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8 juillet 2010 4 08 /07 /juillet /2010 11:03

 

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Volodymyr LIESNOI, Dnipropetrovsk, 24/06/2010

Imaginons que le nouvel ambassadeur de Suède arrive en Norvège et lors de sa première conférence déclare que, selon son opinion personnelle, les Norvégiens et les Suédois sont une même nation et qu’ils diffèrent très peu l'un de l'autre. J'imagine la réaction de Norvégiens, qui sont devenus indépendant de la Suède il n'y a pas si longtemps. Ce serait un énorme scandale : le ministère des Affaires étrangères ferait une déclaration officielle ; l'opposition et tous les partis parlementaires rédigeraient une protestation; les citoyens ordinaires seraient indignés. L'Europe entière rirait des Suédois – quelle impolitesse et quelle impudence : les Suédois nient le droit à l’existence de la nation norvégienne !
De fait, les langues suédoises et norvégiennes ont des liens et sont assez semblables et, de plus, les deux nations sont essentiellement de religion luthérienne.
Et le gouvernement suédois rappelleraient immédiatement leur ambassadeur, ce serait la fin de sa carrière diplomatique.

Il y aurait un scandale plus grand encore si l'ambassadeur d'Allemagne en Autriche - même pas lors d’une conférence de presse, mais dans sa cuisine - déclarait que les Allemands et les Autrichiens sont des nations ayant une histoire commune. Les Autrichiens réagiraient avec plus de force encore que les Norvégiens : ils protesteraient par des rassemblements et des manifestations devant l'ambassade allemande.
Pourtant les Allemands et les Autrichiens utilisent une même langue qui diffère seulement légèrement par la prononciation et par quelques mots. Ceux qui comprennent les Allemands, comprennent aussi les Autrichiens. Seulement, pendant l’ère Bismarck, l'Autriche a été exclue de l'union allemande; avant cela elle a rivalisé avec la Prusse pour obtenir l'hégémonie sur les terres allemandes.

L'ambassadeur serbe en Croatie a déclaré qu'il supposait que les Serbes et les Croates étaient une seule et même nation, puisqu'ils se comprennent sans l’aide d’un dictionnaire et ont été unis en se battant contre l’Allemagne nazie dans l'armée de partisans qui avait à sa tête le Croate Josip Tito. Cela s’est-il passé ? Non ! S'il l’avait fait, l'ambassadeur Serbe aurait été l’objet de menaces malgré son immunité diplomatique. Pourtant, les Serbes et les Croates se comprennent très bien sans interprète et sont des nations réellement très proches.

Le nouvel ambassadeur de la Fédération de Russie en Ukraine Mikhaïl Zurabov a déclaré lors une conférence de presse qu'il ne considère pas les Ukrainiens comme une nation distincte. Et … silence ! Seuls quelques journaux ont fait des remarques prudentes sur cette déclaration « prétendument équivoque » bien que très explicites.

Un scandale aurait du éclater immédiatement, car la déclaration de Zurabov est un essai à peine voilé de saper l'indépendance ukrainienne. Dans n'importe quel pays du monde on aurait compris ses paroles exactement dans ce sens.

C'est aussi un test pour voir comment l'Ukraine réagit à une impudence de cette sorte. La suite l’a montré : la réaction de l'Ukraine est magnifique ! Le Ministère des Affaires étrangères est resté silencieux. Les membres de l'opposition démocratique-nationale ukrainienne, qui prétendent être les patriotes-en-chef, n'ont rien dit. L’ardente patriote Yulia Tymochenko a aussi gardé le silence, bien qu'entre les deux tours des élections elle était sur le point de se joindre aux Sitchovi Striltsi qui ont combattu contre la Russie impériale. Svoboda, d'habitude le premier à brailler, est aussi resté silencieux.

Le Comité récemment mis en place pour la protection de l'Ukraine est aussi silencieux, bien qu'il aurait du être le premier à s’indigner : les rétorsions contre la langue Ukrainienne et l'Ukraine ont toujours débutée après le refus de reconnaître les Ukrainiens comme membre d’une nation différente.

Quelles sont les raisons de ce silence ?

Les plus hauts fonctionnaires publics n'ont pas le temps : ils sont trop occupés à vendre nos entreprises à la Russie pour des cacahuètes.

Évidemment, il est absurde d'attendre une réaction négative de notre Ministère des Affaires étrangères. Les diplomates ukrainiens ont reçu une leçon dont ils se souviendront pendant des années.

Comment est-ce arrivé ? Tchernomyrdin, un prédécesseur de l'ambassadeur actuel, a déjà montré une franche muflerie bien étrangère aux traditions et règles diplomatiques en interférant dans les affaires intérieures du pays où il se trouvait.

Le Ministère des Affaires étrangères l'avait remis à sa place d’une manière cinglante. Le coupable a été puni – non, pas Tchernomyrdin, mais Ohryzko, le Ministre des Affaires étrangères de l'Ukraine ! Il a été démis de son poste par les trois factions dirigées par Yanoukovytch, Symonenko et Tymochenko.

Est-ce clair maintenant ? Sait-on sait à présent pourquoi en Ukraine il n'y a eu aucune réaction du gouvernement ni des chefs de l'opposition ? Tout est clair aussi avec le Comité pour la protection de l'Ukraine – sa tâche principale doit être la lutte avec les ennemis de l’intérieur, pas ceux de l’extérieur.

