dmytro Tchystiak sont traduites par ailleurs en français », explique Anetta Antonenko, directrice de la maison d'édition « Calvaria ».

 Mais les autres auteurs sont actuellement en lecture dans plusieurs maisons d'édition françaises. L'intérêt pour la littérature ukrainienne s'éveille petit à petit. En automne, nous emmènerons encore un groupe d'écrivains au Festival de la littérature européenne à Cognac. Ce sera la première fois que l'Ukraine participera à un tel événement culturel. Notre pays aura un statut d'invité spécial. Il sera le premier pays non-membre de l'Union Européenne à y avoir une telle présence ». On ne peut pas dire que la petite table de négociation occupée par les Ukrainiens ait attiré les foules. Pour autant, la vie ne s'est jamais arrêtée dans ce coin tranquille de Paris-Expo. Un photographe officiel s'exerçait à immortaliser l'Almanach en français. Un éditeur de province cherchait des romans étrangers sur la mer. Un agent littéraire négociait le droit de promouvoir des histoires policières d'Andriy Kokotuha... « Aujourd'hui, on ne trouve que les oeuvres d'Andriy Kourkov, Youri Androukhovytch et Lubko Derech dans les libraires francophones », regrette Iryna Dmytrychyn, professeur à l'INALCO. « Mais deux nouveaux romans sont en cours de traduction. Il s'agit de textes de Serguiy Jadan et Youri Androukhovytch. ».

Côté librairies, une nouveauté : la librairie du Globe, spécialisée en littérature russe, a profité de la venue d'écrivains ukrainiens pour ouvrir solennellement un rayon dédié à ce pays. Désormais on pourra y trouver des textes en ukrainien, mais aussi acheter l'essentiel des livres sur l'Ukraine sortis en français. Les premiers pas du livre ukrainien en France peuvent ainsi paraître modestes. Et ils le sont. Mais la tendance est manifestement ascendante. Nouvelles traductions, présence croissante dans les librairies, participation à de nouveaux événements culturels... Rien à voir avec le désarroi que l'on pouvait observer au stand russe, pourtant bourré de livres en français. « Je ne comprends pas pourquoi l'écrivain russophone le plus traduit dans le monde est un certain Andriy Kourkov, qu'on ne lit même pas en Russie ! » s'indigne un traducteur connu. Et c'est comme ça ! Le monde est assez grand pour que l'écrivain ukrainien Andriy Kourkov soit lu et édité partout, sans la bénédiction du Kremlin... « Cette génération d'écrivains ukrainiens a le défi des pionniers en Europe occidentale, estime un journaliste. C'est une grande épreuve, mais aussi une chance. » A eux d'en profiter et de trouver leur place dans les grandes librairies et les maisons d'édition prestigieuses.
Alla Lazaréva

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13 février 2012 1 13 /02 /février /2012 11:32

Genre: Drame

Date de sortie : 28 mars 2012

Réalisé par : Michale BOGANIM

Avec : Olga Kurylenko, Andrzej Chyra

Durée : 1h48min

Pays de production : France

Distributeur : Le Pacte

Prix: Prix du public - Long métrage européen,

Festival Premiers plans d'Angers 2012

 

http://www.aufaitmaroc.com/pictures/0088/1187/LA_TERRE_OUTRAGEE_-_LAND_OF_OBLIVION_-_affiche_24112011122947.jpg

 

Premier long métrage de fiction cinématographique de la réalisatrice franco-israélienne Michale Boganim : La terre outragée (The Land of Oblivion). Remarquée avec son documentaire Odessa…Odessa (Forum de la Berlinale 2005 et Grand Prix du jury au Sundance), la cinéaste s’attaque avec La terre outragée à une coproduction franco-germano-polonaise retraçant les conséquences irréversibles de l'accident à la centrale de Tchornobyl en 1986. Au casting figurent Olga Kurylenko, Vyacheslav Slanko, Serguei Strelnikov, le Français Nicolas Wanczycki, le Polonais Andrzej Chyra, Illya Iosifov, Vyacheslav Kurbasov, Natalya Tkachenko, Tatiana Rasskazova, Nikita Emshanov, Marina Bryantseva et Dmitry Surzhykov.

