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17 novembre 2015 2 17 /11 /novembre /2015 20:06
Affiche de la projection du film "Légende de la princesse Olga"
Affiche de la projection du film "Légende de la princesse Olga"

L'INALCO invite à la projection du film "La légende de la princesse Olga" de Yuriï Illienko (Studio Alexandre Dovjenko de Kiev, 1983, 128 mn, coul., vosta) jeudi 26 novembre 2015 à partir de 18h30.


La séance sera introduite par Lumobir Hosejko, suivie d'une discussion avec Iaroslav Lebedynsky, historien, enseignant à l'INALCO.

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5 octobre 2015 1 05 /10 /octobre /2015 23:07
affiche de la soirée
affiche de la soirée

Le Club littéraire ukrainien à Paris invite à une rencontre avec Kateryna Babkina, Irena Karpa et Igor Pomerantsev le dimanche 11 octobre 2015 à 19h à l'Espace culturel et d'information de l'Ambassade d'Ukraine en France (22 avenue de Messine, 75008 Paris).

Entrée libre.

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21 septembre 2015 1 21 /09 /septembre /2015 21:19
Slow Galerie, Ukraine Extraordinaire
Slow Galerie, Ukraine Extraordinaire

Entretien avec Aurélie Pollet, co-organisatrice de l’exposition

La Galerie Slow qui a ouvert ses portes en février 2014, est dédiée aux arts graphiques. Sa vocation est « d’être une scène active où s’expriment les talents de l’image ». La galerie a présenté aux parisiens l’exposition des œuvres graphiques « Ukraine Extraordinaire ». Elle a été inscrite dans le programme du festival UKRAINE SCENE LIBRE. Du 16 au 30 avril 2015 le public a pu découvrir les artistes ukrainiens d’une nouvelle génération.
C’était un des événements marquants de cette année qui souligne l’intérêt grandissant des Français pour la scène artistique ukrainienne. Nous ne pouvons que célébrer le développement plus profond des échanges culturels entre les deux pays par le biais des rencontres et la création des projets artistiques communs.
Cinq artistes ukrainiens d’avant-garde, ont exposé leurs œuvres : Olexa Mann, Ivan Semesyuk, le duo Braty et Kristina Yarosh. Et l’accueil des parisiens a été chaleureux : les artistes « expriment leur exigence de liberté, leur force de résistance, et leur extraordinaire créativité. Avec humour, provocation et poésie, cette exposition s’annonce comme un événement fort et incontournable » (Blog www.yvesetcoco.com par Marina).
L’exposition a pu avoir le jour notamment grâce au partenariat de Slow Galerie avec les directeurs artistiques du The Parisianer, Aurélie Pollet et Michaël Prigent.

Aurélie Pollet :

L’exposition a été organisée par Slow Gallery, représentée par Lamia Magliuli et Oleg Sosnov, commissaire ukrainien de l’exposition, coordinateur du festival UKRAINE, SCENE LIBRE. Moi et Michaël Prigent, mon collaborateur sur le projet de « The Parisianer », nous avons participé également.


Lamia Magliuli a ouvert Slow Gallery il y a un an et demi. L’initiative est récente et elle explose. Il y a des vernissages une fois par semaine. Elle montre la scène artistique parisienne avec une envie de monter des projets transculturels. Avant « The Parisianer », moi et Michaël, nous avions d’autres projets et nous avons fait une exposition ici. C’est grâce à cet événement, nous avons fait la connaissance de la galeriste et nous avons sympathisé.


Lorsque nous sommes partis avec Michaël à Kyiv pour présenter le projet « The Parisianer », nous avons découvert la scène artistique ukrainienne. Déjà étant là-bas j’ai eu une idée de faire quelque chose à Paris pour que le public parisien connaisse. Oleg Sosnov nous a présenté des artistes qui exposent aujourd’hui dans la Slow Galerie. Nous avons choisi les images qui nous ont le plus touchés. Au début j’imaginais de faire une grande exposition avec la photo et l’art graphique. Mais cela a été difficile à organiser, car nous n’avions pas de budget, pas de subventions. A ce moment-là j’ai contacté Lamia pour savoir si cela pourrait l’intéresser de faire quelque chose dans sa galerie. Elle a tout de suite adhéré, surtout lorsqu’il s’agit des artistes engagés qui se battent pour la liberté de leurs pays. Cela l’a vraiment touchée. Par rapport à l’espace, nous avons décidé de limiter l’exposition à l’art graphique, plus précisément en rapport avec la ligne éditoriale de la galerie qui est concentré sur l’art graphique. L’exposition des photos peut être organisée plus tard dans un autre endroit. On aimerait bien retourner en Ukraine et faire ensuite une exposition plus ample. Pour cela il faut avoir du temps et de l’argent.