Le silence de Svoboda et d'autres organisations "patriotes" aux noms tonitruants peut aussi être facilement expliqué. Ces gars ne se montrent en plein jour que lorsque leurs actions peuvent faire parler d’eux et gâcher l'image de l'Ukraine dans les pays civilisés.

Le silence de tous ces "patriotes" ukrainiens est compréhensible.
Donc, nous, les citoyens ordinaires de l'Ukraine, qui n’avons pas de postes officiels et ne faisons partie d'aucunes organisations patriotes, nous ne sommes pas concernés.

Nous n'avons pas le droit de garder le silence !

 

Traduit de l'anglais par Tymko

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10 juin 2010 4 10 /06 /juin /2010 22:24

logoKyiv POst

 

09/06/2010, par Peter Byrne


Volodymyr Tchemerys est un homme politique ukrainien et un militant social. Il a été député au Parlement en 1994-1998, mais il est plus connu comme un des chefs du mouvement de protestation l’ « Ukraine sans Koutchma » de 2000-2001.

Ces protestations préparaient aux démonstrations nationales, connues comme la Révolution Orange, après le deuxième tour truqué de l’élection présidentielle du 26 novembre 2004. Tchemerys est actuellement à la tête de l'Institut Respublika, un laboratoire d'idées libéral défendant la liberté de rassemblement et de manifestation et faisant campagne contre les brutalités de la police. Le militant de 49 ans est aussi un des co-fondateurs et un membre actif de l'Union Ukrainienne d’Helsinki pour les Droits de l'Homme.


KP : Qui dirige l'Ukraine aujourd'hui ?

VTch : Le système capitaliste dirigé par les oligarques prédomine toujours. Les riches individus qui contrôlent les processus politiques se considèrent eux-mêmes comme la classe dirigeante. Les membres des autres groupes sociaux dans ce système ne sont que «des étrangers».

KP : Quand pourrons-nous nous attendre à la prochaine révolution ?

VTch : Le système changera quand "les étrangers" le changeront. Un bouleversement semblable fermentait au début de 2000, même avant la mort du journaliste Georgiy Gongadze et la divulgation des enregistrements montrant l’implication de Koutchma dans le crime. Ces scandales, comme ceux qui les ont précédés, ont servi de détonateurs. Ils ont déclenché des protestations dans tout le pays, d'abord en 2000 puis quatre ans plus tard.

KP : Y-a-t’il des parallèles entre la situation présente et celle de l’année 2000 ?

VTch : Oui et non. L'été 2000 fut très tranquille. La plupart des gens pensaient à ce moment que Koutchma resterait à son poste pour très longtemps encore. Au début du printemps, il avait reçu l’approbation publique [à la suite d’un référendum national] pour accroître l'autorité présidentielle, dissoudre le parlement, etc. Tout semblait aller pour le mieux pour Koutchma à cette époque. La situation actuelle est différente. La première moitié de l'année a été relativement calme mais les deux derniers mois ont été tumultueux. Nous avons été témoins des tentatives des nouvelles autorités pour limiter les droits de l'homme fondamentaux, particulièrement la liberté de manifester. Les cours de justice ont interdit des réunions et la police les a dispersés et arrêté des manifestants.

KP : Quels groupes représentent le nouveau mouvement de la société civile ukrainienne ?

VTch : Il y a un certain nombre de groupes, militants civiques, groupements de jeunes, journalistes et citoyens ordinaires, qui se sont organisé ces derniers mois pour défendre leurs intérêts personnels et leur dignité. Ceci inclut les ouvriers de Kherson qui protestent contre la privatisation malhonnête de leur entreprise, les syndicats contre l'adoption du nouveau code du travail, les étudiants contre les brutalités de la police, les associations de déposants de banque privés du droit de regard, etc. Chaque groupe épouse des buts différents, mais ce qu'ils partagent, c’est le mépris pour l’élite dirigeante et le capital élitaire de l'Ukraine.

Je vois un nouveau mouvement de protestation en devenir, un mouvement sans aucune affiliation politique. Tymochenko et d'autres chefs politiques ne seront pas en mesure de le contrôler, même s'ils le veulent, parce que le mouvement sera alimenté par les mêmes injustices sociales et violations des Droits de l'Homme que les chefs de Révolution Orange avaient promis d'éliminer en 2004. Le nouveau mouvement ressemblera probablement au départ à l' « Ukraine Sans Koutchma » dans ce qu’il ne sera pas – et ne peut pas être - conduit ou contrôlé par des politiciens.

KP : Croyez-vous que ces groupes s'uniront finalement dans un mouvement national d'opposition ?

VTch : Le processus de changement social est objectif. La crise économique et les politiques sociales gouvernementales ont appauvri des millions d'Ukrainiens et les ont relégués en marge de société. Ceux-ci sont les exclus et ils sont malheureux. Je pense que le printemps et l'été passeront paisiblement. Mais les autorités ukrainiennes donneront toujours une raison à la population pour se rassembler contre elles et le nombre de protestations pourrait grandir à la fin de l’année. Une idée a été lancée récemment pour rassembler et unir tous ces divers groupes de protestation en un corps fusionné sous la bannière d’un mouvement social, mais je crois que c’est impossible. Un chef, ou des chefs, doivent d'abord émerger de ces groupes, les lier ensemble et trouver une stratégie. Ils ne peuvent pas être désignés à ce poste ou être dirigés par en haut.

KP : En quoi, vous-même et Respublika, vous appliquez-vous ?

