CINÉ-CLUB UKRAINIEN
ESPACE CULTUREL DE L’AMBASSADE D’UKRAINE
Mardi 6 mars 2012, 19h, à l’Espace culturel de l’Ambassade, 22, av. de Messine, Paris 8ème, M° Miromesnil. tel. 01 43 59 03 53. Entrée libre.
MARS FROID (ХОЛОДНИЙ БЕРЕЗЕНЬ)
vostf
En présence du réalisateur et avec le concours d’Arkeion Films
Production : Studio d’Odessa, 1987, 102 mn, coul.
Scénario : Alexandre Gorokhov
Réalisation : Igor Minaiev
Photographie : Volodymyr Pankov
Décors : Anatoliï Naoumov
Musique : Anatoli Dergatchev
Interprétation : Maxime Kisselev, Andrei Toloubeiev, Loudmyla Davydova, Mykola Tokar, Andriї Loubimov, Igor Aitov, Mykola Bandouryn, Dima Smirnov, Volodia Golovaniov, Anton
Minaiev, Serhiї Bourtiak, Natalia Ostrikova, Olga Petrenko, Gleb Sochnikov, Igor Yefimov
Genre : comédie dramatique
Récompense : Prix de la Meilleure réalisation au Festival Pansoviétique en 1988
Synopsis
Un adolescent arrive dans une petite ville de province pour y faire ses études dans une école technique. Dans l’internat dirigé par un directeur tolérant, respectueux du corps enseignant et
de ses élèves, l’ambiance générale tourne très vite au vinaigre. Une classe ayant formé un clan tient tête aux profs.
Opinion
Repéré dès son film de fin d’études La Mouette, Igor Minaiev apparaît comme un cinéaste exigeant, mûr pour de solides projets. Mais sa carrière semble compromise à la suite d’un court
métrage réalisé pour la Mosfilm, L’Horizon argenté, d’après un récit d’Eugène Houtsalo, vite rangé dans un tiroir. Le Studio d’Odessa lui offre une seconde chance en 1985 pour un autre
court métrage, Le Téléphone. Privé du droit d’exercer pleinement son métier, Minaiev attendra 1987 pour tourner son premier long métrage, Mars froid, l’année où la Commission
des conflits auprès de l’Union des cinéastes de l’URSS décide de réhabiliter les œuvres mises au placard. Ce film et celui qui suivra, Rez-de-chaussée, dans lesquels il incarne
parfaitement l’esprit de la perestroïka, lui vaudront deux sélections à la Quinzaine des réalisateurs du Festival de Cannes, en 1988 et 1990. Issu d’une génération arrêtée en plein élan, Minaiev
revendique son appartenance à un courant traditionnel, nourri des exemples de la Nouvelle vague française, des premiers grands films de Tarkovski ou de Kontchalovski, et considère la dissidence
comme un concept purement esthétique.
Mars froid est l’histoire saisissante d’un directeur d’école technique et de ses élèves, dont certains délinquants ont été liés au milieu criminel. Comme pour la plupart des premiers
films, le scénario avait été imposé par la direction du Studio d’Odessa, mais Minaiev réussit à changer cette comédie en drame, en la remaniant de fond en comble, ce qui quelques années
auparavant aurait été considéré comme un acte subversif. Le film s’interroge sur les bienfaits de la méthode d’autogestion des élèves à l’aune du système pédagogique d’Anton Makarenko et de son
approche portant sur la sensibilisation des élèves aux relations humaines. L’établissement n’est pas une maison de redressement destinée à réinsérer des mineurs posant des problèmes de discipline
et de petite délinquance, plutôt une institution dont le fonctionnement est basé sur l’autogestion et un style de vie facilitant les expériences et les changements. À travers un récit riche en
séquences, le réalisateur livre une caricature du système pédagogique soviétique, à commencer par l’inévitable séance du bizutage du nouveau venu. L’adolescent vient étudier dans l’établissement
dans le seul but de retrouver sa petite amie, elle-même dans un internat de jeunes filles tout proche, et de la demander en mariage. Le relâchement général ambiant est dû au rapport de forces
existant entre le personnel éducatif et l’ensemble d’une classe formant un clan, une équipe, dont le principe est basé sur la solidarité, la non-dénonciation, le rejet de tout accommodement. Le
caractère du directeur est apparemment conciliant, mais au fur et à mesure que les événements changent en défaveur de l’institution, il s’affermit. Il menace de livrer à la justice l’élève
Zintchenko qui a commis un méfait et est accusé de vol de magnétos. En revanche, son collègue Nicolas Mykytiouk, dont le rôle est superbement interprété par Mykola Tokar, est un véritable maître
charismatique, éducateur sympa parfois spartiate, allant même jusqu’à braver l’inspection académique. La séquence de l’excursion des élèves à Poltava, pendant laquelle une éducatrice inspirée
fait l’éloge de Pierre le Grand à la bataille de 1709 contre les Suédois, est révélatrice de la mentalité pédagogique de l’époque. Cependant, les élèves ne se bousculent pas face au monument, et
ne pensent qu’à draguer des lycéennes présentes. Si on la compare à une séquence semblable dans le film Le Pissenlit en fleur d’Alexandre Ihnatoucha, tourné cinq ans plus tard, cette ballade
touristique reste quelque peu décalée, sans pour autant heurter la fierté grand-russienne. Sur le plan technique, où l’on découvre sa passion pour les effets de lumière, le réalisateur émaille
volontiers le film de fermetures et d’ouvertures à l’iris, technique délaissée, mais pas obsolète pour une comédie dramatique crânement réalisée.
Lubomir Hosejko
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Née en Ukraine en 1965, Anna Shevchenko est la première étudiante de « l’Ukraine indépendante » à obtenir une bourse pour intégrer l’université de Cambridge et la première
femme d’origine étrangère devenue membre de l’Oxford & Cambridge Club. Parlant couramment sept langues, dont le français, Anna a servi d’interprète lors de nombreuses rencontres
gouvernementales. Elle a
Ce livre est très personnel. Qu’est-ce que vous avez ressenti lorsque vous l’avez terminé?


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apparences de boyau puis pénètrent dans une grande pièce circulaire où siège au centre une extraterrestre figée aux étranges commandes de son engin. Dans Au devant du rêve, l’alien
centurian se révèle être une charmante spationaute, et non plus une créature humanoïde fossilisée. En pleine tempête, l’équipage l’évacue, mais faute de place dans le vaisseau terrien, un des
humains se sacrifie pour qu’elle survive. Otar Koberidze qui fait ses premiers pas de metteur en scène interprète ici le rôle du cosmonaute se sacrifiant.
C’est un homme persifleur,
un poète désœuvré. Il peut paraître ordinaire. Il sait tout…ou presque. Sa tête est comme une valise pleine d’informations et de connaissances.