Les premières impressions de cette exposition sont bonnes, les gens avec qui j’ai parlé l’ont aimée. J’ai l’impression qu’ils ont été touchés par les images qui m’ont touché moi personnellement. Ils aiment bien l’initiative. Cela donne envie d’encourager ce genre de rencontres culturelles.


Pour plus d’information, retrouvez
SLOW GALERIE
5 rue Jean-Pierre Timbaud
75011 Paris
www.slowgal
erie.com

Par Olena Codet

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16 septembre 2015 3 16 /09 /septembre /2015 23:00
The Parisianer en Ukraine
The Parisianer en Ukraine

La 12ème édition du festival « Le Printemps Français en Ukraine » a eu lieu du 4 au 29 avril 2015. Cette année les Kiéviens ont été éblouis par un spectacle d’ouverture extraordinaire. La compagnie française « Spectaculaires – les Allumeurs d’images » a présenté « Je suis un rêve », des images projetées sur la façade de la cathédrale Sainte-Sophie qui rappellent l’histoire récente de l’Ukraine. Ce spectacle a célébré le courage et l’amour pour la liberté des Ukrainiens.
Le festival, créé en 2004, se déroule dans plusieurs villes en Ukraine : Kyiv, Dniepropetrovsk, Kharkiv, Lviv, Odessa et d’autres. Cet événement artistique est devenu incontournable dans la vie culturelle de la capitale et des grandes villes régionales. Les visiteurs ont pu assister aux pièces de théâtre, des expositions, des conférences et des débats, participé aux échanges intellectuels.
« Les Perspectives Ukrainiennes » ont rencontré deux artistes français qui ont présenté leur projet aux Ukrainiens, donné des conférences et animé les séminaires dans le cadre du festival. Nous avons recueilli leurs impressions de ces rencontres, enrichissantes et révélatrices, entre deux cultures. Nous discutons avec Michael Prigent, illustrateur, co-directeur artistique du projet « The Parisianer » (la création de 100 couvertures pour un magazine imaginaire, l’ouvrage paru chez les Editions 10/18 en mars 2014) et Camille Besse, dessinatrice
de presse.


Quelles sont vos impressions du festival « Le Printemps Français en Ukraine » et de l’accueil des Ukrainiens ?
Michael Prigent : C’est notre deuxième voyage en Ukraine. C’était fascinant de retourner dans un pays où nous avons déjà rencontré des gens, la culture, la première fois (en octobre 2014). La première impression était très forte, un souvenir d’une très belle exposition, plein de rencontres d’artistes, des citoyens ukrainiens, des Français vivant en Ukraine… On revenait en Ukraine avec cette idée en tête de revoir tout cela. Personnellement, j’ai eu une grande surprise d’avoir encore plus d’émotions, d’avoir fait encore plus de rencontres.


Le rythme a été soutenu : le premier jour je suis arrivé à Kyiv, le deuxième jour, je suis parti à Kharkiv pour un vernissage, le troisième jour – à Dniepropetrovsk pour un autre vernissage, et ensuite le retour à Kyiv pour assister au spectacle de lumière à Saint-Sophie.


En ce qui concerne le Printemps Français en Ukraine, c’était un très grand honneur d’y être invité. Il y a un an, notre participation n’était pas encore programmée. Une occasion incroyable de retourner sur place. Cet événement a été très bien organisé. Ils nous ont accordé une place très honorifique : l’on a pu inaugurer quatre villes. J’ai visité deux galeries et j’ai été impressionné par leur professionnalisme et leur accueil. Chaque jour en Ukraine a été une découverte, un voyage, un vrai bonheur. L’accueil, les gens, le public, tout était incroyable. On nous avait dit qu’il était possible qu’il n’y aurait pas beaucoup de public. En réalité, c’était tout le contraire ! Les salles ont été remplies : des jeunes, des moins jeunes, des étudiants, des artistes, les gens qui ne travaillent pas du tout dans l’art, il y avait tout public, les Ukrainiens et les Français expatriés. J’ai pu observer une curiosité, une envie, la disponibilité, un regard qui cherchait à comprendre, une envie à échanger, à discuter… Mes impressions sont très positives.