VTch : Nous sommes actuellement impliqués dans une campagne pour empêcher l'adoption du projet de loi sur les démonstrations pacifiques qui doit être examiné par le parlement le 17 juin prochain. Avec une douzaine d'autres organisations civiques, nous avons transmis nos inquiétudes sur des dispositions de la nouvelle loi à l'administration présidentielle et aux leaders du parlement, y compris au Président de la Rada Volodymyr Lytvyn, en demandant que la mesure soit mise en suspens.

KP : Quel sont les arguments pour changer la loi existante ?

VTch : l'Article 39 de la Constitution est la seule loi garantissant la liberté de réunion. Aucune loi spéciale réglementant les manifestations n'a été adoptée. Les autorités n’ont jamais rendu facile la possibilité pour les gens de protester contre elles. Le premier projet de la nouvelle loi a été déposé quand Tymochenko était à la tête du gouvernement, mais des modifications ont été introduites depuis lors. Nous voulons que le nouveau projet de loi soit examiné par la Commission européenne pour la Démocratie par la Loi, mieux connue comme Commission de Venise et pour que le parlement débatte ouvertement de chaque mesures avant de passer au vote.

KP : Quelles dispositions contestez-vous dans la nouvelle loi ?

VTch : Selon la Constitution, les citoyens n'ont pas besoin de la permission des autorités pour se rassembler et manifester. Ils sont seulement tenus d’en faire l’annonce préalable. Une cour de justice peut interdire une manifestation « seulement dans l’intérêt de la sécurité nationale et de l'ordre public, dans le but de prévenir des troubles et des crimes, de protéger la santé des gens ou de protéger les droits et les libertés des autres personnes ». Sous Yanoukovytch, les cours de justice ont tendance à interdire n'importe quelle démonstration qui pourrait le montrer, lui ou ses alliés influents, sous une lumière peu flatteuse. La Cour de Justice Administrative Régionale de Kyiv a satisfait pratiquement à toutes les demandes de l'administration de la ville de Kyiv pour interdire des manifestations dans la capitale. Même si une réunion n'a pas été interdite, la police arrête souvent les chefs de la manifestation et leur dit de débourser. La nouvelle loi rendrait cette pratique légale.

KP : Qui peut jouer un rôle d’intermédiaire entre les autorités et leurs détracteurs ?


VTch : j'ai travaillé avec Hanna Herman quand le Parti des Régions était dans l’opposition. Mais son rôle est aujourd'hui changé. Je crois qu'elle essaie maintenant d'atténuer les rugosités créées par les têtes-dures de la nouvelle équipe du président. Herman peut vouloir aider, mais en est incapable. Je ne vois personne d'autre. Le Conseil des Affaires publiques pour les Droits de l'Homme du Ministère de l'Intérieur est à présent dirigé par Eduard Bagyrov, qui ne bénéficie guère de soutiens.
Un des premiers actes d'Anatoliy Mohilyov comme ministre de l'Intérieur fut de liquider le département du ministère chargé de contrôler l'application des Droits de l'Homme. Mohylov a rejeté plusieurs fois nos appels pour le rencontrer et discuter des scandales impliquant la police et des citoyens ordinaires comme la mort récente [le 18 mai] d'un étudiant [Ihor Indilo] détenu dans le poste de police du district de Kyiv Shevchenkovskiy. Le Médiateur pour les Droits de l'Homme, Nataliya Karpacheva, s'est impliquée personnellement dans ce cas, mais elle peut seulement poser des questions et faire des recommandations. Mohilyov a montré qu'il n’est pas intéressé à dialoguer avec la société civile.

KP : Quelles leçons peuvent être tirées des révolutions qui ont balayé la Géorgie, l’Ukraine et le Kirghizstan au milieu des années 2000 ?

VTch : Il y a beaucoup de parallèles entre ce qui s’est produit ici et les événements de Géorgie et du Kirghizstan. Nous faisions tous partie de l'Union soviétique et notre trajectoire a été le même. L'« Ukraine Sans Koutchma » a ressemblé au mouvement « Géorgie Sans [Eduard] Chevardnadze » de 2001. [Mikheil] Saakachvili a émergé comme chef de l'opposition en 2003, une année avant que Viktor Youchtchenko ne le fasse en Ukraine. Les citoyens des deux pays ont soutenu ces chefs au début, mais se sont rendu compte par la suite que le fait de remplacer un président par un autre n'était pas la meilleure façon de changer le système de gouvernement du pays. La leçon que les gens ont apprise est que le changement de président ne suffit pas.

KP : Que pensez-vous de Oleh Tiahnybok et du Groupe ultra-nationaliste Svoboda qu'il dirige ?


VTch :
J'ai connu Tiahnybok lors de manifestations estudiantines en 1990. Tiaynybok et son groupe compte sur le soutien d’environ 1 ou 2 pourcents des électeurs à l'échelon national, principalement dans les oblasts d'Ukraine occidentale. Le groupe Svoboda s'est montré le 1er juin lors d’une manifestation devant le district de police de Kyiv Chevchenkovskiy, mais la plupart des manifestants se sont désolidarisés de leur groupe en les accusant d'utiliser la mort d'un étudiant pour augmenter leur propre popularité. ”

Traduit de l'anglais par Tymko
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26 mai 2010 3 26 /05 /mai /2010 20:51

logoKyiv POst

 

L'opposition ukrainienne doit se regrouper et repenser son rôle.