Le film est une fiction dont la catastrophe de Tchernobyl constitue l’arrière-plan. Un événement qui aura en tant que tel des incidences sur la vie intime des personnages. Leur impossibilité d’aimer et de vivre normalement. Leur rapport à leur lieu d’origine, leur arrachement si brutal qui les transforme au fil du temps en errants… C’est aussi un film sur l’après Tchernobyl, un enfer moderne peuplé de démons invisibles qui a été transformé en zone interdite, mais où certains habitants continuent à vivre ou à travailler… Un film sur le rapport à son lieu d’origine quel qu’il soit, même s’il est radioactif.

Le scénario démarre en avril 1986 à Prypiat, une ville proche de la centrale nucléaire de Tchernobyl, quelques jours avant l’explosion. Un enfant Valery et son père, physicien à la centrale, plantent un arbre. Anya et Piotr célèbrent leur mariage, au milieu d’une clairière paisible. La fête est brutalement interrompue et Piotr, pompier volontaire, doit se rendre sur les lieux d’un incendie… La jeune femme ne le reverra pas !

Mais cependant, Anya revient pour faire visiter le site, pendant que d’autres reviennent cultiver leur jardin empoisonné, au risque de mourir eux aussi. Mais rien ne peut les

séparer de cette terre qui les a vus naitre.

Ce premier long-métrage franco-germano-polonais sélectionné pour la compétition des longs métrages européens montre l’après catastrophe nucléaire : des populations que l’on tient dans l’ignorance du danger, l’armée qui débarque dans les fermes dans des scènes qui ressemblent à des rafles. Les militaires tuent les animaux, embarquent les paysans sans explication. L’atome a plus de prix que ces hommes en symbiose avec la nature depuis des siècles.

Les séquelles de Tchernobyl y sont  pleinement exposées, nous obligeant à imaginer ce à quoi pourrait ressembler l'avenir du nucléaire.

Même si le film se base sur des faits réels, dans un univers hostile, la réalisatrice, Michale Boganim, a voulu amener une touche de poésie, ce qui sépare le film d’un simple documentaire. Elle fait des pauses sonores pour mieux traduire le silence de cette partie du monde, toujours interdite. « Ce qui est le plus impressionnant sur place, c’est le silence. Tout semble figé, même la nature. C’est très impressionnant ». Malgré tout, elle redonne de la vie dans cette zone sinistre, comme la première fleur qui repousse après la tempête.

Si le message politique est inévitable, la catastrophe de Tchernobyl étant le résultat de la déliquescence de l’empire soviétique, la réalisatrice s’est surtout intéressée au côté humain. «
Les risques sont invisibles et pourtant bien réels et malgré tout certains ne veulent pas partir, c’est qui m’a donné envie de faire ce film ».

Pour cela l’équipe de tournage a obtenu toutes les autorisations administratives, « très compliquée » souligne la réalisatrice, car le lieu est encore radioactif. « Nous étions très surveillés, car ce n’était pas bien vu que l’on aille tourner dans cette zone et en plus il faisait très froid (-20°) ».

Un film sur un mal invisible qui devrait avoir un retentissement dans une France qui compte 58 réacteurs…

 

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17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 11:41

Dans le cadre de la manifestation "30 Ans 30 Films" du Festival international Jean Rouch qui se déroule du 5 au 27 novembre à Paris,


Le dimanche 20 novembre, à 15h à la Maison des Cultures du Monde (entrée gratuite) aura lieu la projection du film

"Un dimanche à Pripiat"
2006 – 26 min.
Blandine Huk, Frédéric Cousseau (France)

Comité du Film Ethnographique
30ème Festival International Jean Rouch
Muséum National d'Histoire Naturelle
36 rue Geoffroy Saint Hilaire - CP 22
75005 Paris
01 47 04 38 20
06 99 71 94 31
www.comite-film-ethno.net

 

Un dimanche à Pripiat
2006, 26 minutes, version originale et sous titres français
Un film de Blandine Huk & Frédéric Cousseau (France)
Distribution : Nofilm, nofilm at free.fr, www.nofilm.free.fr

Quelque part en Europe se trouve une zone interdite. Au coeur de cette zone, Pripiat était une citée modèle où vivaient 50 000 personnes. Le 26 avril 1986, un ennemi invisible a obligé les habitants à quitter les lieux.