La Galerie Pictoric à Kyiv a proposé à moi et à Camille Besse d’animer une conférence sur notre projet. Camille est dessinatrice de presse et a été invité comme participante du projet « The Parisianer » (la création de 100 couvertures pour un magazine imaginaire).
Nous avons proposé de couper la conférence en deux pour qu’elle puisse présenter son métier. Encore une fois on était très bien accueilli, nous avons rencontré des gens adorables. Une petite centaine de personnes est venue assister à notre présentation, que des jeunes, des étudiants, des gens curieux. Nous avons parlé pendant deux heures de nos projets, de dessins de presse. La question qui a été souvent posée : « Est-ce qu’en Ukraine on est assez bon ? ». Ma réponse est oui, évidemment. La politique culturel en France et en Ukraine n’est pas la même. Il y a moins de visibilité, moins d’argent d’Etat. C’est pour cette raison que les jeunes Ukrainiens doutent de leurs capacités. Pendant mes conférences à Kharkiv et à Dniepropetrovsk j’ai insisté sur le fait qu’il ne fallait pas attendre que l’on vienne vous chercher. Même si en France nous avons l’impression qu’il y a beaucoup de projets, il y a aussi un grand nombre d’initiatives personnelles. En Ukraine, les artistes ont un très bon niveau. Toutefois, l’on peut penser qu’en France tout est facile ce qui ne correspond pas à la réalité. Donc il ne faut pas se poser cette question de niveau, mais avancer.
« The Parisianer » est un exemple d’un projet réalisé sans aides d’Etat. Tout d’abord, on s’est entouré du public. Cela peut paraître difficile de monter un projet et ça l’est, mais créer un réseau, monter une équipe, c’est toi qui peut faire. Cela représente beaucoup de travail, mais c’est faisable. Je ne suis pas un éditeur, je suis quelqu’un qui veut faire des images avec des amis, des artistes, de faire un travail.
Les artistes Ukrainiens ont du potentiel et des capacités nécessaires à leur réussite, il faut en avoir confiance !


Camille Besse : J’ai participé à l’exposition parisienne ( « The Parisianer ») en tant que co-auteuer, mais je n’étais pas la fondatrice du projet. Je suis Aurélie Pollet et Michaël Prigent depuis leur premier travail ensemble.
J’ai remplacé Aurélie pour présenter le projet « The Parisianer » au festival « Le Printemps français en Ukraine ». L’exposition avait lieu dans quatre villes. Michaël est parti à l’Est de l’Ukraine et je suis partie à l’Ouest : Rivne et Lviv. Ensuite on s’est rejoint à Kyiv où l’on a fait le séminaire.


Je suis arrivée de Kyiv à Rivne en voiture, la route représente 300 km de steppe ! J’étais très étonnée de constater à quel point ce pays est plat ! J’avais l’impression d’être dans une carte postale un peu ancienne. C’était la fin de l’hiver, la terre était noire, il y avait une très belle lumière, le ciel très lourd, presque violacé. Les petites maisons avec le toit à plusieurs inclinaisons, très mignon, désuet, une carte postale d’un siècle passé. Pour moi, c’était une image très forte. C’est un paysage dur, froid, car c’était la fin de l’hiver, mais avec cette lumière douce. La ville de Rivne n’est pas jolie, le centre n’est pas très charmant, donc pas très touristique. Par contre, j’ai été accueillie par des gens tellement heureux d’être là. L’exposition à Rivne a eu lieu dans un restaurant d’un petit hôtel. Les représentants de deux chaînes de télévision locales se sont déplacés, des journalistes, toute la communauté francophone était là. Nous avons senti que les gens étaient vraiment avides, avaient faim de culture. Je pense que la crise économique et politique n’y est pas pour rien. Mais j’ai ressenti une telle reconnaissance, une telle gentillesse ! Les gens étaient fantastiques, avec une vraie énergie positive, avec une envie de faire des choses ! C’est très touchant. J’ai envie de les remercier mille fois.


Malheureusement, je n’ai pas eu la possibilité de bien visiter Lviv cette fois-ci. La présentation a eu lieu le soir et je suis repartie tôt le matin. Une fois de plus, les trois jeunes francophones qui étaient au vernissage, ont insisté pour me faire visiter la ville sous la tempête de neige. C’était tellement gentil ! Je dois absolument retourner à Lviv, car cela a l’air très beau.


De retour à Kyiv nous avons donné une conférence et organisé un séminaire. Nous nous sommes retrouvés face à une centaine des participants : des jeunes designers, graphistes, illustrateurs, artistes ukrainiens, avides de projets, avec une envie de faire des choses, qui ont très peu de moyen pour des multiples raisons. Nous leur avons expliqué que nous venions d’un pays riche, certes, mais nous avons monté notre projet avec rien. Nous avons eu recours au crowdfunding, en pré-vendant le livre, nous avons tout autofinancé. Nous n’avons pas attendu que l’argent vienne vers nous. En faisant marcher notre réseau, en faisant marcher les volontés de chacun nous avons réussi à réaliser notre projet (The Parisianner).


Les jeunes Ukrainiens que nous avons rencontrés ont une telle énergie ! Si cette jeunesse tellement puissante arrive à construire des relations à l’horizontal (à s’entre-aider), elle peut révolutionner le monde de l’art en Europe.