Il y a un vieux dicton qui dit : "Avec des amis comme ceux-ci, qui a besoin d’ennemis ?". Même si on est contre l'administration du Président Viktor Yanoukovytch, il n'y a personne capable de mener le mouvement d'opposition en ce moment.

Le Kyiv Post a appuyé la candidature de Yulia Tymochenko le 7 février dernier et le ferait de nouveau, mais seulement parce qu'elle était la seule alternative à l’actuelle administration gouvernementale composée de fossiles soviétiques égarés.

Cette opposition aveugle, sourde et impuissante contribue aux malheurs de l'Ukraine au lieu de jouer son rôle habituel de contrôle sur le gouvernement et d’être une alternative crédible pour la population.

Au moins six politiciens en vue se sont déclarés être les chefs de l'opposition politique. Mais ils ne peuvent ni unir ni formuler des stratégies efficaces. Ils ne semblent déplorablement pas être au courant de ce que veulent les citoyens.

Le Royaume-Uni serait un bon exemple à suivre. Chassé du gouvernement après 13 ans de pouvoir, le parti travailliste fait son examen de conscience et envisage les changements. Les principaux candidats analysent leur échec.

“Beaucoup de gens ont senti que le changement était nécessaire en Grande Bretagne, mais nous ne l'avons pas représenté,” a écrit l'ancien ministre des Affaires étrangères David Miliband aux Times de Londres. Dans la politique britannique, le fait d'admettre ses échecs est le premier pas pour les surmonter.

L'opposition ukrainienne n'a pour l'instant rien appris de la défaite. Le 14 mai, à la TV nationale, quand on lui demandé quelles leçons elle avait appris en perdant l'élection présidentielle, Yuliya Tymochenko a repris sa rhétorique de style révolutionnaire en blâmant ses ennemis et jamais elle-même.

Lors de l’émission, on a aussi pu voir cinq chefs de l’opposition qui ont démontré que leur égo surdimensionné était la plus évidente de leur caractéristique. Le leader du Front du Changement, Arseniy Yatseniuk, et Vyacheslav Kyrylenko de Notre Ukraine n'ont pas de plans. D'autres – comme Anatoliy Hrytsenko – ont des stratégies, mais ne parviennent pas à attirer des adhérents.

L'ancien Président Viktor Youchtchenko semble être fini et hors de la réalité. Tymochenko pourrait bientôt descendre sa route vers l'oubli politique à moins qu'elle ne se réoriente à nouveau. Le chef du Parti Svoboda, Oleh Tyahnibok, est le plus charismatique, mais n'a pas de projet dans lequel la plupart des gens pourraient se reconnaître.

Stanislav Belkovsky, un conseiller politique russe, suggère dans un article d'opinion qu’il est temps pour l'opposition ukrainienne de se regrouper et de repenser son rôle, pour ensuite revenir avec une nouvelle énergie et de nouvelles idées dont on a grandement besoin.
Nous sommes d'accord.

 

Traduit de l'anglais par Tymko

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13 février 2010 6 13 /02 /février /2010 10:29
Le 7 février 2010, le deuxième tour les élections présidentielles s'est déroulé en Ukraine.

Les résultats officiels sont suivants:

Viktor Yanoukovitch – 48,95%

Yuliya Tymochenko – 45,47%

Contre tous – 4,36%


resultat du deuxieme tour des elections presintielles



 

25 493 529 personnes ont voté, ce que représente 69,15% des électeurs.

 

La carte des votes par régions:


carte de votes par regions 07022010 copier

 

 


En France, le soutien aux candidats a été le suivant

 

 

votes a paris copier

votes a marseille copier

 

















Sources :

Pravda.com.ua

Cvk.gov.ua


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2 février 2010 2 02 /02 /février /2010 11:37
http://smereka.org.ua/img/news/200906/4672586.jpgEn France, les citoyens ukrainiens pourront exprimer leur volonté le 7 février 2010 du 8h au 20h, aux adresses suivants:

La commission 106 (couvre tout le territoire français à l’exclusion des régions Provence-Alpes-Côte d’Azur, Languedoc-Roussillon et Corse).
Elle est installée au centre culturel ukrainien,
22 avenue de Messine 75008 Paris
tel : 01 43 59 03 53.

La commission 107 (compétente pour les citoyens ukrainiens résidant des régions Provence-Alpes-Côte d’Azur, Languedoc-Roussillon et Corse).
Elle est installée au Consulat
38, rue Roux de Brignoles 13006 Marseille
tel : 04 91 63 65 99.
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2 février 2010 2 02 /02 /février /2010 11:16
logoKyiv-POst.jpg30/01/2010 par George Woloshyn

Nous avons tous lu et avons entendu beaucoup de choses sur le niveau élevé de corruption qui règne en Ukraine. Certains observateurs semblent simplement la regretter ; tandis que d'autres la montrent du doigt et la trouvent préjudiciable au pays. Comme ancien Inspecteur général d'une agence gouvernementale américaine, je suis la dernière personne au monde à excuser la corruption ou à minimiser son importance primordiale dans une Ukraine frustrée de son désir d'une vie et d’une société civile normale. Pourtant, si la corruption - comme une tumeur cancéreuse sur un organisme social - doit être vaincue, nous devons connaître ses origines et les moyens grâce auxquels elle prospère.