Somewhere in Europe there is a forbidden zone. Lying in the heart of this zone is Pripyat, at one time a model city inhabited by some 50,000 people. On April 26, 1986, an invisible enemy forced the residents of Pripyat to evacuate the area in order to escape.

Née en 1969, Blandine Huk est journaliste. Après avoir été assistante-réalisatrice sur le film Sakhaline (2006), elle réalise : Le goût du cochon (2010), Garboucha (2009), Rouge Nowa Huta (2009).

Frédéric Cousseau est né en 1963. Musicien rock/punk, il commence à réaliser des films, fiction, documentaire, expérimental, fin des années 1980.
Filmographie : Pornographic Isolation (2011), Body (2010), Le goût du cochon (2010)
Garboucha (2009), Rouge Nowa Huta (2009), Sakhaline (2006), Le 17 au soir (2005), La fatigue (1998), Bartolin (1991), Des pieds et des mains (1989)

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19 octobre 2011 3 19 /10 /octobre /2011 09:23

Wikimédia Oukraïna et Wikimédia France vous propose un concours exceptionnel.

Il s’agit d'un challenge rédactionnel portant sur la création d'articles sur des sujets français pour la version en ukrainien de Wikipédia ainsi que sur la rédaction d'articles en ukrainien pour la version française de Wikipédia.

 
Le concours Automne français se déroulera sur 7 semaines, du 21 octobre au  9 décembre 2011.


Remportez chaque semaine de nombreux cadeaux dont des voyages, des livres électroniques et des netbooks !

Pour plus de détails

Pour s'inscrire au concours

 

french-04.gif

Організація «Вікімедіа Україна» спільно з організацією «Wikimédia France» проводять конкурс «Французька осінь» на написання статей французької тематики в Українській Вікіпедії та статей української тематики у Французькій Вікіпедії.

 

Конкурс розпочнеться 21 жовтня і триватиме 7 тижнів до 9 грудня.

 

Учасники матимуть змогу отримати цінні призи за результатами кожного з тижнів та за весь конкурсний період. Головні призи — поїздка у Францію, нетбук та електронні книги.

Детальніше тут


Попередня реєстрація тут

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4 octobre 2011 2 04 /10 /octobre /2011 16:07

http://a1.sphotos.ak.fbcdn.net/hphotos-ak-ash4/s720x720/312270_197125043689758_100001767901091_459808_1236952026_n.jpg

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28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 16:08

20111008 Tchystiak

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16 août 2011 2 16 /08 /août /2011 07:36

afisha02---.jpg

Le Diplôme UKRAINE-EUROPE est un prix annuel remis par le portail Ukraine-Europe.org, la première source francophone consacrée à l’Ukraine, fondée en 1995. Il est décerné à des talents ukrainiens qui, par leur travail, diffusent et popularisent la culture ukrainienne à l’étranger, plus particulierement en Europe.

 

Le diplôme Ukraine-Europe 2011 est décerné à Igor Baranko, à l’occasion de la sortie du premier volume de son album « Maxime Osa » en ukrainien (cet ouvrage a déjà été publié en français, polonais et russe) et dédié au 20ème anniversaire de l’Indépendance de l’Ukraine.

La rencontre permettra de poser des questions à lauteur et ses collègues, des dessinateurs-graphistes de premiere ligne, Oleksiy Tchebykin et Maxym Palenko. Le studio dannimation « Tchervoniy sobaka » présentera une vidéo des bandes dessinés des auteurs.

Cette rencontre permettra de faire connaissance avec la situation et les acquis des bandes- dessinées ukrainiennes. 

 

Quand: 18/08/2011, à 18h

: Librairie "YE" (rue Lyssenka 3, Kyiv, Ukraine)


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6 janvier 2011 4 06 /01 /janvier /2011 21:49

fetes fin annee 2010-2011 -2 copier

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