Je disais aux jeunes Ukrainiens, qu’en ce moment, l’Europe de l’Est est à la mode en France. On adore l’art de ces pays. C’est tellement exotique. L’Ukraine est en train de vivre une révolution politique et culturelle, sa jeunesse est en train de découvrir sa force et sa puissance. Le jour elle aura compris à quel point elle est libre, à quel point elle est puissante, elle renversera tout sur son passage.


Il n’est pas question de comprendre l’Europe, il faut que l’Europe vous comprenne (l’Ukraine). La solution, c’est de monter des projets, créer des partenariats. Je suis journaliste, dessinatrice, illustratrice en France, je vois ces images (à l’exposition des artistes du Maïdan à Slow Gallery à Paris, avril 2015), je vois immédiatement qu’il y a des choses à faire en Ukraine. Mais avant de se faire connaître au-delà des frontières, il faut faire. A chacun de prendre sa part et faire en sorte d’aller envers l’autre. Il faut que les Ukrainiens aient confiance en eux, qu’il n’y ait pas de complexe de jeunesse. Vous êtes nouveaux. La France ne doit pas donner des leçons, il faut que cela soit un vrai échange. Moi personnellement, je suis extrêmement honorée, mais je suis également extrêmement humble face aux jeunes Ukrainiens que je rencontre ou jeunes Français, jeunes créateurs. Nous, on ne devait pas se battre pour pouvoir s’exprimer. Ce n’est pas le cas des jeunes Ukrainiens, cela leur donne une force qu’ils ignorent. Le jour ils auront compris à quel point nous, on est faible, ils comprendront à quel point ils sont forts.


D’accord, il faut aller vers l’Europe pour montrer qu’ils existent. L’Ukraine a énormément des choses à faire apprendre à l’Europe. Nous, on est une vieille dame fatiguée, on est essoufflé. L’Ukraine est un pays avec un nouveau souffle. J’attends beaucoup de l’art ukrainien, de cette énergie nouvelle. La France a de l’expérience et l’Ukraine – de l’énergie. Le message que je vous faire passer aux Ukrainiens : vous êtes jeunes, créatifs, talentueux, vous avez des choses à dire. Donnez-vous la main, s’entre-aidez-vous, cela va marcher. J’ai envie d’être très optimiste.

Propos recueillis par Olena Codet

Camille Besse

Camille Besse

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16 septembre 2015 3 16 /09 /septembre /2015 22:39

Entretien avec Iulia Nosar, organisatrice de l’exposition « Bakteria » au Centre Culturel de l’Ambassade d’Ukraine en France.
Iulia Nosar, membre du collectif d’artistes ukrainiens « Bakteria », crée pendant la Révolution de la Dignité à Maïdan, a présenté pour la première fois au public parisien les œuvres graphiques de ce nouveau groupe hors du commun.
Une galerie « Baktéria » a été ouverte dans le quartier de Kyiv – Podol. Ivan Semesyuk est l’un de créateur de cet espace culturel et artistique avec une vision très libre de l’art et de son expression. Ivan fait également partie du projet « JlobArt ».
L’exposition « Bakteria » a eu lieu à Paris en décembre 2014 grâce aux efforts d’Iulia Nosar qui nous présente s
on projet.


Iulia, quelles sont vos impressions du vernissage ? Est-ce que vous avez atteint votre but avec cette exposition ?


L’idée de cette exposition m’est venue après les événements en Ukraine. (Décembre 2013 et février 2014). La culture était toujours sous-financée en Ukraine. J’ai compris que je devais faire quelque chose moi-même. J’ai voulu populariser l’art ukrainien actuel en France, sortir des stéréotypes que l’art ukrainien traditionnel, montrer qu’au-delà des pyssankas et des sharovarys, nous avons l’art contemporain digne de ce nom. Nous avons des artistes du niveau européen et il faut les faire connaître.


C’était mon objectif de réaliser ce projet. Je suis moi-même l’artiste et les peintres exposés sont mes amis. Olexa Mann et Ivan Semesuyk sont à l’origine de la création du groupe d’artistes « Bakteria ». Anton Gaouk, Vitaliy Kravets et moi-même en font partie également. Le concept est de ne pas avoir de concept !


Comment j’ai pu réaliser ce projet ? De point de vue technique ce n’était pas très difficile, par contre, il était plus difficile de lutter contre la bureaucratie sur place. L’Ambassadeur d’Ukraine en France Monsieur Shamchour m’a soutenu et cette exposition a pu voir le jour.
C’est notre devoir de montrer qu’en Ukraine il y a des artistes professionnels du niveau européen qui sont aussi bien que les artistes français ou même mieux. Il est très important de faire le travail préalable pour attirer les visiteurs vers le Centre Culturel de l’Ambassade d’Ukraine, faire de la publicité pour l’exposition. J’aurais aimé offrir plus de visibilité à nos artistes, mais je suis quand même satisfaite des résultats. J’ai rencontré des nouvelles personnes qui ont été surpris et heureux de faire la découverte de ces artistes.