Mais d'abord, soyons clairs sur un point : aucun pays n'est (ou n’a jamais été) à l’abri de la corruption. Même des pays riches et développés comme les Etats-Unis, avec toutes ses capacités techniques, ses ressources et sa tradition de transparence publique et privée ne peuvent pas rendre compte de la destination de dizaines de milliards de dollars de fonds publics; ni garantir l'intégrité de ses processus électoraux; ou faire passer les plus importantes mesures législatives sans prendre en compte les intérêts de quelques circonscriptions électorales, des intérêts « spéciaux » ou ceux des donateurs des campagnes. Que ceux qui sont sans péchés jettent la première pierre.

La corruption était étendue partout dans l'ex-Union soviétique, mais c'était plus subtil – elle ne s’affichait pas d’une manière aussi publiquement éhontée qu’elle ne l’est dans l'Ukraine "démocratique" d'aujourd'hui. De même que les sociétés s'adaptent à certains niveaux de gaspillage, de disparités non justifiées, d’abus et d’inefficacité, elles s'adaptent aussi à une certaine mesure de corruption. Éliminer toute corruption exigerait un trop grand prix en mesures de contrôles lourdes et inopportunes. Mais le niveau actuel de corruption – qui place l'Ukraine dans le quart inférieur sur 180 pays – va bien au-delà de ces "normes". C'est équivalent à une paralysie de la société.

Ainsi qu'est-il arrivé après 1990 ? Qui est responsable de l’introduction de cette affliction sur l'Ukraine ? Et que peut-on faire pour y remédier ?
Premièrement, jetons un coup d'œil sur le "Qui". Regardez qui avait accès aux leviers de commande en 1990 – c’est-à-dire ceux qui pouvaient faire ou défaire, ou appliquer de manière sélective des lois en toute impunité et sans rendre de comptes. Regardez qui avait les clés permettant de disposer des caisses de l’Etat et des réserves des banques. Regardez qui avait "des connexions" financières, y compris des amis douteux dans des places comme Brighton Beach. Regardez qui étaient les directeurs d’usines et de kolkhozes qui ont vendu le bétail et les équipements à des prix ridiculement bas, privant ainsi des millions de compatriotes de leurs gagne-pain et de leurs biens. Regardez qui a repris le système bancaire. Et regardez les dinosaures de l'Ère marxiste qui sont encore en place et pèsent sur le paysage politique et économique de l’Ukraine.

Au début de l’année 2009 un "Forum des Ukrainiens de la République tchèque" a accompli une étude sur la "Présence probable d'agents du KGB et de communistes de haut rang, ainsi que de membres du Komsomol de l'ancienne URSS, parmi les fonctionnaires d'État de l'Ukraine indépendante". Pour préparer son rapport d'enquête, le Forum a utilisé la méthodologie et les normes figurant dans la loi "de lustration" tchécoslovaque de 1991. La loi de lustration en 1991 avait été mise en place pour interdire à tout citoyen, né avant le 1er décembre 1971, et qui avait été fonctionnaire de haut rang du Parti communiste, membre du Service de Sécurité d'État, diplômé d'écoles supérieures du KGB soviétique, ainsi que de plusieurs autres catégories, de détenir des positions importantes dans le gouvernement tchèque, dans l'armée, dans le domaine de l’application des lois, dans les média publics et les fonctions électives.

Le rapport a été en grande partie rédigé à partir de sources publiquement disponibles et comprenait des études biographiques sur 909 fonctionnaires occupant des postes clés dans l’Etat Ukrainien et de députés chargé de mission (à partir de mai 2009) au Secrétariat Présidentiel, au Gouvernement, à la Banque nationale, à la Verkhovna Rada (Parlement), à la Commission Centrale Electorale, dans les Ministères et les partis politiques. Pourtant, les auteurs du rapport ont admis que les sources publiquement disponibles “ne comprennent pas toujours d’informations complètes sur la formation scolaire et la carrière des anciens fonctionnaires de la RSS d’Ukraine »; et que les 909 fonctionnaires listés ne sont donc que « le sommet de l’iceberg ».

Les rédacteurs ont réparti les 909 fonctionnaires en deux catégories : (1) KGB connu et probable; et (2) Communistes connus et probables. Les résultats sont surprenants. En regardant les niveaux supérieurs de gouvernement (les branches exécutives, législatives et judiciaires), 51 % des 909 membres du groupe retenu étaient d’anciens agents reconnus du KGB ou ayant une « haute probabilité d’avoir coopéré » avec le KGB de l’ère soviétique.
De même, en recherchant le pourcentage de communistes dans les niveaux supérieurs du gouvernement, un total de 61 % était des communistes connus ou probables. Pour ceux qui sont intéressés, le rapport énumère nominalement les 909 individus et leur répartition dans les hautes sphères législatives et exécutives du gouvernement ainsi que dans les partis politiques.

Particulièrement intéressant est le sentiment "résiduel" – 20 ans après – qui se manifeste toujours dans le vote de beaucoup de ces députés. En 2009 le chef de Parti communiste Symonenko a soumis un projet de résolution à la Verkhovna Rada visant à commémorer “le 90ème anniversaire de la fondation du Komsomol de l'Ukraine”. La résolution est passée et a reçu presque 60 % des votes; seulement 23 des 431 députés de la représentation nationale ont voté contre. En plus du Parti communiste, le Bloc Lytvyn a unanimement soutenu la résolution, de même que 150 membres du Parti de Régions (moins 25 abstentions).

Dans les articles à suivre, j'écrirai sur ce qui s’est passé au cours des 20 ans d'indépendance et sur ce qui peut être fait. Mais, je pense qu’il est important que le lecteur comprenne clairement que le désordre et la corruption en Ukraine ne sont pas l’œuvre "des démocrates" ou "des patriotes" … mais des mêmes coquins, renégats et rétrogrades qui ont servi la tyrannie marxiste et furent complices de la sujétion de la nation à Moscou – aussi bien volontairement que par indifférence. Ils ont aussi été les plus grands bénéficiaires de ce désordre.

Sans doute il y a beaucoup d'anciens communistes, peut-être même d’agents du KGB, qui ont ouvert les yeux face à l'injustice et l'exploitation dont ont été l’objet leurs compatriotes au cours du siècle passé. Pourtant, il y a un vieux proverbe qui dit : “la pomme ne tombe pas loin de l'arbre”. Les Tchèques l'ont reconnu en 1991 et sont aujourd'hui classés au sommet parmi les 30 % de pays qui ont réussi avec succès à maîtriser le problème de la corruption. L'Ukraine se fait attendre pour entreprendre un élagage.

Traduit de l'anglais par Tymko
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21 janvier 2010 4 21 /01 /janvier /2010 09:06
carte.JPGPar Maryana Myrochnychenko pour « Stolychnie novosti »

Les élections présidentielles ukrainiennes ne se sont pas distinguées par l’activité des électeurs au bureau de vote à Paris. Selon les données de la commission électorale, seules 448 citoyens ont accompli leur devoir civil sur  2075 inscrits dans les listes électorales. Cela signifie que les trois quarts des citoyens enregistrés auprès du consulat ukrainien à Paris n’ont pas profité de leur droit de vote.
La plupart de ceux qui sont restés chez eux, ont justifié leur décision par la lassitude des querelles politiques en Ukraine. « Ils sont tous les mêmes, tous veulent du pouvoir, - dit Olena, étudiante d’un des facs parisiennes. – La seule différence réside dans la taille de leurs fortunes – les uns sont
très riches, les autres le sont un peu moins. Je ne veux pas perde mon temps à jouer à leur étrange jeux ».

Ceux qui, loin de leur Patrie, n’ont pas perdu  leur volonté de participer à la vie ukrainienne, ont voté de la façon suivante. La plupart sont restés fideles à leur premier amour « orange ». Ainsi 34,6% des suffrages vont à Youliya Tymochenko et 19.4% à Viktor Youchtchenko.

« Pour moi les « oranges » ce ne sont pas uniquement des personnalités politiques mais aussi les promoteurs de la réalisation d’un projet politique, - explique Olexandr, chercheur au sein d’une université de province. Il est arrivé à Paris la veille, samedi soir, exprès pour voter « pour confirmer le cap à l’Ouest, pour l’adhésion à l’OTAN et à l’Union Européenne ».

La troisième position revient, comme en Ukraine, à Serguiy Tigipko. Paris lui a accordé 11.8%. En fait, la nouvelle génération politique a trouvé ses marques. Ainsi, Arseniy Yatsenyuk a obtenu 10.3%, Anatoliy Grytsenko – 4.46% et Oleg Tyagnybok – 4%.

Viktor Yanoukovytch, comme auparavant, demeure peu populaire. Il totalise 8.2% des votes à Paris. Pour la capitale française c’est un résultat aussi prévisible que les 30 à 40% que Viktor Yanoukovitch obtient en Ukraine.

Natalia, originaire de Kryviy Rih, a voté pour le chef du parti des Régions. « J’ai téléphoné à la maison et j’ai demandé à mon fils pour qui voter  - raconte cette femme d’une cinquantaine.d’années – J’ai voté selon ses conseils. Il sait mieux que moi, il travaille dans la police ».

La source principale d’informations sur les candidats à la fonction présidentielle pour les Ukrainiens de France est Internet et les contacts avec les compatriotes. « Parfois pour comprendre les choses importantes on a besoin de recul, estime une ancienne kiévienne Yaroslava, employée dans société commeciale française. – Je suis certaine que nous pourrons vraiment analyser et comprendre les événements de 2004 d’ici 5 à 10 ans. Aujourd’hui je suis venue dire « merci » à Viktor Youchtchenko. Pour la reconnaissance de Holodomor et toutes les questions historiques importantes qu’il n’a pas pu peut-être résoudre mais qu’il a eu le mérite de soulever».

Le nombre d’électeurs à Paris ne peut pas renverser les tendances nationales. Mais les résultats ici, loin de la publicité insistante, sont emblématiques. Les Ukrainiens choisissent vraiment, ils cherchent à s’informer, à confronter leurs opinions. Comme des électeurs occidentaux, auprès desquels ils vivent.

Les conclusions des médias français ne sont pas unanimes, mais ils remarquent tous une chose : la victoire principale du premier tour c’est la confirmation du véritable pluralisme en Ukraine. Ce n’est pas insignifiant en comparaison avec la Russie, où quelques mois déjà avant les élections on savait non seulement le nom du futur chef d’Etat, mais également le nom de son premier-ministre.

Traduit du russe par Olga Gerasymenko
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15 janvier 2010 5 15 /01 /janvier /2010 10:51
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14/01/2010 par Peter Byrne dans KyivPost



Préparation insuffisante


Oleksandr Tchernenko, président du Comité des Électeurs d'Ukraine financé par l’Occident et chargé de surveiller les élections, a déclaré que ce vote était “le plus mal organisé et financé” de ces 10 ans dernière années. Le gouvernement a alloué un milliard de hryvnia (Hrv) pour l'élection, mais les paiements ont été lents à atteindre ceux qui se trouvent au bas de l’échelle des personnes chargée de l’organisation.