Mon objectif principal était de sortir de la communauté ukrainienne et aller vers « le monde extérieur », c’est –à-dire, vers le public français connu pour son exigence. Et je pense que cet objectif a été partiellement atteint, j’ai eu le retour positif.


Quels sont mes projets pour l’avenir ? Populariser la culture ukrainienne en France. Il y a une nouvelle exposition en vue. J’ai peu de temps pour mon propre travail créatif, mais j’essaie !

Propos recueillis par Olena Codet

affiche de l’exposition Bakteria

affiche de l’exposition Bakteria

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1 septembre 2015 2 01 /09 /septembre /2015 22:59
Parution d'un premier dictionnaire ukrainien-français en ligne

Martin Hromek de la maison d'édition Lingea annonce le lancement en ligne du dictionnaire ukrainien-français:

"La société Lingea, basée en République tchèque, s'est mise à sortir ses propres dictionnaires il y a une quinzaine d'années. Tout d'abord, elle se concentrait sur les langues dites mondiales. Or comme la République tchèque possède une importante communauté ukrainienne, notre motivation a été de satisfaire le nombre augmentant de Tchèques qui s'intéressent à l'Ukraine et à sa langue. Pour cette raison, la société Lingea a publié son guide de conversation tchèque-ukrainien accompagné d'un petit dictionnaire de 3 000 entrées.

Comme nous avons des filiales en plusieurs pays de l'Europe centrale (actuellement en Pologne, Hongrie, Roumanie, Slovaquie et Serbie), nous avons dû changer de style de travail pour faciliter le développement de dictionnaires destinés pour plusieurs marchés européens. De ce fait, nos traducteurs ne travaillent pas en général sur des dictionnaires concrets tels que le dictionnaire français-ukrainien, le dictionnaire tchèque-ukrainien, etc., mais cherchent à exprimer les acceptions des mots pour permettre de développer plusieurs dictionnaires à partir d'une seule base de données.

Cette innovation nous a permis de nous mettre à préparer non seulement des guides de conversations, mais aussi des dictionnaires. C'est pourquoi la société Lingea a lancé son site www.dict.com qui propose plusieurs combinaisons de dictionnaires dont le dictionnaire français-ukrainien (qui contient 19 000 entrées, 7 000 exemples et 40 000 traductions) et ukrainien-français (21 700 entrées, 5 400 exemples, 49 700 traductions).

Les dictionnaires ukrainiens sont rédigés par notre équipe de traducteurs (qui comprend des membres de la communauté ukrainienne) en collaboration avec la Faculté de Lettres de l'Université Masaryk de Brno où existe une longue tradition des études ukrainiennes.

La société Lingea développe également des dictionnaires informatisés et des applications mobiles pour permettre aux mobinautes d'utiliser nos dictionnaires à tout moment. Or le bon fonctionnement d'une telle application repose sur la description morphologique de la langue de sais ainsi que de la langue cible. Comme nous n'avons pas encore terminé les travaux sur la morphologie ukrainienne, nous ne pouvons pas encore garantir aucune date de lancement de notre dictionnaire français-ukrainien en version pour les smartphones et pour les tablettes. Pour ce qui est les dictionnaires en format papier, nous n'envisageons de publier nos propres dictionnaires en France vu que la société Lingea n'a pas de filiale dans ce pays."

Martin Hromek rajoute pour terminer que, comme mentionné ci-dessus, la communauté ukrainienne est la deuxième plus importante minorité de la République tchèque, c'est une raison pour laquelle le site de Lingea nechybujte.cz regroupant tous dictionnaires tchèques est disponible également en ukrainien.

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1 septembre 2015 2 01 /09 /septembre /2015 22:09
S.E.Oleg Shamshur, ambassadeur d'Ukraine en France
S.E.Oleg Shamshur, ambassadeur d'Ukraine en France

Entretien avec son excellence, Oleg Shamshur, Ambassadeur d'Ukraine en France

Quels sont les dossiers prioritaires de l’Ambassade d’Ukraine en France ?

Il est évident que la priorité est de traiter tout ce qui se rapporte à l’agression russe en Ukraine. Comme vous le savez, la France participe activement à la recherche de voies diplomatiques et pacifiques afin d’aboutir à désescalade de la situation.