Lyudmila Dorochenko, présidente d’une circonscription électorale à Semihory, une petite ville située 120 kilomètres au sud de Kyiv dans le district Bohuslav, le sait bien. Elle doit encore recevoir de l'argent pour les travaux en rapport avec l'élection.

“Aucun de nous n’a encore été payé” déclare Doroshenko, une mère de trois enfants âgée de 46 ans. Elle dit que la commission de la circonscription compte 27 membres et que chacun s'attend à gagner au moins 500 Hrv pour leur travail, soit un peu moins que le montant d’une pension de retraite mensuelle. Le financement est calculé au plus juste à cause de la récession de l’année passée.

Les observateurs internationaux, y compris l'Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe, ont pris note des problèmes financiers. "Le problème est le manque d'argent pour la rémunération des personnes et pour les services de transport," a déclaré l'observateur des élections de l’OSCE Heinz Rudolf von Rohr à l'agence de presse Interfax-Ukraine le 12 janvier dernier.


Confusion

Les procédures peu évidentes sur beaucoup d'aspects du processus d'élection provoquent aussi des migraines importantes – et pourraient conduire à des falsifications massives. Les principales clauses figurant dans la loi d'élection pour réduire les risques de fraude électorale ont été discutées par le parlement en dernier lieu, mais les législateurs n’ont pu se mettre d’accord pour adopter des améliorations.

Le Premier ministre Yulia Tymochenko s’est montrée défavorable aux exigences du vote à domicile. Elle dit que cette procédure pourrait être contournée et devenir la source de millions de votes falsifiés en faveur de son principal rival, Victor Yanukovytch.

Mykola Azarov, président du groupe parlementaire du Parti des Régions a rejeté le 13 janvier cette réclamation en disant que pas plus de 1,5% des électeurs avaient introduits des demandes pour voter à domicile. Tchernenko, du Comité des Electeurs Ukrainiens concorde en ce que ce nombre est probablement « exagéré ».

Tymochenko annonce pour sa part que presque 10 pour cent des électeurs – soit environ 300,000 personnes – de l’oblast de Donetsk, centre de soutien important en faveur de Yanukovytch – ont déjà demandé aux fonctionnaires électoraux locaux la permission de recevoir des bulletins de vote à domicile, ce qui donnerait une idée de la fraude potentielle.

Ces procédures sont supposées permettre aux invalides et aux personnes gravement malades de voter sans avoir à se déplacer. Mais la loi de l'Ukraine n'exige pas de certificats médicaux et permet que des électeurs en fassent la demande jusqu’au jour précédant celui de l’élection.


Autres problèmes

Dans son rapport provisoire du 8 janvier, l'OSCE a noté que les changements fréquents dans la composition des commissions électorale des districts et des circonscriptions préjudicient fortement leur travail. La mission a aussi observé une inégalité de la couverture médiatique en faveur des principaux candidats, un manque de procédures claires pour inscrire de nouveaux électeurs sur les listes de votants ainsi que sur l’apposition du sceau officiel et sur ceux qui en ont la charge à la Haute Cours Administrative, laquelle est chargée de juger les plaintes et les appels en rapport avec l’élection.


Participation élevée attendue

Environ 37 millions d'Ukrainiens sont enregistrés dans la base de données nationale des électeurs, mais le nombre de ceux qui ont voté lors de l'élection du parlement de 2007 a été de 22,3 millions de personnes. Presque 28 millions d'Ukrainiens ont voté lors de l'élection du 26 décembre 2004, qui a élu Victor Yushchenko comme président.


Autres règles

Selon la loi sur l'élection présidentielle, les Ukrainiens de plus de 18 ans qui sont inscrits sur le registre des électeurs sont autorisés à voter. Ceux qui vivent ou travaillent loin de leur résidence officielle, ou lieu d’enregistrement, doivent préalablement le notifier au bureau du registre des électeurs le plus proche et fournir, en personne, une copie de leur passeport ainsi qu’un contrat de bail ou d’accord sur le prix de la location afin de recevoir un document lui permettant de voter dans un autre lieu.

On estime qu’à Kyiv, par exemple, il y a 800,000 personnes louant des appartements et y résidant sans s'être enregistré en plus de la population officielle de 2.780.000 habitants. Des centaines de milliers d’électeurs résidant à Kyiv ne pourraient donc pas voter le jour de l’élection.

Ils peuvent toujours essayer de recevoir un document d'absence. Mais les experts ont averti que la procédure d’inscription pour voter loin de sa résidence juridique pourrait prendre plusieurs jours, sachant qu’il reste peu de temps pour ceux qui ne l’ont pas encore fait.


Election

- 37 millions d'Ukrainiens ont le droit de vote.

- 33.677 bureaux ont été mis en place dans tout le pays.

- 1.485 bureaux de vote spéciaux ont été créés pour cette élection présidentielle, dont 1.200 dans les hôpitaux, 213 dans les prisons, 70 sur des navires et deux à la Station Arctique de l'Ukraine.

- 133 bureaux de vote sont ouverts dans les pays étrangers pour les Ukrainiens qui y résident.



Source
Traduction de Pavlo
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6 janvier 2010 3 06 /01 /janvier /2010 08:46
http://smereka.org.ua/img/news/200906/4672586.jpgLe Peuple ukrainien est appelé à élire son nouveau Président le 17 janvier 2010. Afin de permettre aux Ukrainiens de l’Etranger de prendre part à cette consultation électorale, des  commissions électorales ont été constituées dans plusieurs pays.