Nous nous employons à communiquer sur les événements en Ukraine. Nous transférons des informations aux autorités françaises ainsi qu’à la population française en utilisant tous les moyens dont nous disposons, à savoir les voies de communication officielles, l'utilisation des médias et d’Internet, le Centre culturel et d’information auprès de l’Ambassade de France en Ukraine, etc. Cette information ne se limite pas à la situation militaire et la Crimée. Nous nous appliquons également à communiquer des informations essentielles sur l’Ukraine. Sa culture, sa langue, son histoire, ses traditions et sa vision du futur, celles-ci étant souvent méconnues des Français.

Avec les autorités françaises, nous travaillons beaucoup sur coopération dans différents domaines qui permettrait de mener les réformes dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord d’association UE-Ukraine. Cette mission est aussi l’une des priorités clés.

Nous travaillons également à la promotion et à la facilitation du développement des relations commerciales entre la France et l’Ukraine. Nous avons besoin d’une amélioration radicale du climat des affaires, autrement dit, de la mise en place du programme des réformes. Nous communiquons le plus possible auprès des cercles d’affaires français sur les changements qui prennent place actuellement en Ukraine. Nous mettons aussi en relation les cercles d’affaires ukrainiens avec des entreprises en France. Il faut mettre en lumière l’intérêt commun que partagent l’Ukraine et la France et leurs cercles d’affaires respectifs. Cet intérêt commun est primordial pour qu’une relation durable se mette en place.

L’amélioration de la coopération avec les associations ukrainiennes traditionnelles telles que le CRCUF ainsi que celles qui ont vu le jour plus récemment et qui se développent aujourd'hui, en particulier les organisations bénévoles, est également pour nous un objectif prioritaire. Nous travaillons avec les organisations qui fournissent une aide humanitaire à l’Ukraine, avant tout dans le contexte de la guerre : par exemple les organisations qui s’occupent de l’aide aux blessés ou qui apportent un soutien aux civils subissant le conflit de plein fouet. Notre mission diplomatique travaille également avec les organisations et associations qui soutiennent notre pays dans le processus de réformes.

La classe politique française est très divisée concernant l’annexion de la Crimée et l’intervention russe dans le Donbass ukrainien. Selon vous, qu'est-ce qui a divisé la classe politique française et la société française concernant les événements en Ukraine ?

Premièrement, l'attitude d’une large partie de la société française envers l'Ukraine n’est pas une surprise. En effet, dès le début de la révolution de la dignité « Euromaïdan », l'opinion française était ambiguë. Cette ambiguïté n’a pas cessé d’exister même après l’agression russe. Je vois dans la vie politique française un courant très attentif au positionnement stratégique de la Russie. S'il n'est pas russophile, il témoigne d’une sensibilité très importante aux intérêts russes et cela n’aide certainement pas à la formation d’une politique réaliste et constructive envers l’Ukraine. Comment l’expliquer ? Il n’y a pas d’explication simple. Un certain nombre de facteurs jouent – il y a l’Histoire, et certains intérêts économiques, mais je voudrais souligner que je suis absolument convaincu qu’il ne s’agit pas des intérêts de certaines grandes entreprises, qui comme dans chaque pays, peuvent influencer la politique de leur pays. Il n’est pas possible de l’expliquer sans penser à la psychologie sociale. Un facteur émotionnel joue. Cet ensemble influence la formation du courant russophile, l’attitude trop attentive envers les soi-disant intérêts de la Russie. La Russie travaille certainement dans toutes les directions possibles, elle utilise tout son arsenal pour promouvoir un tel courant.


Il faut que l’on nous comprenne bien, si l’on fait abstraction du conflit actuel, la France et sa classe politique ont le droit de développer des relations avec n’importe quel pays, comme ils le souhaitent. Alors quel est notre « souci » ? Qu’une attitude si attentive envers les intérêts russes n’ait effet néfaste sur la politique envers l’Ukraine. Cela a une grande importance surtout dans les conditions actuelles. Il ne faut jamais oublier que quand on dit qu’il ne faut pas mécontenter la Russie, qu’il faut prendre en considération ses intérêts, - il faut se souvenir qu’il s’agit d’un pays-agresseur qui a violé toutes les règles du jeu, tous les principes du droit international et n'a pas un comportement approprié. C’est pour cela que l’Europe et plus généralement le monde ne devraient pas chercher des moyens pour compenser les pertes causées à la Russie par un tel comportement, mais ils devraient dire qu’un tel comportement est inacceptable et prendre les mesures appropriées, a minima, via un régime de sanctions.

Il me semble parfois que certains hommes politiques et certains experts en France vivent dans un monde d’illusions en pensant que l’on peut toujours être d’accord avec la Russie, que la Russie est intéressée à trouver un d’accord, qu’un retour vers le status quo ante bellum est possible. Il n’est pas possible parce que le leadership russe actuel ne le souhaite pas.

Quels sont les perspectives de la coopération économique franco-ukrainienne ?

La situation actuelle est assez difficile, car les échanges commerciaux ont diminué récemment entre nos deux pays. Il faut arrêter ces tendances, il faut que ces échanges augmentent et moi-même, en tant qu’Ambassadeur d’Ukraine en France, je suis, avant tout, pour que les exportations ukrainiennes vers la France augmentent. Nous souhaitons bien sûr que les investissements français arrivent en Ukraine. S'agissant de la structure d’exportation ukrainienne vers la France, malheureusement, aujourd'hui, la première place est occupée par les déchets. C'est une statistique officielle, et je voudrais personnellement voir quelque chose d'autre à sa place, par exemple les productions du secteur agricole ou les nouvelles technologies. Je voudrais également que la structure de nos échanges commerciaux change, surtout du côté ukrainien. Quelles sont les possibilités ? Certes, l’Ukraine est influencée par la situation sécuritaire actuelle, mais il faut avant tout améliorer le climat commercial. Notre tâche est de montrer qu'il y a vraiment une guerre, pour que l’on ne l’oublie pas, mais également de montrer qu'elle a lieu uniquement dans une région éloignée et confinée. L’Ukraine se transforme, l’Ukraine s’ouvre au monde et nous devons diffuser cette idée le plus largement possible.

Il existe des perspectives. Il y a un intérêt du côté du cercle d’affaires français, surtout dans l’agrobusiness. Nous observons également un vif intérêt dans le secteur énergétique : technologies d’économie d’énergie, énergies renouvelable, production d'énergie. Je vois également un certain intérêt dans le secteur des transports et de la protection de l’environnement. Il existe un grand potentiel dans le domaine de la construction aéronautique, malgré le fait que la coopération n’existe quasiment pas aujourd'hui dans ce secteur. Le tourisme et l’informatique peuvent constituer un domaine d'intérêt également.

Encore une fois, il y a des perspectives. Le principal est que ces perspectives ne restent pas des slogans. Il faut tout faire transformer l’essai en utilisant les possibilités qui s’ouvrent avec l’Accord de libre-échange. Certes, le libre-échange sera douloureux pour certaines entreprises et industries ukrainiennes, mais cela ouvre des voies de développement, alors que l’alternative qui nous a été offerte [l’Union douanière avec la Russie, le Belarus et le Kazakhstan] était une route vers la stagnation. Même si, peut-être, certaines choses semblaient intéressantes à court-terme.

Précédemment vous avez travaillé en tant qu’Ambassadeur d’Ukraine aux Etats-Unis. Quels challenges ne vous attendiez-vous pas à rencontrer ici en France, en comparaison avec les Etats-Unis ?

Même si j’ai longtemps été Ambassadeur d’Ukraine aux Etats-Unis, j’ai été avant cela chef du département, puis ministre-adjoint, où j’étais responsable des relations bilatérales avec la France. Je m’occupais beaucoup des relations avec l’UE et l’OTAN. L’état général des choses était donc plus ou moins clair pour moi. Je n’ai pas rencontré de situations très surprenantes.

Ce qui a changé, c’est la guerre en Ukraine. Les préoccupations deviennent toutes autres. Lorsque l'on voit que ton travail est absolument nécessaire à ton pays, surtout dans les conditions actuelles, on comprend que la responsabilité est immense.

Nous avons déjà discuté du facteur russe, il est présent dans tous les pays, mais le niveau de présence et d’influence sur le processus décisionnel est variable. Malheureusement, la France est parmi les pays où ce facteur est fortement présent et nous le ressentons fortement.

Selon The Washington Post, la Grèce a obtenu 222 milliards de dollars au cours de ces dernières années mais sa situation reste difficile. S’agissant de l’Ukraine, l’aide financière de la part de l’UE s’élève à seulement 5,5 milliards de dollars, mais l’Ukraine travaille dur afin de mener les réformes, elle a rempli les exigences du FMI, elle mène une lutte contre la corruption et fait face à une intervention militaire russe. Attendez-vous davantage d’aide financière et politique pour l’Ukraine de la part de la France et de l’UE ?

Certainement, je voudrais que l’Ukraine reçoive autant que la Grèce. Mais il faut comprendre que la Grèce est membre de l’Union européenne et fait partie de la Zone euro.

J’ai toujours adhéré au point de vue que pour arrêter l’agression militaire russe, trois facteurs sont nécessaires : les efforts diplomatiques, c’est-à-dire la pression sur la Russie via les sanctions ; le développement de la coopération y compris la coopération militaire et technique pour augmenter l’efficacité de notre réponse militaire à l’agression russe ; et toute sorte d’aides, l’aide financière, macroéconomique et politique afin d’aider l’Ukraine à surmonter la crise économique et mener les réformes. Si l'on réunit ces trois facteurs on peut arrêter Poutine et commencer à chercher une solution durable pour la situation en Donbass et pour la Crimée.