En France, les citoyens ukrainiens bénéficient de deux commissions ; c’est auprès de celles-ci et jusqu’au 15 janvier 2010, qu’ils peuvent s’assurer de leur inscription sur les listes électorales.

La commission 106 couvre tout le territoire français à l’exclusion des régions Provence-Alpes-Côte d’Azur, Languedoc -Roussillon et Corse.
Elle est installée au centre culturel ukrainien,
22 avenue de Messine 75008 Paris
tel : 01 43 59 03 53.
(elle est ouverte du lundi au vendredi de 16 h à 19 h).

La commission 107 est compétente pour les citoyens ukrainiens résidant des régions Provence-Alpes-Côte d’Azur, Languedoc -Roussillon et Corse.
Elle est installée au Consulat
38, rue Roux de Brignoles 13006 Marseille
 tel : 04 91 63 65 99.
(elle est ouverte du lundi au vendredi de 9 h à 13 h et de 14 h 30 à 18 h).

 
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19 octobre 2009 1 19 /10 /octobre /2009 15:09
A une centaine de jours des élections présidentielles ukrainiennes, la course à la magistrature suprême est déjà bien engagée. Le choix entre la Russie et l'Occident reste toujours un élément de clivage, mais il inspire moins d'espoir et d'enthousiasme qu'il y a 5 ans. Le premier tour de scrutin est prévu pour le 17 janvier prochain.

Les sondages s'accordent pour désigner les poids lourds de l'élection à venir. Certains d’entre eux occupaient déjà le devant de la scène au moment de la Révolution Orange. Ils promettent les meilleures perspectives au premier ministre ukrainien Yulia Timochenko (entre 18% et 22% intentions de votes au premier tour) et au dirigeant du Parti des régions Victor Yanoukovich (entre 20 et 30%). Au second rang des candidats ayant une chance de gagner, figurent le Président actuel Victor Youchtchenko (entre 8 et 18%), l'ex-dirigeant de la Banque Nationale Serguiy Tygipko et l’ancien président du parlement Arseniy Yatsenyuk.

S’agissant de Victor Yanoukovich, il demeure constant dans l’affirmation de ses sympathies, voire de son allégeance, à l’égard de la Russie. L’homme de Donetsk, met ostensiblement en avant son combat pour la reconnaissance de la langue russe comme deuxième langue nationale et s'oppose vigoureusement à tout rapprochement avec l'OTAN. En revanche, les priorités géopolitiques des candidats de « la nouvelle vague » ne sont pas si perceptibles.
C’est notamment le cas d’Arseniy Yatsenyuk (entre 4 et 13% d'intentions de vote). Cet homme de 35 ans a effectué une carrière fulgurante passant d’un poste de juriste au sein la banque Aval à celui de Ministre de l'économie de la Crimée, puis de Ministre des affaires étrangères à la Présidence du Parlement. Dans ses slogans et déclarations officielles, il se positionne comme un homme politique moderne et pro-occidental. Toutefois, le soutien qu'il reçoit d'un homme d'affaires connu pour ses intérêts en Russie, Dmitro Firtash, éveille des doutes sur sa capacité à poursuivre une politique tournée vers l'Ouest.                                                       
Yulia Tymochenko ne paraît pas non plus très tranchée sur les questions se rapportant à l’alliance transatlantique. Le premier ministre évite, dès qu'elle le peut, de s'exprimer clairement sur l’éventualité d’une intégration de l'Ukraine à l'OTAN. Cela lui apportera, peut-être, quelques voix de plus, au Sud et à l'Est du pays, mais manifestement lui fait perdre des soutiens dans les régions de l'Ouest.

Quant à l’actuel Président, sa vision de la politique internationale est d’une limpidité exemplaire. Il ne perd jamais une occasion pour affirmer qu'il veut mettre l'Ukraine sur les rails d’une adhésion à l'Union Européenne et d’une intégration à l'Otan, dés que cela sera possible. Seulement, l'efficacité tactique de Victor Youchtchenko tarde à accéder au même niveau que ses ambitions. Et ses sympathisants sont si fatigués d'attendre les changements promis qu'ils risquent ne pas se mobiliser  pour le prochain rendez-vous électoral.

Que dire de Serguyi Tygipko ? Cet homme d'affaires proche de la cinquantaine prétend financer sa campagne électorale par ses propres moyens, sans l’appui des oligarques du pays. Avec ses 2 à 6 % de potentiel électoral, il se garde, pour l’heure, de toute déclaration sur ses choix  géopolitiques. Faisant le constat que ni l'Union Européenne, ni l'OTAN ne sont des objectifs faciles à atteindre, il met l'accent sur la vie quotidienne qu’il ambitionne d’améliorer.

Il y a cinq ans, les ukrainiens qui soutenaient la Révolution Orange formulaient des projets audacieux pour l'avenir de leur pays. Le froid venu de l'Ouest et inspiré par les brumes nuageuses de l'Est a installé un certain fatalisme empreint de tristesse dans cette tranche de population, autrefois prompte à se mobiliser. Face au revanchisme du Kremlin, peu perçu dans les pays occidentaux, l'Ukraine se sent ouverte à tous les vents, à un carrefour où chemins et impasses semblent se confondre.

Alla Lazareva, journaliste à la BBC


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