Bien sûr, la quantité d’une telle aide devrait être plus élevée, certaines personnes parlaient même d’un « plan Marshall ». Pourquoi ? Il faut comprendre que ce qui se déroule dans l’Est ukrainien n’est pas seulement une lutte pour l’indépendance de l’Ukraine, mais également une lutte pour la stabilité et la construction d’une nouvelle architecture de sécurité réelle, loin des « recettes russes ». Nous luttons pour toute l’Europe et pour l’ensemble du Monde respectueux du droit.

Propos recueillis par Denys KOLESNYK et Grégoire GRANDJEAN

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1 septembre 2015 2 01 /09 /septembre /2015 21:23

Le bulletin de Septembre 2015 de Perspectives Ukrainiennes est disponible sur la page Archive des bulletins de Perspectives Ukrainiennes ou en cliquant ici


Au sommaire:
p. 1 : Isabelle Dumont nouvelle ambassadrice de France en Ukraine
p. 2 : Communiqué de Chantal Guittet, Présidente du Groupe d’Amitié France- Russie à l’Assem-blée Nationale
p. 3 : Lettre ouverte de Son Excellence Oleg Shamshur Ambassadeur d'Ukraine en France à Thierry Mariani, député Les Républicains
p. 4-5 : Entretien avec Son Excellence, Oleg Shamshur, Ambassadeur d'Ukrain
e en France
p. 6-7: Agenda culturel
p. 8 : Actualité du livre

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1 septembre 2015 2 01 /09 /septembre /2015 21:05
Le roman graphique «Héros malgré lui» à Bruxelles !

Les auteurs du roman graphique «Héros malgré lui», Mikhai Tymoshenko et Cyril Horiszny, sont invités à la «Fête de la bande dessinée» du 4 au 6 septembre 2015, qui se tiendra au Parc royal de Bruxelles. «Héros malgré lui» (Lviv, 2014, éditions Leopol) est l’adaptation en bande dessinée d’un roman de l'écrivain classique ukrainien Ivan Franko (1856-1916) sur la Révolution de 1848, le «Printemps des Peuples».

Mikhai Tymoshenko, artiste polyvalent, illustrateur, peintre, sculpteur et dessinateur, vit et crée depuis plus de 15 ans en Ukraine (Lviv). Il exposera des illustrations tirées du livre, co-créé avec Cyril Horiszny, photojournaliste et éditeur français résidant en Ukraine.

A cette occasion, seront présentées en présence des auteurs, dix pages grand format du roman graphique (traduction en français: Sviatoslav Mazuryk - www.scythica.fr). Mikhai Tymoshenko et Cyril Horiszny animeront également un masterclass sur la création de personnages et participeront à une conférence sur la situation de la BD en Europe de l’Est (Pavillon International B1-EUNIC).

Cet événement est organisé par l'Institut culturel roumain Bruxelles et l'Alliance française de Bruxelles-Europe dans le cadre d'un projet d'EUNIC Bruxelles (le réseau européen des instituts culturels nationaux à Bruxelles), en concertation avec VisitBrussels.

Entrée libre.

Date: Vendredi, 4 septembre, 15:30-22:00
Samedi, 5 septembre, 10:00-22:00
Dimanche, 6 septembre 10:00-18:00
Lieu: Parc royal de Bruxelles (Pavillon International B1-EUNIC).
Note pour les journalistes: renseignements supplémentaires et demandes d'interview auprès de: bruxelles@icr.ro
Site internet: www.icr.ro/bruxelles_/
Fête de la BD: www.visitbrussels.be/bitc/BE_fr/fete-de-la-bd.do

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6 juillet 2015 1 06 /07 /juillet /2015 22:51

Les rencontres entre les artistes des différentes cultures donnent naissance à de nouvelles idées et à de nouveaux projets. Depuis une dizaine d’années grâce à la construction des initiatives avec le soutien de l’ambassade de France en Ukraine et notamment dans le cadre du Printemps français, les projets foisonnent. Malgré le manque de financement, l’enthousiasme reste une force de propulsion de tant de créateurs. Nous vous présentons deux initiatives— l’exposition « Ukraine extraordinaire » montrée à Slow Galerie et l’exposition Bakteria présentée au Centre culturel de l’ambassade d’Ukraine en France, comme la suite des rencontres engendrées lors du Printemps français en Ukraine.

Au sommaire:
- Exposition « Ukraine Extraordinaire » à Slow Galerie à Paris
- Le projet « The Parisianer » au festival « Le Printemps français en Ukraine »
- Exposition « Bakteria » au Centre Culturel de l’Ambassade d’Ukraine en France

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